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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 21 décembre 2018

De nombreuses personnes ont voté pour leur «naulet» préféré.


Chaque année, le Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard ouvre ses portes à l’approche de Noël pour une activité de musique, de chant et de bonne nourriture.  Cette année, en plus du programme habituel, le comité historique Sœur-Antoinette-DesRoches a ajouté un concours de «naulets». 

Selon une tradition, qui prévalait dans certaines familles acadiennes, mais qui était curieusement inconnue des autres familles, le «naulet» était une sorte de biscuit en forme de petit bonhomme que les parrains et marraines donnaient en cadeau à leurs filleuls.  «Avant que le Père Noël n’apprenne que les Acadiens existaient, c’est le seul cadeau que les enfants recevaient à Noël, dans ces familles», a raconté Georges Arsenault, qui a coordonné le concours de «naulets» auquel de nombreuses personnes ont participé, autant des adultes que des enfants. 

Au terme d’un vote pour le «naulet» le plus joli, vote auquel même le père Noël a voulu participer, il a été déterminé que le couple de «naulets» préparé par Monique Doiron de Charlottetown avait été le plus populaire.  Chez les enfants, le «naulet» de Vincent Gallant-Côté a été le préféré. 

Durant tout l’après-midi, les gens ont chanté des cantiques de Noël et des chansons populaires de la saison, d’abord avec la chorale formée des élèves de 3e année de l’école Évangéline, guidée par l’enseignant Chuck Arsenault. 

La chorale de Mont-Carmel, guidée par Edmond Gallant a elle aussi entonné des chants de la saison, pour le grand plaisir des convives.  Pour finir le tout, un goûter copieux composé de pâté à la viande, de creton et de multiples douceurs a été servi, alors que Georges Arsenault menait le groupe dans des chansons à l’unisson. 

Traditionnellement, la fête de Noël chez les Acadiens était avant tout une fête religieuse, mais la période des fêtes était le seul temps de l’année où il y avait des pâtés à la viande.  «Avant que les congélateurs fassent leur apparition, il n’était pas question de faire des pâtés durant l’été.  On tuait le cochon et on faisait les pâtés seulement pour Noël.  Traditionnellement, on utilisait la viande que l’on trouvait : le cochon, mais aussi le lapin sauvage ou le lièvre, et selon les régions, du poulet, du bœuf, et même de l’orignal, dans certaines régions du Nouveau-Brunswick», a raconté le folkloriste dans sa présentation. 

Le naulet (et son petit) le plus populaire a été celui de Monique Doiron, de Charlottetown.  (Photo : Gracieuseté)


La classe de 3e année de l’école Évangéline a offert plusieurs chansons sous la direction de Chuck Arsenault.  (Photos : J.L.) 


- Par Jacinthe Laforest 

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