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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 1er avril 2015

De gauche à droite, neuf des 10 chauffeurs d’autobus à l’école François-Buote : Stephen MacLeod, Sue Millar, Martin Bélanger, Hughie MacDonald, Mike Eldershaw, Ray Abbott, Breck Simmons, Mary Kenny et Brenda Van Gaal.  (Photo : Élizabeth Blake)

La semaine du 23 au 27 mars a été très inhabituelle pour toutes les écoles de l’Île et en particulier, pour les chauffeurs d’autobus, qui ont dû faire appel, plus que d’habitude, à leur savoir-faire.  

Le lundi 23 mars aurait dû être le retour en classe après la pause de mars, mais encore une fois, une tempête ayant déposé une importante quantité de neige sur l’Île le dimanche 22 mars avait forcé les écoles à retarder le retour en classe.  

Puis, le mardi 24, même si le mauvais temps était fini, la quantité de neige sur les routes était telle que dans plusieurs régions, les routes étaient impraticables.  C’est aussi ce qui a forcé les deux commissions scolaires de l’Île a garder les écoles fermées le mercredi 25 mars.  

«À ce moment-là, nous avions déjà perdu de nombreuses journées de classe en raison des tempêtes, et nous avons décidé de voir si ce serait possible d’ouvrir le jeudi 26 mars.  Donc, mercredi, nous avons rejoint tous nos chauffeurs d’autobus et nous leur avons demandé de parcourir leur route habituelle, si possible en autobus, et sinon, en auto, pour voir si ce serait faisable», dit Nathalie Malo, gestionnaire des ressources humaines et des services de transport à la Commission scolaire de langue française.

Les rapports des chauffeurs d’autobus sont vite parvenus à la CSLF: conduire les élèves en autobus à l’école serait impossible, mais les parents, eux, pourraient passer.  La seule région où le transport en autobus a été possible pour les deux commissions scolaires a été la région de Souris.  Dans toutes les autres régions, ce sont les parents qui ont conduit les élèves à l’école.  

«Mercredi soir, les chauffeurs d’autobus, les directions d’école et nous-mêmes à la CSLF, avons appelé tous les parents pour les informer que les écoles ouvriraient jeudi et que ce serait eux qui seraient obligés de conduire leurs enfants à l’école.  Tous ont coopéré», indique Mme Malo.  

Dans au moins deux écoles, le jeudi matin, les chauffeurs d’autobus ont prêté main-forte au personnel en place pour gérer le trafic des parents qui laissaient leurs enfants, et pour s’assurer que tout se passait sans incident.  «Nos stationnements d’école ne sont pas faits pour accueillir autant d’autos en même temps.  Mais tout s’est bien passé.  Nous avions demandé aux enseignants d’arriver une demi-heure à l’avance et ils étaient au poste.  Vraiment, nous avons du personnel très dévoué à la CSLF.»

Les dirigeants de la CSLF sont tellement impressionnés du déroulement de cet épisode qu’ils envisagent de considérer ce protocole d’action de nouveau à l’avenir.  

«Notre but n’est pas d’ouvrir envers et contre tout, mais c’est de trouver des façons d’ouvrir nos écoles, même si le transport scolaire n’est pas possible.»

Rappelons que le vendredi 27 mars, toutes les écoles étaient de nouveau ouvertes et que le transport scolaire était cette fois en vigueur dans cinq des six régions acadiennes.  À l’école Saint-Augustin, les routes étaient encore trop encombrées et les parents ont de nouveau conduit leurs enfants à l’école.


Les chauffeurs d’autobus ont aidé à gérer le trafic dans le stationnement de l’école François-Buote le jeudi 26 mars.  (Photo : Élizabeth Blake)

- Par Jacinthe Laforest


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