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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 1er juin 2016

Anne Bernard-Bourgeois, directrice générale de la CSLF, est optimiste quant à l’avenir de la francophonie à l’Île.

La Commission scolaire de langue française, dans sa version provinciale, existe depuis le 1er juillet 1990.  Durant toute la dernière année, des activités ont eu lieu pour souligner l’année du 25e anniversaire, jusqu’au point culminant du 25 mai, où les élèves des six écoles françaises existantes ont convergé vers le Village musical acadien, dans la région Évangéline, pour une journée de festivités et de rencontres.  

Durant les 25 dernières années, des écoles sont passées de 4 élèves à 150 élèves, et d’autres écoles ont été construites.  Cette croissance, pourtant phénoménale, est loin d’être finie, estime la directrice générale de la CSLF, Anne Bernard-Bourgeois.  

«Vraiment, pour nous, le mot d’ordre est la croissance de notre clientèle, et de la francophonie insulaire.  Et notre grand message, à l’occasion de ce 25e, s’adresse à la communauté.  Nous avons besoin que la communauté nous appuie et nous aide à assurer sa propre croissance.  Plus nous aurons une communauté qui s’épanouit en français et plus nous aurons de belles écoles remplies et vivantes», a indiqué Mme Bernard-Bourgeois.   

Durant les mois qui viennent, de grands efforts seront mis sur la promotion, sur la sensibilisation, et sur la rétention des élèves.   «C’est encore un de nos grands défis, dans certaines de nos écoles», a soutenu le président de la CSLF, au cours de la journée.  Selon Émile Gallant, des parents ont encore l’impression que l’école française est correcte tant que leurs enfants sont au primaire ou à l’élémentaire, mais que pour l’intermédiaire et surtout le secondaire, il est préférable pour eux de changer de système, pour avoir de meilleures chances dans la vie.  

Évidemment, ce n’est pas du tout le cas.  «Nos écoles procurent à nos élèves un enseignement de qualité, et les préparent très bien pour la vie dans les deux langues officielles, peu importe qu’ils décident de faire leurs études en français, ou en anglais», assure la directrice générale.  

Pour Mme Bernard-Bourgeois, une commission scolaire qui fait bien son travail est à l’écoute de la communauté qu’elle dessert et de ses besoins.  Ce dialogue et cette symbiose avec le grand secteur communautaire se sont développés au cours des récentes années à la CSLF, notamment, avec l’arrivée d’Anne Bernard-Bourgeois.  

«Le double mandat de la CSLF, c’est-à-dire l’épanouissement de la francophonie à l‘Île autant que la réussite de nos élèves, est quelque chose dans lequel je crois, et je ne suis pas la seule.  Les élus de la CSLF sont aussi très engagés dans ce processus et nous savons bien que nos écoles et nos communautés se nourrissent les unes des autres et sont interdépendantes», a expliqué Anne Bernard-Bourgeois.  

Plus tard dans la journée, alors qu’elle reprenait la parole à l’école Évangéline, Anne Bernard-Bourgeois a rappelé comment, jeune fille, elle a vu les écoles françaises disparaître dans sa région de Prince-Ouest et elle sait maintenant l’impact que cela a eu dans la vie des gens qui ont perdu le français.  

«Avant la fameuse consolidation imposée par le gouvernement, il y avait une soixantaine d’écoles françaises partout à l’Île et après, il n’en est resté qu’une seule.  Maintenant, nous en avons six, et je vois à l’avenir que nous pourrions avoirbesoin d’en construire d’autres.  Il y a des ayants droit partout dans la province», a-t-elle rappelé.  

- Par Jacinthe Laforest

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