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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 5 mars 2014

Le 26 février, toutes les personnes du Canada étaient encouragées à porter du rose.  Chemises, chandails, ticheurtes, robes, blouses, bas, cravates, peu importe.  Le rose était la couleur de ce jour où les gens le portent pour manifester leur opposition à l’intimidation.  

Tout a commencé il y a quelques années dans une école de la Nouvelle-Écosse.  Un élève, nouveau venu dans la communauté, avait été la proie des tyrans à sa première journée de classe, parce qu’il avait osé porter du rose.  

Très rapidement, d’autres élèves se sont distanciés de ces comportements agressifs et au lieu de rester silencieux, ils ont décidé de se présenter à l’école vêtus de rose, pour montrer leur appui à cet élève, mais surtout, pour monter de façon constructive et intelligente qu’ils ne toléraient pas l’intimidation.  

Dès lors, la Journée du ticheurte rose a pris naissance et s’est répandue comme unetraînée de poudre.  

«Rien n’excuse l’intimidation et nous devons tous travailler ensemble pour promouvoir la justice et le respect dans les écoles, les milieux de travail et les collectivités», a expliqué le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Alan McIsaac.  «Les élèves et le personnel scolaire méritent d’être félicités pour le rôle actif qu’ils jouent dans la sensibilisation à l’intimidation et à ses conséquences sur la vie de personnes de tous âges», a-t-il ajouté.  

À l’évidence, autant les écoles sont un foyer d’intimidation, autant elles sont un foyer où naissent des initiatives constructives pour dénoncer l’intimidation.  

Les élèves de l’école François-Buote à Charlottetown ont fait d’une pierre deux coups, le 26 février à midi.  En plus de dénoncer l’intimidation, ils l’ont fait en français dans un lieu public majoritairement anglophone, le centre commercial du centre-ville.  

Pendant plusieurs semaines, les élèves, sous la supervision de Chantal Chanel, la monitrice de français, et de trois jeunes chorégraphes de 7e année, les élèves ont répété et répété jusqu’à savoir par cœur tous les mots et les gestes.  

Ils ont présenté leur chorégraphie une première fois puis, à la demande générale, une seconde fois.  Pour la seconde fois, ils ont emprunté un système de son de La Source, qui a gracieusement accepté ce défi.  La musique en français a envahi le deuxième étage du centre commercial comme il s’agissait d’un événement de type Flash Mob, les clients du centre commercial n’avaient pas été avertis.  Seuls les dirigeants du centre commercial étaient au courant de l’initiative et l’avaient approuvée au préalable.  

Selon les études faites sur le sujet, en particulier l’étude SHAPES sur les comportements des élèves en matière de santé, nous savons que 26 % des élèves ont déjà été victimes d’intimidation.  «En plus des politiques des commissions scolaires et des programmes de santé scolaires, nos programmes aident les élèves à développer des comportements qui contribuent à leur bien-être et au bien-être d’autrui», dit le ministre.

Par l’entremise du programme de bourses pour la santé en milieu scolaire, le ministère continue de financer les initiatives qui s’attaquent à l’intimidation. 

Des renseignements supplémentaires sur la Journée du chandail rose sont offerts au www.pinkshirtday.ca.


Environ cinquante élèves de l’école François-Buote ont pris part à l’événement Flash Mob contre l’intimidation le 26 février au centre-ville de Charlottetown.

Alan McIsaac, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, a rencontré Travis Price et Joe Killorn afin de discuter de la campagne du chandail rose contre l’intimidation.  Travis Price, David Shephard et d’autres ont aidé à créer la Journée du chandail rose après avoir amené leur école à porter du rose pour appuyer un garçon qui était victime d’intimidation.  (Photo : Gracieuseté)

- Par Jacinthe Laforest -

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