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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La Voie de l'emploi - Jan/Fév 2015

Mélissa Arsenault (à droite) a commencé à travailler dans son domaine aussitôt ses études terminées.  On la voit ici qui discute de la valeur nutritive de la râpure acadienne avec Léona Gallant, à la cafétéria de l’école Évangéline.


Mélissa Arsenault se trouve chanceuse.  À peine quelques jours après avoir conclu ses études de baccalauréat en nutrition de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, le 21 novembre 2014, elle a eu son premier emploi, exactement dans son domaine.  

«Je suis très contente car même si c’est un domaine de plus en plus populaire, les emplois à l’Île sont encore rares.  Dans mon groupe d’études, je suis la seule qui a trouvé un emploi dans mon domaine à l’Île, et c’est parce que je suis bilingue», dit la jeune femme.

Mélissa a en effet commencé à travailler comme nutritionniste bilingue à l’Alliance pour une saine alimentation à l’Île-du-Prince-Édouard.  Son travail l’amènera à voyager d’un bout à l’autre de la province pour livrer des programmes de l’Alliance, surtout dans les écoles et les centres de la petite enfance, ainsi que pour répondre aux demandes de divers organismes.  

Études exigeantes de quatre ans

Le programme d’études qui permet de devenir diététicienne offre au moins deux formules.  La formule no 1 consiste à suivre un programme de quatre ans pour ensuite effectuer seulement un an d’internat, pour un total de cinq ans, avant de pouvoir passer l’examen de l’ordre professionnel des diététistes.   

La formule no 2 est celle que Mélissa a choisie.  Il s’agit d’une formule ou les internats sont intégrés à l’intérieur des quatre années d’études, durant les étés, à partir de la fin de la troisième année.  En suivant cette formule, elle a travaillé dans six endroits différents, incluant le mi-lieu hospitalier, les foyers pour personnes âgées, le service de la nourriture, la diététique communautaire, lui permettant chaque fois d’acquérir de nouvelles compétences et de mettre en ratique les enseignements reçus.

«Il faut maintenir de très bonnes moyennes pour faire ce programme intégré car ça demande beaucoup de travail, mais on sauve un an.  En mai 2015, je vais me présenter à l’examen de l’ordre professionnel des diététistes pour devenir diététicienne enregistrée.  En attendant, je suis candidate à l’enregistrement», précise Mélissa.   

Pour avoir le droit de s’appeler diététiste, il faut respecter certains critères.  C’est une appellation qui protège ceux et celles qui ont les compétences, mais ça protège aussi le public, qui est bombardé par toute sorte d’information plus ou moins vraie en matière de nutrition.  «N’importe qui peut se dire nutritionniste, avec un petit cours de quelques semaines.   Il faut faire attention à qui on fait confiance», dit la jeune femme.  

Mélissa est la fille de David et Cindy Arsenault d’Abram-Village est elle a terminé sa 12e année à l’éco-le Évangéline en juin 2010.  «J’ai toujours été intéressée par les sciences et la cuisine.  Et j’ai toujours voulu travailler dans le domaine de la santé, mais je n’aimais pas le sang.  J’ai mélangé ces deux intérêts et je suis bien contente de commencer mon nouvel emploi.»

Une bonne alimentation est la meilleure chose qu’on peut faire par soi-même pour rester en santé, surtout si on fait un peu d’exercice.  En maintenant un poids santé, on prévient plein de maladies comme le diabète, les maladies du cœur un grand nombre de cancers et on ménage nos genoux.  

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