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La Voie de l'emploi - Octobre 2014

Reid Barnett, directeur général et Sharon Quann de BioSpa, s’entretiennent avec le ministre Allen Roach.


Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard encourage les entrepreneurs à innover et à développer des concepts et des prototypes, et à les mener jusqu’à la production et la mise en marché.  Le Pilot and Discovery Fund (Fonds pour les projets pilotes et les découvertes) accorde des subventions à des entrepreneurs, dans les premières étapes du développement de nouveaux produits et de nouveaux procédés.

Récemment, des entreprises ont reçu de l’aide du Fonds pour les projets pilotes et les découvertes, afin de faire avancer leurs projets respectifs.  

L’entreprise BioSpa Cosmeceuticals, de Summerside, achèvera le développement d’une gamme complète de produits de soins de la peau destinés aux professionnels de l’industrie cosmétique.  

BioSpa élaborera six nouveaux produits qui viendront s’ajouter aux produits déjà proposés, afin d’offrir une gamme complète sur le marché privé des soins de la peau.

L’entreprise BioSpa (Quann) Cosmeceuticals Inc. est la propriété de Sharon Quann, qui œuvre dans le domaine de l’esthétique depuis une trentaine d’années.  Mme Quann est également la propriétaire de deux cliniques d’esthétique et de soins corporels : Mystical Touch, à Summerside, et Mind, Body & Spirit, à Kensington.

Dans un minuscule laboratoire, adjacent à sa boutique de Summerside, située sur la rue Central, Mme Quann fabrique tous ses produits, à partir d’ingrédients naturels (extraits de plantes) regroupés sous la bannière Quannessence Skincare.

L’entreprise vient tout juste de conclure un contrat de distribution avec la compagnie Maritime Beauty Supply.  Jusqu’à présent, les flacons et bouteilles étaient distribués localement et les ingrédients et modes d’emploi étaient imprimés seulement en anglais.  

«Pour pouvoir être distribués dans toutes les Maritimes, nous avons traduit nos instructions, mais comme il n’y avait pas de place sur les bouteilles, chaque produit sera vendu dans une boîte, imprimée en français et en anglais», a expliqué Reid Barnett, directeur général de l’entreprise.  

M. Barnett était content d’annoncer que le développement de l’entreprise avait nécessité l’ouverture d’un nouveau poste et le ministre de l’Innovation et des Études supérieures, Allen Roach, était ravi.  «C’est le but de ce programme, de créer des emplois», a-t-il déclaré.  

Le Pilot and Discovery Fund est une compétition qui permet de trouver et d’appuyer des projets à l’étape du démarrage et qui a de grandes possibilités de succès.  La recherche et le développement peuvent entraîner des coûts de départ importants pour les petites entreprises.  Pour les aider à relever ce défi, ce financement aide à combler la différence entre les coûts de développement engagés et la génération de recettes provenant d’un produit prêt à commercialiser. 

Un total de 10 projets a reçu du financement au terme de la plus récente ronde de sélections dans le cadre du Pilot and Discovery Fund, pour un investissement total de 250 000 $ dans des entreprises de l’Île-du-Prince-Édouard en démarrage. 

L’entreprise Rem-ilator Inc., de Wellington, est l’une de ces 10 entreprises sélectionnées.  Les deux entrepreneurs, Robert Gallant et Elmer Arsenault, ont obtenu 25 000 $ pour poursuivre l’élaboration d’un appareil de désinfection exclusif à l’intention des établissements de soins de santé. 

«On a commencé en février 2013.  On a mis au point un prototype et on continue nos démarches pour tester le mécanisme dans un établissement de santé.  Ça fonctionne avec la lumière UVC.  C’est une lumière qui tue tous les microbes, même les “super bugs” des hôpitaux.»

L’idée vient de Robert Gallant de Summerside.  «J’ai eu cette idée il y a 10 ans.  À cause de ma santé, je vais souvent à l’hôpital.  Mon système immunitaire n’est pas bon et je fais toujours attention de ne rien attraper.  Les poignées de porte sont toujours une source de microbes et je me disais qu’on devrait trouver quelque chose qui les désinfecte automatiquement, complètement et en peu de temps.  Et puis, un jour, l’année passée, Elmer, que je connais depuis longtemps, est arrivé chez  moi et a dit : “On a besoin de trouver une idée qui va nous permettre d’être riche”.  Je lui ai parlé de mon idée, il est allé voir le gouvernement et on a eu de l’assistance, parce que ça répond à un besoin», explique Robert Gallant.  

C’est ainsi que le Rem-ilator 1 a vu le jour, pour désinfecter les poignées de porte à l’aide de puissants rayons UVC.  Ce type de rayons est tellement efficace qu’il sert à désinfecter les lieux ayant été contaminés par le virus Ebola.  

Il reste encore beaucoup à faire avant que le produit soit introduit sur le marché.  En octobre, un nouveau prototype était en construction, afin de préciser le concept et son fonctionnement.  Cette période d’essai-erreur est essentielle au développement d’un produit ou d’un procédé, et c’est souvent la partie qui coûte le plus cher.  «L’argent que nous avons reçu du programme Pilot & Discovery était dépensé bien avant qu’on le reçoive, mais ça nous aide à avancer», conclut Elmer Arsenault.


Robert Gallant (à gauche) et Elmer Arsenault (à droite) regardent le plus récent prototype préparé par Matthew Brown.

- Par Jacinthe Laforest

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