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La Voie de l'emploi - mai/juin 2015

Julie Gagnon (au centre gauche à l’avant) est fière de présenter les nouveaux futurs enseignants de français langue première et langue seconde.  On reconnait Sonia Doiron et Mitchell Caissy au dernier rang et Kristy Dewey, Santana Wedge et Shannon Moore au premier rang.


Le 9 mai dernier, l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard a décerné des diplômes à quelque 900 étudiants.  Parmi ceux-ci, 19 ont reçu leur diplôme d’enseignement du français langue seconde ou langue première.  

«C’est un grand groupe.  En fait, cette année, nous étions en transition entre le baccalauréat de deux ans et le bac professionnel de 12 mois.  À partir de maintenant, il n’y aura que le bac de 12 mois, de mai à mai.  Nous nous préparons à accueillir la prochaine cohorte», a indiqué Julie Gagnon, coordonnatrice du bac en enseignement du français langue seconde de UPEI.  

Les nouveaux enseignants sont capables d’enseigner le français de base, le français immersion et le français langue première, selon leur aisance dans cette langue.  «Chaque étudiant est évalué afin de déterminer son niveau de français.  Pour enseigner le français de base, ça prend un niveau avancé et pour l’immersion et l’école française, ça prend un niveau supérieur.  Et j’en ai qui sont dans ce niveau», estime Julie Gagnon.  

Les enseignants sont encore très recherchés, pour des contrats, des postes permanents et même pour la suppléance ici à l’Île et, s’il le faut, ailleurs au Canada ou dans le monde.  

D’ailleurs, certains diplômés du groupe de Julie Gagnon avaient déjà des emplois avant même de recevoir leur diplôme.  Shannon Moore, qui a fait son stage de fin d’études à l’école François-Buote et à l’école Évangéline, a obtenu un emploi à l’école Évangéline où elle travaillera jusqu’à la fin du mois de juin.  «Auparavant, j’avais fait un bac avec une double majeure en français et en psychologie.  Je pense que ça va m’aider dans mon travail avec les enfants», dit Shannon Moore.  

Kristy Dewey a complété son dernier stage à l’élémentaire et elle aimerait avoir un emploi pour enseigner à ce niveau.  «Auparavant, j’avais un bac en français avec un volet littérature de l’Université Concordia.  

Mitchell Caissy enseigne déjà en 7e et 8e année à Kensington.  «J’avais déjà un bac en kinésiologie de l’Université de Moncton et le bac professionnel de 12 mois, j’ai trouvé que c’était parfait pour moi», a dit le jeune père de famille.  

Sonia Doiron a fait son stage de fin d’études dans les Pyrénées, une belle région de France.  «Mon stage durait six semaines, mais j’ai aussi voyagé un peu avant de revenir, juste à temps pour la collation des diplômes.  Auparavant, j’avais un bac en kinésiologie de l’Université du Nouveau-Brunswick.  Pour le travail, je suis ouverte à tout.  Ma mère, Gloria, est enseignante et je l’ai toujours beaucoup admirée».

Ces nouveaux étudiants sont prêts à continuer leur carrière ou à faire leur entrée dans le monde du travail.  Il est normal, pour les commissions scolaires, d’afficher un certain nombre de postes à la fin de l’année.  La première étape de ce recrutement se fait à l’interne.  Les enseignants qui sont déjà dans le système ont la priorité.  Puis, les postes qui restent sont ouverts au public et c’est là que les nouveaux enseignants peuvent se manifester.  

«Nos étudiants se placent à 95 % et les 5 % qui restent, ce sont des étudiants qui poursuivent leurs études, retardent leur entrée sur le marché du travail pour différentes raisons.  Mais il y a beaucoup d’emplois dans ce domaine», dit Julie Gagnon. 

- Par Jacinthe Laforest

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