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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La Voie de l'emploi - Sept/Oct 2015

Lors du passage de Stephen Harper à New Annan le 10 septembre, Darin Foulkes était parmi les autres médias, grâce à un contrat avec la chaine parlementaire CPAC pour une émission intitulée «Sur la piste électorale».

De nos jours, avec l’aide de la technologie numérique, tout le monde peut assez aisément tourner une vidéo pour facebook.  Les petits logiciels de montage peuvent aussi aider à créer des effets agréables à l’œil.

Cependant, quand on veut un résultat professionnel, où la qualité de l’image et du son est optimale, il est préférable de faire affaire avec un professionnel comme Darin Foulkes, qui a sa compagnie, Foulkes Productions, depuis 10 ans.  

«J’ai fait ma formation de deux ans au Loyalist College à Belleville en Ontario et j’ai travaillé huit ans pour CBC Radio-Canada.  Puis, quand ils ont commencé à couper mes heures de travail, j’ai décidé de me lancer à mon compte et je ne le regrette pas du tout».

Anglophone, Darin parle toutefois très bien français et ses enfants vont à l’école François-Buote.  Et de plus en plus, il travaille en français.  «Depuis trois ou quatre mois, je travaille avec le Collège Acadie Î.-P.-É. pour préparer des vidéos promotionnelles.  Quand on veut avoir un produit bien conçu, avec un message clair, un montage efficace et des transitions fluides, il faut faire appel à un professionnel.  Les techniques de son et d‘éclairage, ça ne s’improvise pas.  Et pour ma part, j’ai 20 ans d’expérience que je mets au service de mes clients», ajoute Darin Foulkes.

Dans son travail, Darin Foulkes ne se contente pas de filmer.  Pour une courte vidéo finie d’environ une minute, il faut parfois cinq heures de tournage et 10 heures ou plus de montage, surtout si on veut intgrer des graphiques et d’autres insertions visuelles utiles à faire passer un message complet.  

«De nos jours, une vidéo d’une minute, c’est long, mais en même temps c’est court.  Ces 60 secondes doivent être utilisées au maximum de leur potentiel, sans gaspillage.  Quand je travaille avec un client, je discute d’abord de ses besoins, du message qu’il veut passer, des images qu’il veut laisser au public, et je deviens ainsi un consultant en image.»

Darin Foulkes travaille pour de nombreux clients.  Au cours de la campagne électorale, il capte des images et du son pour des émissions sur CPAC.  Il capte régulièrement des images pour les réseaux de télévision et il travaille aussi avec des gens qui produisent des vidéos pour la vente sur Internet.  

C’est de plus en plus commun que des professionnels, comme des psychologues ou des cuisiniers, tirent une bonne partie de leurs revenus de leurs ventes de produits Web.  Il leur faut des produits professionnels, et la vente se fait directement sur le Web alors qu’il y a seulement cinq ans, c’était sur DVD.  «Même maintenant, lorsque je transfère des contenus VHS en numérique, les clients les font mettre sur des clés USB», indique Darin Foulkes.  

Le vidéographe autonome est content de son choix de carrière et de sa décision de former sa propre compagnie.  

Darin Foulkes fait toutes sortes de vidéos, sauf les mariages.

Sur son site Web, www.foulkesproductions.com, on trouve notamment une série de vidéos sur les carrières dans le domaine des arts et de la culture, qu’il a réalisées pour le compte de Culture PEI.  On peut aussi y voir une variété de courts films, incluant une série sur la pêche au homard et aux crevettes.  

- Par Jacinthe Laforest



 

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