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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 8 avril 2015
Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la Commission scolaire de langue française, avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles le jeudi 2 avril, car elle sentait que le dossier de l’École-sur-Mer allait bientôt se débloquer.  

«Vous savez, c’est un dossier qui remonte à bien avant mon arrivée.  L’école a été construite pour des classes de 1re à 6e année, puis on a ajouté la maternelle en 2010.  Parallèlement à cela, les parents ont demandé et obtenu des classes jusqu’en 9e année, et le ministère a accepté ce principe», rappelle Mme Bernard-Bourgeois.   

On se souvient que chaque étape d’agrandissement nécessaire à l’accueil des 7e, puis des 8e et 9e années a fait l’objet d’âpres négociations entre la CSLF et le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, mais les classes ont été construites. 

«J’ai commencé mon contrat de trois ans en avril 2013 et le dossier de l’École-sur-Mer était déjà dans les rouages du système de justice.  Alexandre Roy et Marie Sullivan avaient accepté d’être les codemandeurs dans une action juridique de la CSLF contre la province et les négociations ont traîné.  Et en plus, lorsqu’on met un dossier dans les mains des avocats, on perd un peu le contrôle, car tout se passe à leur niveau.  Mais récemment, on a réussi à se faire mieux comprendre», insiste Mme Bernard-Bourgeois.  

En janvier, Anne Bernard-Bourgeois a assisté à la réunion du comité de parent de l’École-sur-Mer.  À la suite de cette réunion, les deux codemandeurs, l’avocat-conseil dans le dossier, maître Michel Doucet, et l’exécutif de la CSLF se sont rencontrés et ils ont demandé à rencontrer formellement les hauts fonctionnaires concernés par le dossier.  

Cette rencontre a eu lieu en février.  «Vers la mi-février, nous avons rencontré les hauts fonctionnaires, à l’École-sur-Mer, et nous leur avons fait visiter nos locaux pour qu’ils comprennent mieux notre besoin d’une salle de musique plus grande et d’une classe pour l’enseignement des métiers, des sciences familiales et autres.  Après cette rencontre, nous avons attendu et attendu et finalement, récemment, l’avocate de la province, Ruth DeMone, a écrit à notre avocat pour lui confirmer que la province était prête à s’asseoir avec nous pour discuter de nos besoins.  Et là, on attend l’invitation officielle», indique Anne Bernard-Bourgeois, qui est très encouragée par l’ouverture de cette brèche de communication.  

Naturellement, le déclenchement imminent d’élections provinciales pourrait occasionner des retards, mais les parents et la CSLF se croisent les doigts.  

Alors que Summerside se débloque, le dossier de La-Belle-Cloche progresse bien.  «Il y a cinq ans, la province avait réservé 5 millions de dollars à notre projet et nous sentons que cinq ans plus tard, cette somme n’a plus la même valeur et ne sera pas suffisante pour réaliser la vision des parents et de la communauté.  Ils ont déterminé qu’ils veulent un nouvel emplacement et un édifice neuf, et nous avons fait part récemment de notre liste de justifications pour obtenir plus de fonds.  Mais ça va bien dans cette région», assure Anne Bernard-Bourgeois.  

Par ailleurs, le troisième grand dossier de la CSLF est celui de l’intégration éventuelle du préscolaire sous l’administration de la CSLF.  La aussi, il y a des progrès. 

- Par Jacinthe Laforest

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