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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 13 septembre 2016

 melda Arsenault.  (Photo : Gracieuseté)

La nouvelle loi scolaire de l’Île-du-Prince-Édouard est entrée en vigueur quelques jours seulement avant la rentrée scolaire.  Cette nouvelle loi cristallise les changements qui ont été apportés dans le courant des deux dernières années, entre autres, la disparition de l’English School Board, que nous appelions, en français, la Commission scolaire de langue anglaise.  

Au ministère de l’Éducation, du Préscolaire et de la Culture, les rôles ont changé également.  «Il y a eu de gros changements, entre autres, pour assumer toute la partie du programme d’enseignement et du curriculum dont la commission scolaire anglaise se chargeait pour ses écoles», a indiqué Imelda Arsenault, qui est maintenant directrice des affaires externes et des services éducatifs.  

L’ancienne commission scolaire anglophone s’appelle dorénavant (ou jusqu’au prochain changement), la Direction des écoles publiques.  Elle conserve les responsabilités d’embauche, de gestion du personnel, des immobiliers et du transport.  Tout ce qui concerne le curriculum et l’enseignement a été muté au ministère, qui supervise aussi la formation professionnelle des enseignants.  

La nouvelle loi scolaire précise les responsabilités de chacun, autant des adultes que des élèves.  Parmi les responsabilités des élèves, on mentionne celle qui consiste à signaler, dénoncer ou rapporter toute forme d’intimidation.  En anglais, la phrase se lit: «refrain from, report and not tolerate bullying or bullying behaviour directed toward others in the school, whether or not it occurs on the school premises, during the instructional day or by electronic means».

Selon Imelda Arsenault, cette responsabilité n’est pas nouvelle.  «L’élève est responsable de son propre comportement, tout comme il est responsable de son propre apprentissage, et de respecter les autres et la propriété publique.  Ce qui est nouveau, cependant, c’est que nous avons ajouté la clause concernant la cyber intimidation et l’intimidation dont on pourrait être témoin, ou subir, à l’extérieur des heures de classe».

À partir du moment où une situation ou un comportement est porté à l’attention d’un enseignant ou d’un membre du personnel, un plan d’intervention se met en branle.  Chaque école a son code de conduite qui correspond aux politiques des autorités scolaires, c’est-à-dire la Commission scolaire de langue française, pour ce qui est des écoles françaises.  

L’intimidation entre jeunes est une forme de violence dont on pourrait aisément se passer.  Mais il y a des enfants qui arrivent dans nos écoles avec des passés lourds de violence.  Notamment les jeunes Syriens qui ont vécu la guerre.  «Nous avons entrepris l’an dernier l’intégration des jeunes réfugiés syriens dans nos écoles et ça se passe bien.  Nos enseignants ont reçu de la formation pourdétecter chez ces élèves des signes de crainte ou d’anxiété.  Par exemple, la cloche qui sonne ou l’alarme à feu ne veut pas dire que des bombes vont nous tomber dessus.  Ces jeunes ont besoin d’être rassurés et ça se fait bien».

Le nombre d’élèves dans les écoles de l’Île a augmenté, et Imelda Arsenault impute cela surtout à l’immigration et à l’arrivée des réfugiés syriens de l’hiver dernier.  

Des buts et objectifs plus précis

Le ministère de l’Éducation, du Préscolaire et de la Culture s’est basé sur un récent rapport coécrit par la sommité en matière d’éducation, Michael Fullan, pour confirmer des buts et des priorités à suivre au cours desprochaines années.  

«Ce sont des buts que nous avions, sur lesquels nous travaillions de toute façon, mais qui sont maintenant précisés: la haute qualité de l’enseignement; la confiance du public et le bien-être des élèves.  Ce ne sont pas des buts nouveaux.  Mais le fait qu’ils soient ainsi précisés et compris par tous nous permet de mieux canaliser nos efforts», a indiqué Imelda Arsenault.  

Dans ses tâches, elle est aussi responsable de la vie saine des élèves, ainsi que du programme des petits déjeuners.  L’Alliance pour la saine alimentation, qui coordonnait ce programme depuis quelques années, a été dissoute, et le programme a été repris par le ministère, qui a bonifié le financement accordé à ce programme.  

«Tous les élèves ont accès à ce programme.  Au début, on visait surtout les élèves défavorisés, mais depuis, on s’est rendu compte que c’était bon pour tout le monde.»  Les élèves commencent leur journée très tôt.  Ils ont des pratiques de musique, certains ont même des pratiques de hockey, quand ce n’est pas tout simplement à cause du transport scolaire.  

- Par Jacinthe Laforest

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