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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 février 2019
À l’occasion du Mois de la santé cardiovasculaire, on encourage les Insulaires à consulter leur fournisseur de soins primaires pour se renseigner sur le risque de maladies du cœur et savoir comment favoriser leur santé cardiovasculaire.  « Le mois de février nous donne l’occasion de réfléchir à la santé de notre cœur et aux mesures que nous pouvons prendre pour l’améliorer, de dire le ministre de la Santé et du Mieux-être, Robert Mitchell. Nous pouvons réduire les risques de maladies du cœur et d’autres troubles cardiaques en faisant des choix plus sains au quotidien, par exemple au niveau de l’alimentation et de l’activité physique. J’encourage tous les Insulaires à parler à leur médecin de famille ou à leur infirmière praticienne des facteurs de risque et des options possibles, notamment les programmes et les services qui peuvent appuyer leur santé cardiovasculaire. »

Les facteurs de risque principaux des maladies du cœur sont l’hypertension, un taux élevé de cholestérol, le diabète, le tabagisme et des antécédents familiaux de maladie du cœur précoce. Parmi les autres facteurs importants, mentionnons l’obésité et la sédentarité. 

« Le cœur est le moteur du corps, a expliqué le Dr Alex MacLean, cardiologue. Nous devons protéger cet organe qui joue un rôle essentiel dans notre santé et notre bien-être. Les maladies du cœur ont une incidence importante sur l’espérance et la qualité de vie. On les associe de plus en plus à d’autres maladies comme l’AVC et la démence. » 

« L’Île-du-Prince-Édouard compte déjà de bons programmes qui appuient la santé du cœur : le programme de réadaptation cardiaque et les cliniques de santé cardiovasculaire, par exemple. Il y a maintenant un besoin d’élargir et d’améliorer ces programmes, a souligné le Dr MacLean. En tant que fournisseurs de soins de santé, nous devons continuer de renseigner les Insulaires sur leur santé cardiovasculaire et de leur donner les moyens de la prendre en main; mais je crois fermement que les Insulaires doivent en assumer la responsabilité. »

Chez les Insulaires âgés de 20 ans et plus, environ une personne sur douze vit avec une maladie du cœur. En outre, quelque 1 200 Insulaires subissent une affection cardiaque aiguë chaque année. Les hommes sont plus susceptibles de subir une crise cardiaque, tandis que d’autres événements cardiovasculaires sont plus fréquents chez les femmes.

Selon le Dr MacLean, le meilleur moyen pour les Insulaires de réduire le risque de subir une affection cardiovasculaire est de s’attaquer aux facteurs de risque comme le tabagisme, l’hypertension et l’obésité.   

« Dans notre dernier rapport annuel à la population canadienne, publié aujourd’hui, les recherches montrent un lien plus étroit qu’on ne le croyait entre les maladies du cœur, les AVC et le déficit cognitif d’origine vasculaire, c’est-à-dire le déclin des capacités cognitives causé par une maladie affectant les vaisseaux sanguins cérébraux, a fait savoir Sarah Crozier, gestionnaire de la promotion de la santé pour la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC de l’Î.-P.-É. Pour souligner le Mois de la santé cardiovasculaire, nous incitons les Insulaires à adopter un mode de vie sain et à se renseigner sur les risques de maladies du cœur et d’AVC, sans oublier les mesures qu’ils peuvent prendre pour les réduire. »
    
On peut se renseigner davantage sur la prévention et la gestion des maladies chroniques, y compris les facteurs de risque, en consultant le site www.princeedwardisland.ca/fr/information/sante-i-p-e/prevention-et-gesti...
 

Document d’information

Les maladies cardiovasculaires touchent le cœur et le système circulatoire. En voici quelques exemples : 

  • Maladies coronariennes
  • Accidents vasculaires cérébraux
  • Insuffisance cardiaque congestive
  • Valvulopathies 

Conseils pour réduire les facteurs de risque de maladies du cœur ou d’affections cardiaques : 

  • Cesser de fumer
  • Inclure l’activité physique dans ses activités quotidiennes
  • Avoir une alimentation équilibrée
  • Inclure des loisirs à son horaire pour gérer le stress
  • Prendre des médicaments pour la tension artérielle et le cholestérol comme prescrit, le cas échéant
  • Garder sa glycémie dans les limites normales si l’on fait du diabète
  • Viser un poids santé
  • Accepter de s’occuper de troubles de santé mentale, comme l’anxiété et la dépression, comme on le ferait pour un trouble physique
  • Savoir reconnaître les symptômes d’une crise cardiaque

L’an dernier, plus de 500 Insulaires ont eu recours à des programmes provinciaux, notamment la Clinique de santé cardiovasculaire, le programme de surveillance à distance des patients et le programme de réadaptation cardiaque, pour les aider à gérer leur maladie du cœur ou à se rétablir d’une affection cardiaque. 

Clinique de santé cardiovasculaire

La Clinique de santé cardiovasculaire découle d’un projet pilote de l’hôpital Queen Elizabeth tenu en 2009. Elle aide les personnes atteintes d’une maladie cardiovasculaire à gérer les facteurs de risque, comme l’hypertension et un taux de cholestérol élevé. L’infirmière travaille aussi à sensibiliser les patients qui ont subi une insuffisance cardiaque et assure la surveillance de la pharmacothérapie. La clinique met l’accent sur la réduction des hospitalisations et des décès tout en améliorant la qualité de vie globale. Les patients sont recommandés par leur médecin après avoir consulté un spécialiste en médecine interne. 

Programme de surveillance à distance des patients 

Les patients qui participent au programme de douze semaines utilisent l’équipement fourni pour vérifier chaque jour leurs signes vitaux – poids, tension artérielle, pouls et niveaux d’oxygène – et envoyer l’information électroniquement à l’infirmière du programme. L’infirmière offre de l’information et des mesures d’autogestion et peut ajuster le plan de soins au besoin, en collaboration avec le médecin ou l’infirmière praticienne.  

Les programmes de surveillance à distance des patients, qui offrent du soutien aux personnes atteintes de maladies chroniques telles que l’insuffisance cardiaque congestive, sont de plus en plus répandus au Canada. 

Programme de réadaptation cardiaque 

La réadaptation cardiaque est un programme de douze semaines qui aide la personne à se remettre d’une crise cardiaque, d’une insuffisance cardiaque ou d’une intervention comme une angioplastie, une implantation d’endoprothèse vasculaire ou une chirurgie cardiaque. La réadaptation cardiaque ne remplace pas un traitement médical. C’est un complément qui favorise le rétablissement de la personne et réduit les risques d’affections cardiaques. La réadaptation cardiaque peut comprendre : 

  • une évaluation initiale exhaustive de l’état de santé et des circonstances du patient;
  • des exercices supervisés par un physiothérapeute, une infirmière autorisée et une inhalothérapeute; 
  • des renseignements sur les maladies du cœur et les moyens pour les traiter;
  • des stratégies pour réduire les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires;
  • des conseils en matière de nutrition fournis par un diététiste;
  • d’autres types de conseils ou un groupe de soutien. 
     

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