Le 7 novembre 2017

Anne Bernard-Bourgeois (au centre) et Émile Gallant, respectivement directrice générale et président de la CSLF, rendent compte des activités de la CSLF pour l’année 2016-2017.


Le président de la Commission scolaire de langue française, Emile Gallant, demande à tous les partenaires en éducation, et à tous les parents de la grande famille de la CSLF de communiquer dès maintenant avec leur député local afin de «mettre de la pression sur le gouvernement», à quelques semaines de la présentation, par la province, du budget d’investissement en infrastructure. 

Dans son rapport couvrant l’année financière 2016-2017, présenté lors de l’assemblée annuelle de la CSLF le lundi 30 octobre, le président a rappelé que la province était restée sourde aux besoins en infrastructure exprimés par la CSLF. 

«En novembre 2017, la province va de nouveau se prononcer sur les demandes d’infrastructures de la CSLF.  Nos élèves et nos écoles ne peuvent plus attendre et ont besoin de ces infrastructures maintenant.  Nous comptons sur nos partenaires et les parents pour mettre de la pression sur les élus afin qu’ils prennent les bonnes décisions.  J’encourage tous les Acadiens et francophones à faire tout ce qu’ils peuvent pour faire avancer ce dossier», a insisté Emile Gallant. 

Les deux écoles qui demandent le plus d’attention présentement sont l’école Évangéline à Abram-Village, qu’on veut transformer en véritable centre scolaire et communautaire, et l’École-sur-Mer, où l’ajout d’un secondaire complet est demandé par les parents et la CSLF. 

Sur ces deux dossiers, qui nécessitent plusieurs millions de dollars en investissement, la province s’est montrée intraitable jusqu’à présent.  Mais un ancien président de la CSLF, Edgar Arsenault, qui faisait partie du public, a suggéré à la CSLF de changer son approche. 

Plutôt que d’attendre le bon vouloir du gouvernement pour assurer sa croissance, ce qui n’a pas été un succès jusqu’à présent, il a suggéré à la CSLF de s’y prendre autrement, et de négocier avec la province un montant forfaitaire annuel de quelques millions de dollars.  Cet argent (disons 3 millions de dollars par année) serait attribué en même temps que le budget de fonctionnement, et en surplus de celui-ci.  La CSLF pourrait alors assurer sa croissance de façon continue et stable, sans perdre de temps dans des demandes et des négociations infertiles avec la province. 

Durant l’année 2016-2017, la CSLF a fonctionné avec un budget de 15,2 millions de dollars, et a terminé l’année avec un surplus de moins de 10 000 $, ce qui est le signe d’une gestion très efficace.  Ce léger surplus a été versé pour réduire le déficit accumulé de la CSLF, qui s’élève maintenant à 645 000 $. 

Les écoles de la Commission scolaire connaissent une croissance plus ou moins grande, qui se traduit, dans l’ensemble d’une augmentation appréciable du nombre d’élèves.  En 2016-2017, il y avait 868 élèves dans les six écoles, et ce chiffre est passé à 944 en 2017-2018, c’est-à-dire l’année en cours.  «Si la tendance se maintient, nous compterons 1 200 élèves en 2021», a lancé la directrice générale de la CSLF, Anne Bernard Bourgeois, dans son rapport annuel. 

Outre les infrastructures, un autre grand défi de la CSLF est le recrutement et la rétention des élèves, jusqu’à l’obtention du diplôme de 12e année.  C’est dans cette optique que la CSLF a annoncé, durant son AGA, qu’elle créait le poste de gestionnaire des communications.  Ce poste combinera des tâches de communication, mais aussi, de sensibilisation et d’éducation des parents sur les droits acquis en éducation. 

Au début de l’année 2018, on va inaugurer, à Rollo Bay, la nouvelle école La-Belle-Cloche, doublée d’un centre communautaire.  Cette école a été obtenue au prix de maintes années de travail, de patience et d’efforts de la part de la CSLF et de ses partenaires en éducation et en développement communautaire.

Ce double mandat d’éducation et de développement communautaire de la CSLF s’est articulé dans le plan mixte 2017-2027 avec la communauté acadienne et francophone de l’Île et devrait également être un principe fondateur du plan stratégique 2018-2023 que la CSLF vient de mettre en chantier. 

- Par Jacinthe Laforest

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