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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 20 janvier 2016
Tout de suite après l’assemblée annuelle de la Commission scolaire de langue française, le conseil s’est réuni pour sa réunion mensuelle régulière publique.  Lors de cette réunion, le commissaire de la zone qui inclut l’École-sur-Mer de Summerside, Gilles Benoit, a proposé qu’on procède à l’ajout des niveaux 10, 11 et 12 à l’école et que dans la mesure du possible, l’ajout de la 10e année se fasse dès septembre 2016.  

«On ne peut pas se permettre, comme l’an dernier, de perdre 70 % de nos élèves», a indiqué Gilles Benoit, pour justifier sa proposition.  

Cette décision avait besoin d’être confirmée et transmise le plus tôt possible au ministère de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture pour passer aux étapes de planification pour la construction de la salle de musique promise, et de l’éventuel laboratoire de sciences/salle des métiers et technologies.

À une question de Gilles Benoit sur ladite salle de musique, la directrice générale de la CSLF, Anne Bernard-Bourgeois, a mentionné que le ministère avait besoin de savoir à quelle clientèle cette salle allait servir, pour prendre les meilleures décisions possible.  Maintenant que la décision a été prise, les parents s’attendent à ce que la salle de musique accueille les élèves pour la rentrée de septembre 2016.  

Pour ce qui est de la 10e année, les élèves qui sont en 9e année cette année auront besoin de savoir très prochainement ce qu’il en est.  

Chloé Arsenault est heureuse que son école grandisse.  «On savait que l’école irait éventuellement jusqu’en 12e.  Mais on ne pensait pas que ça arriverait aussi vite.  Pour l’an prochain, c’était déjà décidé que j’allais à l’école Three Oaks, en immersion.   Mais maintenant, si j’ai l’option de rester ici, où j’ai été toute ma vie, c’est certain que je vais le considérer», a dit Chloé, au cours d’une répétition en vue d’une pièce de théâtre qui sera présentée vers la fin de l’année.  

Sa collègue de classe, Katelyn Singer, également dans cette pièce de théâtre, avait elle aussi fait des plans pour l’an prochain.  «Je voulais aller à l’école Évangéline, pour rester dans une école française.  Avec la nouvelle que nous venons d’apprendre, ça change mes options.  Je suis certainement contente pour mon école, et aussi pour la communauté.  C’est très bon», ajoute Katelyn Singer.  

Il y a 11 élèves dans la classe de 9e année.  L’espace disponible à l’école sera un facteur déterminant.  Cependant, deux fois dans le passé, La Belle-Alliance a mis une de ses salles de réunion au service de l’École-sur-Mer, pour permettre son expansion.  «Le conseil prendra la décision, mais pour nous, c’est une priorité et nous l’avons fait déjà deux fois, parce que c’est important pour la communauté», a indiqué Béatrice Caillié, directrice du Centre Belle-Alliance.  

- Par Jacinthe Laforest

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