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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 29 janvier 2014

Lorsqu’un rêve est accompagné d’un désir inexhaustible, de grandes choses peuvent se produire.  Et lorsqu’un individu dynamique et passionné partage ce rêve; rien ne peut les arrêter. 
Le 26 janvier, en 1964, les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard, sous la vision avant-gardiste de sœur Antoinette DesRoches, ont mis sur pied l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É.  afin de voir à la construction d’un Musée acadien à Miscouche quelques mois plus tard.  

Cette décision, prise de façon officielle par le Dr. J. Aubin Doiron, premier président de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., en était une de bravoure.  Depuis 1955, l’idée d’un Musée acadien germait, mais personne n’avait agi concrètement.  Au milieu du 20e siècle, les Acadiens de toutes les régions de la province perdaient leur langue française plus rapidement que depuis qu’ils étaient arrivés en Amérique du Nord.  

Alors, la création du Musée acadien a été un des plus grands actes qui était à l’encontre de l’anglicisation des Acadiens.  Encore aujourd’hui, le Musée acadien assure une stabilité pour le patrimoine acadien du passé, du présent et du futur. 

Dimanche dernier, le 26 janvier, exactement 50 ans après la première réunion officielle de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., les Acadiens de l’Île ont assisté en grand nombre à l’ouverture d’une année de célébration, d’appréciation et de persévérance, pour son musée actuel.  

«Nous sommes très fiers de notre Musée acadien qui continue à faire rayonner l’Acadie ici à l’Île», mentionne Edgar Arsenault, président actuel de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É. qui a agi comme maître de cérémonie.  De façon intéressante, le président a offert un salut spécial à tous les gens dans la salle qui étaient présents lors de l’ouverture du Musée acadien en 1964; il y en avait au moins une dizaine, incluant le député de l’Assemblée législative, Sonny Gallant.

«J’étais peut-être celui qui tenait une affiche lors de la parade, la journée de l’ouverture du Musée acadien en 1964», raconte Sonny Gallant, résident de Miscouche et fier de ses racines acadiennes.  Lors du lancement dimanche dernier, une vidéo d’une dizaine de minutes, filmée lors de l’ouverture du Musée acadien en 1964, a été visionnée.  Ceux présents, incluant Sonny Gallant, ont bien apprécié de voir la vie 50 ans passés à Miscouche. 

«C’était fantastique comme enfant de grandir à Miscouche», reprend M. Gallant.  «Je me souviens que sœur Antoinette DesRoches m’avait enseigné à quelques reprises en tant que suppléante lors de mes 7e et 8e années à l’école de Miscouche.  C’était une dame remarquable».  

Sœur Antoinette DesRoches était beaucoup mentionnée et avec bonne raison, pour le travail inestimable qu’elle a entrepris afin de voir à la création du Musée acadien de l’Î.-P.-É.  D’autres, comme J. Aubin Doiron, J. Edmond Arsenault, sœur Marguerite Richard et maintenant, Cécile Gallant, ont consacré une grande partie de leur vie pour le bon développement et la survie du Musée acadien de l’Î.-P.-É. 

«Grâce au travail acharné des personnes dévouées, le Musée acadien est une des plus importantes institutions acadiennes insulaires, fréquenté par des milliers de personnes venant d’ici et d’ailleurs», dit Gabriel Arsenault, président de la SSTA.«Je compare le Musée acadien à une bibliothèque; cela nous permet de revivre notre richesse, notre riche histoire et aussi pour vivre dans notre belle langue et culture acadienne.»

Exposition souligne les 50 années 

Le thème de la toute nouvelle exposition qui a soigneusement été choisi parmi des centaines de suggestions du public est : «« Le Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, 1964 – 2014 : Gardien du patrimoine acadien depuis 50 ans».  

«Dans la première salle, nous avons essayé de recréer l’ambiance de l’ancien Musée acadien», informe Cécile Gallant, directrice générale du Musée acadien de l’Î.-P.-É. depuis 25 ans, qui a coordonné l’emplacement de la nouvelle exposition avec son équipe de travail.  «Dans la deuxième salle, par l’entremise de nombreuses photos, l’on raconte l’histoire du Musée acadien dans les derniers 50 ans.  Cela donne un coup d’œil de l’histoire fascinante du Musée acadien», ajoute Cécile Gallant.

Jusqu’au mois de mai, les visiteurs peuvent se rendre à Miscouche, au Musée acadien de l’Î.-P.-É. afin de voir cette nouvelle exposition réalisée, comme toujours, avec professionnalisme et dans le plus grand des respects pour l’histoire acadienne de l’Île.


Gabriel Arsenault, président de la SSTA, soeur Marie Arsenault, dans le rôle de soeur Antoinette DesRoches, Sonny Gallant, député à l’Assemblée législative et représentant la circonscription Évangéline/Miscouche, Edgar Arsenault, président de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., Lionel DesRoches, qui a participé à la construction du premier Musée acadien en 1964, et David Keenlyside, directeur général du Musée et la Fondation du patrimoine de l’Î.-P.-É.


Soeur Marie Arsenault (à droite) a fait un clin d’oeil à l’histoire en faisant revivre la première artisane du Musée acadien,  soeur Antoinette DesRoches, lors de l’ouverture de l’exposition sur le 50e anniversaire de la fondation de l’institution.


Des artefacts acadiens qui étaient présents lors de la première exposition au Musée acadien, en 1964 

- Par Nick Arsenault -

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