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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 1er septembre 2015

Anne Bernard-Bourgeois est prête pour entamer sa troisième année à titre de directrice générale de la Commission scolaire de langue française.


Anne Bernard-Bourgeois débute sa troisième année comme directrice générale de la Commission scolaire de langue française.  Son bureau, situé à l’intérieur du Centre scolaire-communautaire Évangéline, à Abram-Village, est devenu un univers consacré à l’enseignement.  

Elle a transformé sa bibliothèque personnelle avec des livres sur les techniques d’enseignement, l’éducation en milieu minoritaire, la francisation et le leadership, pour effleurer quelques thèmes qui la passionnent.  

«Nous avons mis beaucoup l’accent sur la promotion et la sensibilisation de nos écoles et de nos communautés francophones», a dit la directrice générale, signalant une hausse de 6 à 7% dans les inscriptions pour l’année scolaire 2015-2016, partiellement due à ces efforts.  Les chiffres sont à la hausse grâce aux écoles François-Buote et à l’École-sur-Mer, en milieu urbain.

Anne Bernard-Bourgeois explique qu’il faut offrir un service exceptionnel aux élèves.  Elle valorise une approche holistique qui cherche à d’abord assurer le bien-être de l’enfant, afin qu’il puisse être un excellent apprenant. 

«Il n’y a pas tellement longtemps, le chercheur Rodrigue Landry disait que l’Î.-P.-É. pourrait être en danger de perdre des écoles francophones dans les prochains dix à douze ans à moins d’un éveil.  Il utilise des exemples similaires dans d’autres provinces, qui vivent des situations de décroissance de la population minoritaires, pour appuyer ses dires.  En tout cas, pour moi, ça m’a pleinement fait réaliser que nous n’avons pas beaucoup de temps, que nous devons nous concentrer sur ce qui est important et passer à l’action immédiatement.»

«Nous allons continuer notre travail de promotion et de sensibilisation dans la prochaine année et nous invitons tous les citoyens francophones et acadiens à devenir des ambassadeurs de recrutement pour aider à répandre le mot», note-t-elle.  «Nous voulons surtout que les ayants droit et toute la population insulaire sachent qu’ils ont l’option de choisir une éducation en français.»  

Six écoles dirigées par des femmes

Cette année, sur six écoles, cinq auront une nouvelle direction et plus précisément, une nouvelle directrice.  Il s’agit de Monique Doucette (école Pierre-Chiasson), Paulette LeBlanc (école Évangéline), Joanne Bulger (École-sur-Mer), Vanessa Tessier (école Saint-Augustin) et Elizabeth Blake (école François-Buote).  Maryse Chapman sera de retour à l’école La-Belle-Cloche. 

«D’une année à l’autre, ceux qui sont en poste de direction ont le droit de faire une demande de changement et évidemment, nous allons respecter le désir de ces gens», explique Mme Bernard-Bourgeois.  «Nous savons que nos nouvelles directrices sont prêtes, capables et sûres de s’engager dans leurs nouveaux rôles.  Alors, selon moi, c’est un beau défi d’avoir une toute nouvelle équipe qui va pleinement s’engager.»

Vers la fin septembre, la CSLF attaquera la conception d’une nouvelle planification stratégique, étant donné que la dernière s’épuise cette année.  

«Nous avons développé de très bons partenaires avec divers organismes clés de nos communautés francophones au fil des ans et nous souhaitons vraiment qu’ils soient autour de la table avec nous afin de concrétiser notre prochaine planification stratégique», dit la directrice générale.  

Elle ajoute que l’exercice va commencer vers la fin septembre.  «Nous voulons parler à plein de monde dans la communauté pour savoir comment mieux répondre aux besoins de nos élèves et de nos communautés.  Nous voulons savoir ce que pensent les enfants, les enseignants, le personnel et les membres de la communauté.»

Importance des centres de la petite enfance

Malgré le fait que la CSLF n’a pas d’autorité officielle sur l’enjeu des centres de la petite enfance, elle travaille de très près sur ce dossier primordial.  

«La petite enfance peut jouer un gros rôle dans l’épanouissement de la population scolaire et communautaire.  Présentement, nous sommes face à un défi, car plusieurs de nos centres de la petite enfance ont des listes d’attente.  Comme nous sommes une si petite communauté francophone à l’Île, nous devons trouver des manières d’accepter les enfants qui veulent venir à nos centres en français.  Nous allons certainement continuer à travailler avec les centres de la petite enfance et les autres organismes communautaires impliqués afin de trouver de belles solutions ensemble», dit Mme Bernard-Bourgeois. 

La CSLF lance également l’idée à tous les organismes communautaires francophones de la province d’inclure un deuxième mandat à leur mission afin de favoriser l’épanouissement de la communauté francophone de la province. 

«C’est un cadeau d’avoir la langue française et nous voulons faire tous les efforts du monde pour conscientiser les Prince-Édouardiens à la valeur du bilinguisme en démontrant l’excellent produit qu’on peut leur offrir», termine Anne Bernard-Bourgeois.  «C’est un travail que toute la communauté peut faire sien, pour nous aider à réussir».  

- Par Nick Arsenault

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