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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 21 mai 2014

Les étudiants en charpenterie Étienne Labbé, Austin McNally, Ronnie MacDonald et Brandon Hébert travaillent sous la supervision de l’enseignant Patrick Robichaud.

Le mardi 13 mai dernier, lors de sa réunion régulière tenue à l’école La-Belle-Cloche, la Commission scolaire de langue française a reçu les recommandations du comité de planification de l’école française à Kings-Est.  

La CSLF a adopté une proposition pour commencer les démarches afin de construire une nouvelle école pour l’éducation en français dans cette région.  

Le président de la CSLF, Robert Maddix, a indiqué que la CSLF devait maintenant développer les arguments qui vont convaincre le gouvernement qu’il est préférable de construire à neuf que de rénover.  

La directrice de l’école, Marise Chapman, n’a pas besoin de chercher longtemps.  «C’est une école qui a été construite il y a longtemps, pour des élèves de 1re à 3e année.  Tout est petit et disproportionné pour nos élèves.  Il y avait seulement une salle de toilette et nous en avons fait installer une autre, mais c’est loin d’être adéquat, pour une bonne vie scolaire», dit Marise Chapman.  

Le stationnement est un grand problème.  Trop petit, surtout lorsque les élèves viennent à l’école avec leur propre auto, il se situe devant l’école, là où les autobus scolaires se stationnent et là où les élèves sortent de l’école.  

«Il y a une autre sortie derrière l’école, mais elle est située dans un petit local que nous avons transformé en bureau pour un membre de notre personnel.  Nous ne pouvons plus utiliser cette sortie de façon régulière», dit Marise Chapman.  

Cette année, la directrice a pris la décision d’offrir à son école un cours de charpenterie, malgré le peu d’espace à son école.  

«Grâce à des fonds du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, nous avons acheté des outils de base et nous les avons installés de façon temporaire, mais sécuritaire, dans une classe.  Les jeunes demandaient cela, et pour les garder, nous avons décidé d’agir», dit Mme Chapman.  

Le cours est enseigné par un jeune prof dynamique, Patrick Robichaud, qui a travaillé plusieurs années dans l’entreprise de construction de son père.  «Je combine le cours de mathématique pratique 801 avec le cours de charpenterie 701.  Ça fonctionne très bien.  J’ai quatre élèves.  Comme projet, nous avons formé une entreprise fictive qui s’appelle Remise B.E.A.R. Sheds, du prénom de chaque étudiant.  Nous avons établi un énoncé de mission et j’ai donné des responsabilités à chacun, de contre-maître à directeur des finances, comme dans une vraie entreprise.  Notre projet, c’est de construire un entrepôt pour l’école, car il manque de place.  Il sera fini pour la fin de l’année scolaire», assure l’enseignant.  

Il est évident que dans une véritable école construite pour les besoins d’élèves de maternelle à la 12e année, les métiers feraient partie du curriculum et seraient enseignés dans des locaux adéquats.  

«Pour l’instant, ça fonctionne.  Nous ne voulions pas dépenser nos budgets pour des solutions temporaires.  C’était important que nous fassions cela.  Le fait de travailler dans ce domaine a même renforcé l’idée d’un de nos élèves d’aller étudier en architecture», précise MariseChapman.  

Rappelons que le gouvernement provincial avait mis de côté une somme d’environ 5 millions de dollars pour une école française à Kings-Est.  

- Par Jacinthe Laforest -

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