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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 16 avril 2014
Le mandat des écoles de la Commission scolaire de langue française se divise en deux grands volets : la réussite scolaire et l’épanouissement de la communauté.  «La commission scolaire anglophone n‘a pas besoin de se soucier du développement communautaire, mais nous, oui.  Et c’est d’autant plus important dans le contexte de décroissance démographique dans lequel on vit», assure Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la CSLF depuis environ un an.  

Les gens ont sans doute remarqué que la CSLF faisait de plus en plus de promotion et de publicité.  «C’est important de sensibiliser, de conscientiser et de recruter des ayants droits.  Nous devons agir vite, car nous ne voulons pas des écoles vides», dit Mme Bernard Bourgeois.  

Par les forces assimilatrices, de nombreux ayants droit ont grandi en anglais et leurs enfants ne parlent pas le français.  C’est un grand défi dans les salles de classe, mais Anne Bernard Bourgeois était heureuse d’annoncer que la CSLF avait reçu des fonds pour embaucher Diane Ouellette, qui va se concentrer sur les efforts en francisation.  «Elle a commencé il y a quelques jours.  Elle va étudier les modèles et les pratiques gagnantes qui existent au Canada afin de trouver ce qui conviendra le mieux à notre situation.  Parallèlement à cela, nous travaillons aussi au recrutement et à la rétention, et nous faisons aussi beaucoup de progrès dans le domaine de la pédagogie culturelle, grâce à Sylvie Toupin qui travaille pour nous sur ce dossier».

La Commission scolaire de langue française a un rôle à jouer dans l’épanouissement de la langue française à l’Île.  Dans les mois qui viennent, ce rôle pourrait être élargi.  «J’ai beaucoup de respect pour le travail du réseau des développeurs et ce qu’ils proposent par rapport à l’intégration de la petite enfance.  La structure proposée nous plaît, car plus nous avons accès aux jeunes tôt dans leur vie, mieux nous pouvons les préparer à entrer à l’école française.  Ma vision, pour l’avenir, c’est que nos écoles soient pleines à craquer avec des listes d’attente.  Nous avons six belles écoles, et nous voulons les remplir».

Six belles écoles

Parmi les six belles écoles, plusieurs sont en croissance constante ou en remodelage.  À l’école François-Buote, de prochains travaux auront pour but d’agrandir les bureaux du personnel en prenant possession de ce qui était autrefois les bureaux communautaires.  

À l’école La-Belle-Cloche, la planification commence.  «Nous nous réunissons avec tous les partenaires pour voir quels sont les besoins de la communauté, et de la clientèle scolaire.  Une fois que les besoins seront identifiés, nous irons de l’avant.  Le gouvernement provincial a réservé de l’argent pour notre projet.  À l’école Évangéline, on travaille pour transformer l’institution en un véritable centre scolaire et communautaire, et il y a d’autres projets dans d’autres écoles», assure Mme Bernard-Bourgeois.  

Ressources limitées

La Commission scolaire compte six écoles, relativement éloignées les unes des autres.  «À la Commission scolaire anglaise, les écoles sont proches les unes des autres et elles peuvent ainsi embaucher du personnel qui sera partagé entre deux ou trois écoles.  Pour nous, cette option n’est pas possible.  Si demain matin, j’avais 10 professeurs de plus, ils auraient tous du travail.  Je les utiliserais au maximum de leur temps, parce que nous avons des standards élevés pour nos élèves et nous voulons qu’ils réussissent».

Plan stratégique

Dans les semaines à venir, la Commission scolaire de langue française a l’intention de consulter le public pour savoir comment mieux combler les besoins des jeunes sur les plans académiques et civiques.   «Nous voulons savoir si ce serait possible pour nous de former de jeunes bien instruits qui ont en plus des capacités de leadership, dans le but, toujours, d’assurer qu’ils soient capables de prendre la communauté en main quand leur tour viendra.  Chaque enfant a un potentiel de leadership».

Toutes ces consultations font partie des efforts pour élaborer le plan de développement stratégique de la CSLF pour les cinq prochaines années.  

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