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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 30 juillet 2014
Abbey MacLellan n’avait que du positif à raconter en route vers l’aéroport suite à son expérience aux Jeux de la francophonie canadienne à Gatineau, Québec, la semaine dernière.  Cette étudiante en immersion française à Charlottetown Rural a adoré son tout premier évènement national en français.  Alors que le but de ces jeux est de rassembler les francophones d’un bout à l’autre du Canada, cette activité est également offerte aux francophiles afin qu’ils puissent découvrir les nombreuses richesses de la francophonie canadienne.  

Émue par l’hospitalité et la fierté, cette jeune athlète en a vu la preuve lors de son court séjour en Outaouais et elle se considère très chanceuse d’avoir vécu une telle expérience. 

En faisant partie de la délégation de l’Île-du-Prince-Édouard, Abbey participait à la compétition d’athlétisme et a très bien représenté l’équipe, malgré le décalage linguistique.  

«C’était parfois un défi de communiquer avec les membres de mon équipe, mais le sport comme tel était pareil, donc c’était un soulagement.  En plus, tout le monde était très gentil avec moi et j’ai beaucoup appris en améliorant mon français.»  Abbey a fini en 5e position à la course de 1 500 mètres, une discipline qu’elle avoue ne pas pratiquer souvent puisqu’elle préfère les haies sur 3 000 m.  

Cette jeune fille a été recrutée grâce à ses nombreux suc-cès aux niveaux provinciaux et régionaux lors de plusieurs compétitions anglophones.  Sur ce, Abbey a dû quitter les JFC plus tôt que prévu pour se rendre à Toronto où elle espérait être recrutée dans l’équipe nationale du hockey sur gazon. 

Carrie McGuire a également vécu son tout premier séjour complètement en français grâce aux jeux.  Cette francophile de Summerside a plusieurs souvenirs de l’évènement et est fière du progrès linguistique qu’elle a constaté pendant ces derniers jours.  

Puisque c’était sa première fois au Québec, elle se sentait dans un nouveau monde. «Je n’ai pas seulement fait du sport, j’ai aussi découvert comment on peut vivre en français tous les jours.  Oui c’était difficile pour commencer, mais le fait de magasiner, manger, jouer et lire l’affichage en français a beaucoup amélioré mes connaissances de la langue.»  Elle aussi se considère très chanceuse après la découverte de ce nouveau coin de pays et des gens qui le rendent unique. 

Carrie a sûrement profité de l’énergie positive qu’elle captait lors de ses découvertes et le transmettait en compétition, car elle a été un atout pour l’équipe, selon Alex Cyr, un entraîneur de l’équipe d’athlétisme ainsi que son recruteur.  

«En plus de son talent en course, Carrie a une bonne attitude qui encourage les autres membres de l’équipe, ce qui fait en sorte qu’on l’apprécie beaucoup.»  Carrie a fini en 2e à la course de 400 m et a aidé son équipe à finir en 6e position à la course de relais.  Malheureusement, elle n’a pas pu participer à la course de 800 mètres en raison d’une blessure à la cheville. 

Somme toute, ces deux jeunes athlètes sont ravies de leur expérience à Gatineau et sont mêmes encouragées de participer à d’autres évènements en français.  Parmi plus de 1 200 participants, plus de 50 % ne sont pas francophones de langue maternelle.  La Fédération de la jeunesse Canadienne française invite les francophiles à participer non seulement pour ajouter à la diversité et attirer un plus grand nombre, mais aussi pour construire de meilleures relations entre ces communautés du Canada.


Carrie McGuire, de Summerside, devant la piste à Mont-Bleu, là où elle a vécu une expérience francophone qui la marquera pour le reste de sa vie.


Abbey MacLellan, fière de son succès à Gatineau, prend l’avion à destination de Toronto pour un autre évènement sportif. 

- Par Taylor Arsenault

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