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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 8 juillet 2015

Émile Gallant, à droite, a remis le drapeau des Jeux à Kevin Haché, maire de Caraquet où aura lieu la Finale des Jeux de l’Acadie 2016.


S’il était fatigué, à la fin de la cérémonie de clôture des Jeux de l’Acadie, le mardi 30 juin vers 16 h 30, Émile Gallant le cachait bien.  De fait, il semblait fier du travail accompli.  

«C’est difficile d’exprimer dans des mots à quel point je suis reconnaissant à tous nos bénévoles qui ont donné des heures et des heures et des heures.  Ça ne s’explique pas.  Ce n’est un secret pour personne que nous étions inquiets à quelques semaines du début des Jeux parce qu’on croyait qu’on allait manquer de bénévoles, mais à la fin, on a eu aux alentours de 650 bénévoles et tout s’est bien passé», a indiqué Émile Gallant.  

Au cours de la dernière semaine avant les jeux, plusieurs personnes ont fait remarquer qu’elles avaient donné leur nom et que personne ne les avait appelées.  Émile Gallant est au courant de cette situation et il croit que c’est à cause du système d’inscription.  «Le formulaire en ligne pour s’inscrire fait environ six pages.  Les gens pouvaient indiquer jusqu’à 10 ou 15 choix.  Je pense personnellement que la SJA devrait réévaluer ce système», indique Émile Gallant.  

Il explique qu’en se basant sur le premier choix indiqué par le bénévole, son formulaire était acheminé vers le secteur correspondant.  Si les besoins en bénévoles de ce secteur étaient comblés pour la fenêtre où le bénévole disait être disponible, son formulaire retournait au départ et était réacheminé vers son second choix et ainsi de suite.  «C’est certain que c’est une façon de faire qui prend du temps», dit Émile Gallant.  

Il a aussi rappelé la nature même de la communauté francophone de Charlottetown.  «Lorsque j’ai fait les Jeux à Abram-Village, je pouvais aller cogner à toutes les portes et trouver mes bénévoles.  À Charlottetown, c’est différent.  J’ai des bénévoles qui viennent de Fort Augustus, de Stratford ou même de Kensington.  C’est un très grand rayon à couvrir pour le recrutement.

Peu importe, une fois les Jeux arrivés, les bénévoles étaient au rendez-vous.  «Les bénévoles finissaient leur quart et s’en allaient tout de suite à la centrale pour être réaffectés ailleurs.  Les responsables n’hésitaient pas à ramasser des poubelles, tous les bénévoles étaient égaux et je dois dire que les membres du Comité organisateur de la Finale des Jeux de l’Acadie (COFJA) et leurs responsables des différents secteurs ont rendu ces Jeux possibles», a insisté Émile Gallant.  

Durant la cérémonie de clôture, il a remis le drapeau des Jeux au représentant du COFJA de Caraquet, où aura lieu la Finale en 2016.  «Le conseil que je lui donne, c’est que son équipe est la clé de la réussite.  Oui, les installations sont importantes, mais au final, ce sont ses collègues et ses bénévoles qui vont tenir les Jeux.  S’il s’entoure de personnes aussi dévouées et engagées que nous avons eues ici, ce seront de bons Jeux», dit Émile Gallant.  

Au chapitre des nouveautés, Émile Gallant se réjouit également de voir que la famille des Jeux de l’Acadie s’agrandit et devient de plus en plus inclusive, avec l’ajout du volet culturel dans les disciplines compétitives et l’ajout du parathlétisme.  

«Le Gala culturel a eu, je pense, un grand impact, et la décision de faire chanter les médaillés d’or de La Voix des groupes, durant la cérémonie de fermeture, était une très bonne idée, parce que ça nous permet d’utiliser le talent des jeunes.»

Par ailleurs, au chapitre des finances, les derniers bilans n’avaient pas encore été faits, mais Émile Gallant pouvait affirmer que les Jeux de Charlottetown coûteraient plus cher que les précédents, et pas seulement à cause de l’inflation naturelle.  «C’est la municipalité hôtesse, donc la ville de Charlottetown, qui assume le défi financier.  Mais les retombées sont aussi intéressantes pour la ville», dit Émile Gallant.  

La directrice générale de la Société des Jeux de l’Acadie, Mylène Ouellet-LeBlanc, était elle aussi très heureuse du déroulement des Jeux de Charlottetown.  «Je ne peux pas vraiment mettre une note ou établir un classement sur une échelle, mais je peux dire que vos Jeux ont été parmi nos meilleurs Jeux.  Ça s’est très bien passé.  Vos bénévoles ont mis les bouchées doubles toute la fin de semaine.  Vous avez bien répondu aux besoins de nos athlètes et de nos délégations.  On savait que ça serait bien, mais on ne s’attendait pas à un aussi bon accueil.  C’était pareil partout dans la ville, et sur les sites de compétition.  Les Prince-Édouardiens sont très accueillants», a dit Mylène Ouellet-LeBlanc.  

Alors que le COFJA 2015 finit son mandat, celui de Caraquet débute le sien.  «C’est le Jour 1 pour Caraquet aujourd’hui», a indiqué la directrice de la SJA, juste après la cérémonie de clôture.  

- Par Jacinthe Laforest

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