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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 20 mai 2015

Hélène MacDonald, fille de Judith et de Rob, est la seule enfant, née à l’Île, qui a pour langues maternelles le français et le gaélique.  Son effort pour démontrer que le gaélique est encore vivant à l‘Île a été récompensé lors de la Fête provinciale du patrimoine.David Keenlyside, du PEI Museum and Heritage Fondation, lui présente son prix.


On a souvent tendance à croire que la curiosité pour le patrimoine et l’histoire se développe avec l’âge.  Si c’est vrai, la curiosité pour la question patrimoniale ne se tarira ja-mais.  En effet,  le jeudi 14 mai, environ 150 jeunes des écoles françaises et anglaises de l’Île ont présenté quelque 124 projets lors de la Fête provinciale du patrimoine.  

Cette fête est une compétition, mais c’est surtout une occasion pour les jeunes d’explorer leur environnement immédiat ou plus lointain, et d’approfondir leurs connaissances sur un point précis de l’histoire du Canada ou de l’histoire de leur village ou de leur famille.  

Alors qu’encore de nos jours, plusieurs élèves sont fascinés par l’explosion d’Halifax, d’autres ont concentré leurs efforts sur leur famille et en ont été récompensés.  C’est le cas d’Hélènne MacDonald, en 5e nnée à l’école François-Buote, qui a mérité deux prix pour son projet sur l’une de ses langues maternelles, le gaélique.  

«Mon père enseigne le gaélique dans une école anglaise de Charlottetown et depuis que je suis née, il me parle en gaélique.  Je l’apprends encore.  Je voulais démontrer, avec mon projet, que le gaélique n’a pas du tout disparu et que c’est encore une langue vivante», dit Hélène MacDonald, 11 ans, à propos de son projet, primé par les juges.  

Sa mère, Judith [Gauthier) MacDonald, a expliqué que sa fille est le seul enfant, né à l’Île, qui a le gaélique et le français comme langues maternelles.  «Depuis qu’elle est née, je lui parle en français et mon mari lui parle en gaélique.  Elle est capable d’avoir des conversations avec lui.  C’est fascinant.  C’est une très belle langue», dit la mère de famille.

Hélène MacDonald a reçu le prix Histoire Canada (pour les projets en français), pour avoir intégré des documents écrits et du matériel visuel, afin de présenter le sujet avec succès.  

De plus, son projet a été sélectionné pour figurer parmi les 12 finalistes, le seul projet issu d’une école française parmi les finalistes.  Les douze finalistes sont invités à participer au concours national de vidéo «Jeunes citoyens» pour lequel ils devront faire une courte vidéo présentant leur projet. 

Ces vidéos seront soumises dans le cadre d’un concours en ligne qui demande aux gens de voter pour leur vidéo favorite. Les vidéos seront mises en ligne d’ici le 5 juin à www.youngcitizens.ca.   

La famille MacDonald est une habituée de ce concours.  Le frère d’Hélène, Alexandre, était un des finalistes il y a quelques années à peine.  Tout comme Hélène en recevra une, Alexandre avait reçu une caméra vidéo pour filmer son projet.  C’est justement avec cette caméra que la mère d’Hélène, Judith, prenait des images de la cérémonie de remise des prix.  

Parmi les participants du concours, deux élèves de l’Île-du-Prince-Édouard seront choisis pour participer au Forum jeunesse national à Ottawa à l’automne.  C’est donc important de voter pour aider à sélectionner son projet préféré.  

D’autres prix et projets

Le Comité historique Sœur Antoinette DesRoches faisait partie des quelque 29 organismes qui présentaient des prix lors de la Fête du Patrimoine.  Le prix inaugural est allé à Emma Sealy et Justine Guidon, deux élèves de 8e année de l’école François-Buote, dont le projet portait sur Les Jeux de l’Acadie.  

Justine, installée au Canada depuis moins de deux ans, avec sa famille, participera aux Jeux de l’Acadie pour la première fois.  «Je fais partie de l’équipe de soccer féminin.  En Europe, si on est une fille, il faut jouer sur les équipes de gars.  On ne crée pas d’équipes de filles.  Ce sera nouveau pour moi», dit la jeune fille.  Emma Sealy fera partie de la même équipe, et en sera à sa seconde participation aux Jeux.  

Parmi les autres projets qui ont attiré notre attention, il y a celui de Kassidy Bernard, de l’école Greenfield, qui s’est attaquée à l’histoire des Arsenault.  

«Je suis la fille de Tania (Burbine) et de Floyd et ma grand-mère, Alice, est une Arsenault.  Alors, j’ai fait une recherche généalogique à partir de mon ancêtre, Pierre Arsenault, dans les années 1646.  J’ai utilisé une généalogie que Léone Arsenault a faite sur les descendants d’Amédée et Évangéline Arsenault, qui étaient les parents de ma grand-mère.  Ça m’a pris environ un mois pour compléter mon projet», a indiqué la jeune demoiselle.  

Robert Henderson, ministre du Tourisme et de la Culture, s’est dit très impressionné par l’imagination et l’effort qu’on pouvait voir dans tous les projets cette année.  «Les élèves avaient fait d’excellentes recherches et ont su présenter leur projet avec brio.  Tous les participants peuvent être fiers de leur projet, et aussi être fiers d’avoir mis en lumière une petite partie de notre histoire», a indiqué le ministre.


Emma Sealy et Justine Guidon ont remporté le prix du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches.


Kassidy Bernard s’est intéressée à la grande famille des Arsenault.

- Par Jacinthe Laforest

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