FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 21 juilet 2015
Le 15 juillet dernier, le gouvernement provincial a annoncé qu’il avait terminé la révision de la planification en matière de dotation pour l’année scolaire à venir et que  «28 postes additionnels d’enseignants seraient attribués à la Commission scolaire de langue anglaise cet automne».  Ceci est un revirement de la situation car il y a environ un mois, le monde de l’enseignement était révolté à l’idée de perdre ces 28 postes.  

Le ministre de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Cutlure, Hal Perry, a expliqué que la révision a été un processus collaboratif entre la Commission scolaire et les directions d’école.

«Notre gouvernement comprend les préoccupations des enseignants au sujet du budget et du besoin d’examiner les politiques, comme celles concernant le zonage et la composition des salles de classe, avec la English Language School Board, afin de déterminer comment optimiser l’utilisation de nos ressources au premier plan.  Nous continuerons à travailler avec la English Language School Board, les enseignants, les parents, les partenaires communautaires et la Home and School Federation pour appuyer l’excellence chez les élèves», a insisté le ministre.  

Le jour même, la Fédération des enseignants de l’Île-du-Prince-Édouard (PEITF), s’est dite satisfaite de ce revirement de situation.  «Les rencontres que nous avons eues avec le gouvernement à la fin du mois de juin ont été cruciales dans le dossier.  Nous avions confiance, dès lors, que les postes seraient réinstaurés», a indiqué la présidente Bethany MacLeod, qui a succédé à Gilles Arsenault.  

Selon la nouvelle présidente, le gouvernement voulait s’assurer que les postes réinstaurés seraient affectés directement à l’enseignement et la PEITF était d’accord avec cela.  

L’organisme avoue que les dernières semaines ont été éprouvantes pour les enseignants mais que la situation a eu pour effet de sensibiliser le public.  «Les citoyens ont montré que l’éducation était une priorité pour eux, et que le fait d’appuyer les enseignants dans leurs luttes avait un impact direct dans le succès des élèves à l’école.  

Fait à préciser, dans ses communications concernant les coupures de postes, en juin dernier, la PEITF a mentionné à quelques reprises que les commissions scolaires ne perdaient pas seulement 28 postes mais plutôt une quarantaine. 

Dans ce nombre, on comptait les 28 postes d’enseignants qui ont maintenant été réinstaurés, mais aussi, des postes de spécialistes en développement pédagogique qui étaient à l’emploi des commissions scolaires, surtout la commission scolaire anglophone, et qui ont été transférés au ministère.  Ces postes n’ont pas été coupés à proprement parler, mais ils ne font plus partie des emplois des commissions scolaires.   

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images