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Le 2 avril 2014

La loi scolaire prévoit que des élections scolaires auront lieu le lundi 26 mai 2014.  En prévision de ces élections, la Commission scolaire de langue française a lancé une série de consultations pour essayer de mieux équilibrer la représentativité de nos neuf commissaires, par rapport aux zones et à la population étudiante», dit Robert Maddix, président de la CLSF, qui animait la dernière consultation de la série à l’école François-Buote le 24 mars.  

La Commission scolaire propose de modifier la structure de représentativité en créant six zones (une pour chaque école), chacune représentée par un commissaire, puis d’ajouter à ces six commissaires trois élus provinciaux.  Cela veut dire que chaque électeur voterait pour son candidat préféré dans sa zone et voterait pour son candidat provincial préféré.

Aucun système n’est parfait.  En raison de la présence d’un système anglais et d’un système français sur un même territoire et d’une population d’ayants droit très bilingue, il arrive que des enfants d’une même famille soient dans les deux systèmes.  «La loi prévoit que les parents ne peuvent voter que dans un des systèmes scolaires.  En plus, les parents qui habitent à Rustico mais dont les enfants vont à François-Buote ne peuvent pas voter à Charlottetown.  Ils votent dans la zone où ils habitent», précise Robert Maddix.  Il ajoute que le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance est au courant de cette situation unique au système français, pour l’instant du moins. 

Les dernières élections scolaires à la CSLF ont eu lieu en 2008.  Il est donc largement temps de procéder à un nouveau scrutin.  Normalement, toutes les commissions scolaires tiennent leurs élections en même temps.  En raison de la fusion des deux commissions scolaires anglophones en une seule, qui n’a pas encore déterminé sa structure de représentation, les élections du 26 mai concerneront seulement la CSLF.  

«C’est toujours difficile d’attirer les électeurs et de faire participer les gens à ces élections.  Ce sera d’autant plus difficile cette année que nous serons seuls et que le sujet sera moins visible dans les médias», dit M. Maddix.  

Même si la Commission scolaire de langue française souhaite améliorer sa structure de représentativité, il se pourrait que les élections du 26 mai se fassent en vertu de la structure actuelle, en raison du manque de temps pour tout changer.  Une nouvelle structure entrerait en vigueur pour les élections de 2016, qui seront alors harmonisées avec les élections dans le système anglais.  

C’est justement ce scénario qui se déroulera pour les élections de 2014.  «Vu que nous recevons encore de très bonnes idées pour des modèles de structures et que nous n’avons pas assez de temps pour étudier plus en profondeur toutes les options possibles, nous avons recommandé au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de conserver la structure actuelle pour cette année et le ministère a approuvé cette recommandation», a affirmé le président le vendredi 28 mars.


Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la CSLF, discute avec Reina Lamothe de la région de Charlottetown.

- Par Jacinthe Laforest - 

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