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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La Voie de l'emploi - Jan/Fév 2015

Jessica Desrosiers est monitrice à l’école Elm Street à Summerside.  Elle a construit un jeu pour stimuler l’apprentissage du français chez les élèves.


Quiconque gravite autour des écoles françaises et des programmes d’immersion à l’Île-du-Prince-Édouard, a entendu parler des moniteurs et monitrices de langue dans les écoles.  À l’Île-du-Prince-Édouard, il y a 16 postes de moniteur de langue dans les écoles, dont 6 dans des écoles françaises.  

Le programme qui permet l’embauche, pendant une année scolaire, de 16 moniteurs de langues dans nos écoles s’appelle le programme Odyssée.  Financé par Patrimoine canadien, le programme est géré par le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada à l’échelle pancanadienne et à l’Île-du-Prince-Édouard, par le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance qui assume.  Lucille Fontaine est la coordonnatrice.  

«C’est un excellent programme et malheureusement, il arrive que nous n’ayons pas assez de candidats qui remplissent les critères pour combler nos 16 postes», dit Mme Fontaine.  

Le programme comporte plusieurs volets à explorer, mais le volet précis dont nous parlons s’adresse à des personnes de partout au Canada qui veulent partager leur culture française, travailler en milieu scolaire, voir du pays, faire une pause dans la routine des études, ou simplement, vérifier si une carrière dans l’enseignement serait envisageable pour elles.  

C’est justement l’histoire de Jessica Desrosiers de Trois-Rivières au Québec, qui est monitrice à Elm Street, une école élémentaire de Summerside.  «J’avais envie de me spécialiser dans l’enseignement du français langue seconde, et mon travail ici m’a confirmé que ce serait un bon choix pour moi.  J’aime vraiment cela», a dit la jeune femme, qui a même pris l’initiative de développer des outils d’enseignements qu’elle utilise avec les enfants, en se basant sur leur intérêt pour les jeux vidéo.

Son enseignante superviseure, Gisèle Babineau, admire la débrouil-lardise de la monitrice qui partage son temps entre 11 classes d’immersion et de français de base, de la maternelle à la 6e année.  «Il faut être bon à gérer son temps et être passablement autonome dans ce travail», dit Mme Babineau.  

Même si, pour la plupart, les moniteurs et monitrices ne finissent pas leur vie à l’Île, certains y restent ou y reviennent.  Parmi les gens connus qui ont fait le programme, mentionnons René Hurtubise, Julie Gagnon et plusieurs autres.  

Les moniteurs travaillent de septembre à la fin du mois de mai, soit la durée de l’année scolaire, et ils finissent leurs journées à 15 heures.  Cela laisse beaucoup de temps pour les loisirs et même, pour occuper un autre emploi en soirée.  

Pour ce travail, ils sont payés 18 500 $ et ils reçoivent en plus une allocation de 300 $, quatre fois dans l’année, pour leurs déplacements.  Ce n’est pas un salaire extraordinaire, mais leur horaire leur permet d’occuper un autre emploi en soirée.  

«Nous avons des moniteurs qui enseignent des classes de français les soirs, surtout dans la région de Charlottetown», soutient Lucille Fontaine.  C’est notamment le cas de Chantal Hamel, monitrice à l’école Spring Park, qui enseigne trois soirs par semaine.  

La date limite pour s’inscrire au programme pour l’année scolaire 2015-2016 est le 28 février 2015.  Pour démarrer le processus, il suffit de remplir les formulaires sur monodyssée.ca, le site Web dédié au programme.  


Kim Vincent, monitrice à l’école Saint-Augustin, a beaucoup aidé les élèves à réaliser leur premier journal étudiant.


En raison d’un manque occasionnel de candidats d’ailleurs au Canada, il arrive qu’on fasse appel à des personnes locales.  C’est comme cela qu’Isabelle Pouliot a obtenu le poste à l’école La-Belle-Cloche.

- Par Jacinthe Laforest

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