FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 4 juin 2014

Environ deux semaines avant le Forum en immigration économique francophone et la finale provinciale du concours des dragons, la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs, partenaire principal du concours, a changé de nom.  

«Nous avons changé pour quelque chose de plus court et de plus à la mode.  Nous avons relié Futur et Entrepreneur pour faire Futurpreneur», dit Audrey Lafontaine, qui travaille pour l’organisation nationale depuis quatre ans.  

Selon la jeune femme, le nom de «fondation» correspondait plus ou moins au mandat de l’organisme.  En effet, les fondations ont surtout des mandats charitables, tandis que Futurpreneur accorde des prêts qui doivent être remboursés, moyennant un taux d’intérêt de 3 % au dessus du taux préférentiel.  

Futurpreneur existe depuis 1996 et durant cette période, l’organisation a assisté 6 500 entrepreneurs dans la création de 4 750 entreprises et la création de 26 000 emplois, soit en moyenne quatre emplois par entreprises.  

«Nous n’avons pas de statistiques sur le taux de succès de ces entreprises.  Ce que nous surveillons surtout, c’est le remboursement du prêt.  À Futurpreneur, nous vérifions toujours les cotes de crédit des candidats avant d’accorder un prêt.  Et s’il s’agit d’une entreprise impliquant plusieurs personnes, nous vérifions le crédit de chacun.  Selon nous, si une personne a l’habitude de faire ses paiements à temps dans sa vie personnelle, il y a de bonnes chances qu’elle honore les paiements de remboursement de notre prêt.  C’est très important de cultiver très tôt dans la vie de bonnes habitudes, et parfois, de vérifier sa cote de crédit, car il peut s’y glisser des erreurs», dit Audrey Lafontaine.  

Lorsqu’une entreprise reçoit des fonds de Futurpreneur, elle doit obligatoirement travailler avec un mentor pendant deux ans.  «C’est un outil de réussite de plus.  Nous estimons que dans 70 % des cas, le mentorat augmente la réussite.  Nous acceptons tous les domaines d’entreprises, sauf ce qui pourrait porter attente à la santé des gens comme des salons de bronzage, le développement de jeux vidéos violents.  Tout le reste, même les restaurants, un domaine très difficile, sont admissibles», affirme Audrey Lafontaine.  

Mentionnons que Futurpreneur a des partenaires sur le terrain à l’Île-du-Prince-Édouard.  RDÉE Î.-P.-É. est le partenaire officiel francophone, par l’entremise de son agent jeunesse, Stéphane Blanchard.  

Photo du haut : Audrey Lafontaine, de Futurpreneur, discute avec Stéphane Blanchard de RDÉE Î.-P.-É.

- Par Jacinthe Laforest -


L'Île-du-Prince-Édouard en images