FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 22 janvier 2014
Le 26 janvier 1964, sœur Antoinette DesRoches a convoqué la réunion de fondation de l’Association du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard.  Environ trente des Acadiens les plus réputés de la province se sont rassemblés à Miscouche et le docteur J. Aubin Doiron a été élu à la présidence, pendant que sœur Antoinette DesRoches travaillerait comme première directrice bénévole (et secrétaire-trésorière) du comité.  L’objectif principal était très clair; il fallait procéder à la construction d’un musée. 

«Sœur Antoinette DesRoches avait une vision claire des raisons pour lesquelles les Acadiens avaient besoin d’un musée», dit Cécile Gallant qui a elle-même eu le plaisir de faire quelques entrevues avec cette héroïne acadienne.  «Elle reconnaissait qu’un musée ferait un centre commémoratif pour ne pas oublier les ancêtres acadiens et de plus, ça ferait un centre d’interprétation pour les visiteurs afin qu’ils apprennent davantage sur notre culture».

Depuis 1955, lors de la fondation de la Société historique, généalogique et littéraire acadienne de l’Î.-P.-É., les premiers procès verbaux notaient déjà l’importance d’avoir un musée pour les Acadiens de l’Île.  Cependant, ce n’est que lorsque sœur Antoinette DesRoches est entrée en scène, étant la présidente de cette même société, que les choses ont commencé véritablement à bouger. 

«Il a été dit que sœur Antoinette DesRoches sauvait des vieux artefacts sous son lit, durant sa campagne pour convaincre les autres qu’il fallait bâtir un musée acadien», note Mme Gallant.  «En 1963, elle a soumis une demande de subvention gouvernementale pour aider à la construction du musée, en présentant un mémoire à une commission sur le développement rural de l’Île.  Au printemps de 1964, le musée acadien a été construit en bois rond.»

Des années 1964 à 1978, sœur Antoinette DesRoches a occupé le poste de directrice bénévole et a cédé sa place à sœur Marguerite Richard qui a tenu ce même rôle de 1978 à 1985.  

«Nous sommes très reconnaissants envers la Congrégation de Notre-Dame pour ces deux religieuses qui ont pu se consacrer bénévolement pendant tant d’années à la direction du Musée acadien», mentionne Cécile Gallant. 

La première directrice qui avait un poste rémunéré grâce à un projet de ressources humaines était Murielle Arsenault, de 1986 à 1987.  Même s’il n’y a pas eu de direction en place l’année suivante, le conseil administratif, grâce à son président du jour J. Edmond Arsenault, est demeuré actif.  En 1988, un premier octroi de fonctionnement sous l’Entente-cadre sur la promotion des langues officielles entre les gouvernements fédéral et provincial a fait en sorte que Cécile Gallant (directrice) et Angèle Barriault (secrétaire administrative) sont entrées en fonction.  Plus de 25 ans plus tard, ces deux femmes sont toujours fidèles à leur poste et représentent bien la population acadienne. 

Ouverture d’exposition et thème pour l’année

Le dimanche 26 janvier prochain, dès 14 h, une ouverture officielle aura lieu au Musée acadien de l’Î.-P.-É., à Miscouche, afin de célébrer la fondation de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., voilà 50 ans.  

Il y aura plusieurs discours, incluant celui du président actuel de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., Edgar Arsenault, qui dévoilera la programmation complète de l’année 2014.  Également, ce sera le lancement officiel d’une nouvelle exposition qui marquera les derniers 50 ans du Musée acadien de l’Î.-P.-É. 

Avec l’aide de Georges Arsenault, le public avait été consulté afin de déterminer un thème pour l’année et après de longues délibérations, le thème choisi est «Le Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, 1964-2014 : Gardien du patrimoine acadien depuis 50 ans».  


 J. Henri Blanchard discute avec soeur Antoinette DesRoches lors de l’ouverture du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard en 1964.  

- Par Nick Arsenault - 

L'Île-du-Prince-Édouard en images