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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le 26 novembre 2019

- Par Jacinthe Laforest

De gauche à droite, Anna Rail, directrice générale de CARFAC Maritimes, Jeannette Blaquière, présidente de la coopérative d’artistes La Palette et Nancy D. Cole, présidente de CARFAC.  CARFAC est une société de droits d’auteurs.  (Photos : J.L.)

 

Tout le monde n’a pas envie de passer un samedi matin dans une réunion à parler de droits d’auteurs.  Les membres de la coopérative d’artistes La Palette font exception.  Le samedi 16 novembre, ils ont répondu en grand nombre à l’invitation lancée par la directrice de CARFAC Maritime, Anna Rail.  Il y avait même quelques artistes de Charlottetown à cette rencontre qui avait lieu à Abram-Village. 

 

CARFAC sont des lettres qu’il faut connaître lorsqu’on tente de se construire une carrière et un nom dans le monde des arts visuels.  Ces lettres signifient : Canadian Artists Représentation (CAR) Front des artistes canadiens (FAC). 

 

CARFAC est une de société de gestion collective du droit d’auteur, c’est-à-dire un organisme qui gère les droits des détenteurs du droit d’auteur lui en ayant confié la responsabilité.  La société collective est en mesure d’accorder l’autorisation d’utiliser les œuvres des organismes qui lui sont affiliés, ainsi que de négocier les conditions de cet usage. 

 

Elle facture des frais pour l’usage des œuvres, collecte les sommes et paie les sociétés affiliées (qui à leur tour paient leurs membres).  Droits d’auteur Arts visuels (CARCC), établi en 1990, est une société de gestion collective qui accorde des licences et administre les redevances du droit d’auteur pour les artistes en arts visuels et médiatiques au Canada.

 

La pratique d’arts visuels a éclaté au cours des récentes années.  De nos jours, tout le monde peut prendre une excellente photo de temps à autre.  Tout le monde peut suivre des cours de peinture et créer une œuvre qui plait.  Tout le monde a accès à YouTube pour apprendre des techniques, à Pinterest pour avoir des idées.  À qui appartiennent ces idées, quand doit-on demander à une personne la permission de prendre et d’utiliser sa photo? 

 

Qu’elle est la bonne façon de faire si on aime une image et qu’on veut s’en inspirer pour une peinture? 

Les lignes directrices varient entre le simple savoir-vivre qui fait qu’on demande la permission par politesse jusqu’aux démarches légales qui visent à obtenir réparation et reconnaissance de son travail. 

 

Le droit d’exposition

Le Canada est l’un des rares pays qui a intégré un droit d’exposition dans leur loi sur le droit d’auteur.  Le droit d’exposition donne aux artistes le droit de recevoir un paiement lorsque leur travail est présenté dans une exposition publique sans être offert à la vente.

 

Le droit de reproduction

Lorsqu’un artiste crée une œuvre d’art, la reproduction de cette œuvre ne peut être autorisée que par l’artiste, à moins d’instructions différentes données par ce dernier.

 

Les droits moraux

Les droits moraux comprennent :

• le droit de protéger une œuvre d’art contre la distorsion, la modification ou la mutilation qui seraient effectuées de façon à porter atteinte à la réputation de l’artiste

• le droit pour l’auteur d’associer son nom à une œuvre ou de conserver l’anonymat

• le droit de protéger son image visuelle de toute association à une cause, un produit, un service ou une institution auxquels l’artiste est personnellement opposé.

 

La directrice générale de CARFAC Maritimes, et la présidente de l’organisme, une artiste en textile établie à Summerside, Nancy D. Cole, ont toutes deux été impressionnées par le nombre de personnes qui a assisté à l’atelier du 16 novembre. 

 

«J’ai lancé l’invitation aussi à la communauté artistique anglophone, mais je dois dire que les francophones ont répondu avec beaucoup plus d’enthousiasme, grâce a soutien de La Palette et de sa présidente, Jeannette Blaquière», a indiqué Anna Rail. 

 

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