FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 15 octobre 2014


Tous les trois ans depuis 2007, le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) mesure les connaissances en lecture, en mathématiques et en sciences des élèves de 13 ans.  Les résultats pour 2013 montrent que les élèves de l’Île ont fait des progrès impressionnants en lecture et en mathématiques.   

«La plus récente évaluation du Programme pancanadien d’évaluation révèle une forte tendance à la hausse des résultats de nos élèves de 8e année en lecture et en mathématiques, et ce, grâce aux efforts concertés du gouvernement, des commissions scolaires et des enseignants.  Les élèves de l’Île ont fait dans ces domaines davantage de progrès que ceux de toute autre province du Canada», a affirmé le premier ministre Robert Ghiz.  

La lecture, les maths et les sciences sont trois domaines essentiels et obligatoires.  Chaque évaluation pancanadienne porte sur les trois domaines, en mettant cependant plus d’accent sur un domaine.  La plus récente évaluation du PPCE, réalisée en avril et mai 2013, portait principalement sur les sciences.  Comme il y a trois domaines et que c’était la troisième évaluation pancanadienne, c’était la première fois que l’accent était mis sur les sciences.    

En sciences, 93 % des élèves de l’Île ont atteint le niveau de rendement attendu, surpassant ainsi de 2 points de pourcentage la moyenne canadienne.  De façon plus précise, il n’y apas beaucoup de différence entre le rendement des filles et celui des garçons en sciences.  Le rendement des garçons de l’Île est similaire à celui des garçons du reste du Canada.  Par contre, les rendements des filles de l’Île sont moins bons que celui des filles des autres provinces.  

Dans les deux autres domaines mesurés par le PPCE, les élèves de l’Île ont obtenu en 2013 des résultats en compréhension de textes beaucoup plus élevés qu’en 2007, affichant ainsi une progression nettement supérieure à celle observée dans toute autre province.  En maths, les élèves de l’Île ont également obtenu en 2013 des résultats beaucoup plus élevés qu’en 2010, affichant ainsi une progression qui représente plus du double de celle observée dans toute autre province.

Ces progrès sont le fruit d’un processus qui, comme l’a reconnu M. Ghiz, a été entrepris par l’administration de Pat Binns.  En février 2005, le premier ministre Binns avait annoncé la création du groupe de travail sur le rendement scolaire, et son gouvernement avait agi sans tarder pour mettre en œuvre les recommandations du rapport final, paru en décembre 2005.  

Le gouvernement Ghiz a été élu en 2007, l’année de la première évaluation du PPCE «Nous avons augmenté les budgets.  Nous avons conservé un ratio enseignants-élèves avantageux.  Nous avons introduit le programme de maternelle à temps plein, nous avons introduit des tableaux électroniques dans les classes.»

Tout en énumérant toutes ces actions, le premier ministre Ghiz croit qu’elles ne suffiront pas à améliorer les résultats.  Le facteur le plus important selon lui est un corps enseignant engagé et engageant.  Les gens du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance ont étudié les façons de faire des pays et provinces où les élèves ont les meilleurs résultats et ce qui semble faire le plus de différence, c’est la qualité de l’enseignement.  Le nombre de journées pédagogiques a été augmenté et on s’assure que les profs aient les meilleurs outils disponibles et qu’ils sachent s’en servir.  

«Ces élèves ont bénéficié des nouvelles ressources et initiatives mises en avant en mathématiques et en littératie aux niveaux élémentaire et intermédiaire.  Nous devons féliciter les éducateurs et les élèves de l’Île pour leurs efforts acharnés.  Il reste encore du travail à faire, mais nous allons dans la bonne direction, et nous poursuivrons notre quête de l’excellence au sein de notre système d’éducation», a expliqué Alan McIsaac, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

À la Commission scolaire de langue française, on se réjouit des bons résultats, même si l’échantillonnage est trop petit pour qu’on puisse isoler les résultats obtenus par les élèves qui ont fait le test en français.  À l’Île, 832 élèves de 13 ans (8e année) ont fait le test en anglais et 46 élèves l’ont fait en français.  «Statistiquement, ce n’est pas possible pour nous d’avoir des résultats spécifiques à nos élèves.  Cependant, nous comptons beaucoup sur l’évaluation quotidienne qui se fait en salle de classe, par l’enseignant qui suit les progrès de chaque élève.  Plus globalement, les résultats comparatifs dévoilés aujourd’hui nous permettent surtout de nous comparer à nous-mêmes.  Ça nous donne des références pour orienter nos actions et nos discussions de façon plus intentionnelles, en vue des résultats qu’on veut améliorer», a indiqué Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la Commission scolaire de langue française.  

Le PPCE est administré par le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC) en collaboration avec les provinces participantes.  Les évaluations du PPCE ont été lancées en 2007 à l’initiative des ministres de l’Éducation pour produire des données fiables et comparables sur le rendement des élèves des provinces. Il sert de complément aux évaluations provinciales et au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour en savoir davantage sur le PPCE et les résultats de l’évaluation nationale, consultez le site www.cmec.ca.

Mentionnons qu’il y a trois niveaux d’évaluations des rendements scolaires.  Le PPCE a lieu tous les trois ans, le PISA (international) a aussi lieu tous les trois ans et le programme d’évaluation provincial a lieu chaque année.  Les résultats des évaluations conduites au printemps dernier seront dévoilés vers la fin du mois d’octobre.  


Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la CSLF se réjouit des bons résultats des élèves de l’Île.


Le ministre de l’Éducation du Développement de la petite enfance, Alan McIsaac, discute avec Anne Bernard-Bourgeois et Imelda Arsenault, directrice principale de l’éducation, des bons résultats des élèves au Programme pancanadien d’évaluation.


Imelda Arsenault.

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images