FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La Voie de l'emploi - Octobre 2014

Brian Oulton est le directeur général de l’Association professionnelle des camionneurs de l’Île.  L’industrie a un grand besoin de chauffeurs.  Le 17 octobre, six emplois étaient affichés sur le site Web de l’industrie au www.peits.ca.  En plus de chauffeurs, l’industrie embauche des mécaniciens, des répartiteurs, des techniciens aux pièces, des superviseurs de sécurité et du respect des lois, et bien d’autres.


Bien que notre province soit relativement petite, elle compte environ 250 compagnies reliées à l’industrie du transport, et ces compagnies ont de 2 à 70 camions.  Selon Brian Oulton, directeur du Trucking Sector Council, à l’Île-du-Prince-Édouard, c’est un secteur très important pour l’économie, et il pourrait l’être encore plus, mais les conducteurs ne sont pas assez nombreux.

Selon lui, il y a environ 1  500 chauffeurs en ce moment, et ça ne comprend pas les «chauffeurs propriétaires», qui sont dans une catégorie à part.  «Nous pourrions facilement embaucher 400 chauffeurs de plus, mais nous n’arrivons pas à recruter assez pour compenser les départs à la retraite et la demande croissante pour le transport des marchandises.»

Brian Oulton, lui-même ancien chauffeur, explique que présentement, les conditions du marché sont excellentes pour des emplois en transport, mais il semble que le message ne passe pas bien.  

«Nous faisons régulièrement des rencontres d’informations pour recruter des candidats potentiels.  À chaque rencontre, nous avons entre une et quarante personnes, mais il reste très peu de candidats valables à la fin de la journée, car la profession a des exigences précises.»

Pour devenir camionneur, il faut savoir conduire et il faut avoir un bon dossier de conduite, mais ça ne suffit pas.  À la base, l’industrie recherche des gens honnêtes (pas de dossier criminel), en bonne santé (examen médical requis), et qui savent très bien lire et écrire, peu importe le niveau d’éducation officiel de la personne.  

«Lors de nos rencontres d’informations, nous faisons passer un test pour les compétences essentielles et nous avons parfois des gens qui ont quitté l’école en 7e année et qui savent très bien lire et écrire.  Ce n’est pas une question d’éducation.  Cependant, pour nous, les candidats idéaux sont les jeunes qui ont été à l’université et qui n’ont pas les emplois qu’ils méritent», dit Brian Oulton.

Formation nécessaire

Il y a une seule école de formation en camionnage à l’Île et elle s’appelle JVI.  La formation complète dure 12 semaines et elle coûte environ 1 000 $ par semaine.  Pour Brian Oulton, ces quelque 12 000 $ sont un excellent investissement.  Un camionneur qui commence sa carrière gagne environ 50 000 $ et les salaires montent, selon l’expérience du conducteur.

Même avec de bonnes perspectives d’emplois, il arrive que de bons candidats soient incapables de payer la formation.  Certains programmes du gouvernement provincial peuvent leur venir en aide, surtout si les candidats sont admissibles à l’assurance-emploi.  Dans ce cas, Compétence ÎPÉ peut défrayer jusqu’à 70 % du coût de la formation.   

Les emplois les plus payants, et où la demande est la plus grande présentement, sont les emplois en transport sur de longues distances.  Selon Brian Oulton, le style de vie que ce travail impose ne convient pas à tout le monde, mais il a des avantages.  

«Vous êtes sur la route.  Vous voyez du pays.  Vous rencontrez des gens.  Dans les escales pour camionneurs, vous rencontrez des amis, même si vous ne les connaissez pas.  C’est une communauté où il y a beaucoup d’entraide.  Les camionneurs communiquent entre eux par CB.  Ils donnent et reçoivent des conseils sur les meilleures routes à suivre.  La plupart des chauffeurs ont des radios satellites qui leur permettent d’écouter pas mal n’importe quoi.  La dernière mode, c’est de voyager avec un chien, pour la compagnie et aussi, pour le sentiment de sécurité», explique Brian Oulton, qui a été camionneur, le temps de payer ses études à l’université.  

M. Oulton lance un appel aux jeunes, et aussi, plus particulièrement aux femmes qui peuvent aussi bien conduire que des hommes, à visiter le site Web du PEI Trucking Sector Council, afin de connaître les dates et lieux des prochaines rencontres d’informations, et pour en savoir plus sur une carrière dans les transports.  

Mentionnons que chaque poste de chauffeur crée l’équivalent d’un autre poste pour l’entretien du camion, les chargements et déchargements et l’administration. 

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images