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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 19 février 2014

David Le Gallant a de bons souvenirs des Jeux Olympiques à Munich, Montréal, Barcelone et Lillehammer.

Parfois par chance et d’autres fois avec un destin voulu, le touriste mondial David Le Gallant, résident de Mont-Carmel, a assisté comme spectateur intéressé à quatre éditions des Jeux olympiques.  

Tout à fait par hasard à Munich en 1972, pour l’amour de la ville de Montréal en 1976, vers les dynamiques espagnols à Barcelone en 1992 et à Lillehammer en 1994; David a vécu de merveilleuses expériences lors de ces événements majeurs. 

Munich 1972

«J’étais à Strasbourg (nord de la France) pour faire des visites et en revenant vers Nice (sud de la France), parce que j’étudiais là-bas à l’époque, je suis passé par Munich, une ville Allemande», raconte David. 

«Je ne connaissais pas vraiment la région, et rendu à Munich, un Américain avec une grande moustache voulait absolument me vendre un billet pour la cérémonie de fermeture.  Je lui ai donné tout ce que j’avais en argent, 80 Deutschemarks (équivalent de 30 $)».

David n’a pas été déçu par ce spectacle de fermeture, qui incluait des dieux grecs volant dans les airs, la présence du prince Phillip et une ambiance de deuil, car 11 athlètes israéliens avaient été assassinés par des terroristes palestiniens à peine quelques journées auparavant. 

«Pour moi, c’était quelque chose d’extraordinaire», continue David.  «Ils ont joué trois hymnes nationaux, celui de la Grèce, celui de l’Allemagne et ensuite, l’hymne national canadien!  Je ne comprenais pas pourquoi on avait joué le Oh! Canada, mais c’était parce que les Jeux olympiques suivants allaient avoir lieu à Montréal».

Montréal 1976

Marqué par ces premiers JO, David s’est rendu à Montréal en 1976.  «J’avais gagné quatre billets pour l’ouverture et la fermeture des Jeux olympiques de Montréal» «J’ai vu quatre Jeux olympiques et je peux dire que ceux de Montréal étaient les plus sublimes; c’était tellement beau.  Lors des cérémonies, ils avaient fait honneur aux Amérindiens, et au compositeur André Mathieu.  C’était très bien organisé et magnifique».

David avait regardé l’athlétisme, la gymnastique, la natation, le canoë et le soccer, parmi les disciplines au programme.  Il avoue que le soccer l’a beaucoup intéressé, et que l’ambiance était fascinante dans le tout nouveau stade Olympique de Montréal. 

Barcelone 1992 

À Barcelone, même si tous les billets étaient vendus, David avait encore une fois gagné une loterie où il a pu amener des amis espagnols.  «Ils ont lancé une flèche afin d’allumer la flamme.  Je suis certain que la flèche n’a pas atteint la cible», explique David qui a développé un œil critique pour les cérémonies.  «Au point de vue du chant, il y avait les grands chanteurs d’opéra, mais à la fin, c’était un peu le bordel et on aurait dit que les gens couraient partout».  

David Le Gallant s’est procuré des assiettes en porcelaine commémoratives de chaque Jeux olympiques; chose qu’il tient précieusement chez lui avec plusieurs albums de photos, des billets et des souvenirs inoubliables. 

Lillehammer 1994

«Pour Lillehammer, c’était la première fois que je m’organisais vraiment à l’avance... et c’était la première fois que j’assistais à des Jeux olympiques d’hiver», dit David.  «Lors de l’ouverture officielle, on a vu la famille royale norvégienne arriver en traîneau et en rennes, c’était magnifique.  En plus, il y avait une belle neige qui tombait; c’était féérique.  Tout le monde était habillé en blanc, dans les gradins, pour faire effet pour la télévision».

Ce qui est remarquable dans les nombreux voyages de David Le Gallant c’est qu’il a choisi de ne pas conduire.  Et donc, il s’est déplacé à maintes reprises un peu partout autour la planète grâce à son savoir-faire, ses risques bien calculés et sa confiance en la vie. 

Pour bien commencer son aventure vers Lillehammer, il devait quitter Granby vers Mirabel pour son vol à 17 h jusqu’à Oslo, tout près de Lillehammer.  Comme d’habitude, il se met à marcher vers Mirabel, une distance considérable de Granby, et se fie qu’un conducteur lui offrira le transport.  Pour cette occasion, il dessine une grande affiche qu’il conserve encore comme souvenir aujourd’hui, qui dit qu’il veut se rendre aux Jeux olympiques!  En peu de temps, un vieillard s’est arrêté pour l’amener à l’aéroport.  

À Lillehammer, accompagné de son ami Joseph Richard de la Vendée, en France, il a passé de très beaux moments.  Il était dans le public lorsque Lloyd Eisler et Isabelle Brasseur, le duo canadien de patinage artistique, a remporté la médaille de bronze.  David a également vu un match de hockey entre la Suède et la Suisse, a passé beaucoup de temps sur les buttes de ski alpin et dans la ville de Lillehammer et les environs.  Captivé par l’énergie des JO, il note que c’était tout un apprentissage et une expérience mémorable tout au long de l’événement.  

Avec son affiche des Jeux Olympiques pour se rendre à Lillehammer, David Le Gallant a fait du pouce de Granby jusqu’à l’aéroport de Mirabel.

Rio de Janeiro 2016

«Maintenant, je suis en train de penser à me rendre aux prochains Jeux olympiques», a dit cet aventurier perpétuel.  «Je veux me rendre à Rio de Janeiro en 2016.  Tranquillement, je commence à me préparer en souhaitant m’y rendre, si tout se passe bien!».  


À Lillehammer, en compagnie du Français Joseph Richard, les épreuves de ski étaient impressionnantes.

- Par Jacinthe Laforest -

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