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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 21 mai 2014

Mathieu Gallant, lors de sa présentation.

C’est bien connu, dans la mythologie des dragons, que ces derniers aiment dormir sur un lit de pièces d’or et d’argent.  De fait, c’est essentiel à leur survie.   Les dragons modernes aiment eux aussi l’or et l’argent mais leur véritable trésor, c’est le savoir et l’expérience.  

Et c’est ce trésor que cinq jeunes entrepreneurs ont entrepris d’acquérir, dans le cadre du concours de type «Dragons», lancé en marge du Forum en immigration économique qui aura lieu à la fin du mois de mai à Brudenell.

Le 16 mai dernier, les trois dragons, Patrick Villeneuve de Mermaid Marine Products, Bonnie Gallant, directrice générale de RDÉE Î.-P.-É. et Martin Marcoux de la Banque royale ont écouté les présentations de cinq jeunes entrereneurs.  Ils en ont choisi trois pour la finale provinciale, qui aura lieu le 27 mai.  

Ces trois entrepreneurs sont Georgina Bassett, qui veut démarrer un centre de démarrage d’entreprise pour les immigrants, Mathieu Gallant, qui veut démarrer une fromagerie artisanale à Mont-Carmel, et Miguel Arsenault, qui veut agrandir son entreprise Ready2Race, lancée l’an dernier.  

Miguel Arsenault, finaliste 

Miguel Arsenault est un grand sportif et il s’y connaît aussi pas mal en technologie.  Son entreprise combine ces deux talents pour offrir aux organisateurs d’événements sportifs la précision de la puce de chronométrage (chip timing) à un coût concurrentiel.  «L’an dernier, nous avons fait 12 courses durant l’été et cette année, jusqu’à présent, mon entreprise a été réservée pour 22 courses.  Le potentiel de croissance est réel», dit le jeune homme, qui affirme offrir un service meilleur, et bien souvent moins cher, que son seul compétiteur, qui fait plus de 100 courses par année.  

En plus du système physique qui inclut les puces et les lecteurs de puces installés au sol, l’entreprise Redy2Race offre un site Web extrêmement complet où les coureurs et les marcheurs peuvent suivre leurs progrès grâce à un excellent système d’enregistrement en ligne.  L’entreprise de Miguel Arsenault a reçu l’appui de l’APECA.

Georgina Bassett, finaliste 

Georgina Bassett vient tout juste d’obtenir sa maîtrise en administration des affaires.  Son entreprise, VIBE Start Up, est un centre de démarrage d’entreprises pour les immigrants.  Elle même fille d’un immigrant libanais, elle veut donner à la très grande maison familiale une vocation qui permettra de la sauvegarder, tout en offrant un service qui, croit-elle, fait cruellement défaut.  

«Les immigrants ne restent pas longtemps à l’Île.  Moi, je veux les aider à créer des entreprises ici, à créer des emplois, et à s’établir.  Avec mon programme de démarrage de six mois, je veux les accompagner dans leurs démarches de création d’entreprise, les aider à s’adapter à la vie au Canada, à identifier les ressources et les partenaires éventuels», dit Georgina.  

Mathieu Gallant, finaliste

Mathieu Gallant veut créer à Mont-Carmel une fromagerie artisanale.  L’édifice est présentement en construction.  Il est donc très sérieux dans son projet.  C’est lui qui avait amené La petite séduction dans la région Évangéline en 2009.  Entrepreneur dans tous les sens du terme, il a suivi plusieurs formations sur la fabrication du fromage et a même séjourné cinq moins dans une fromagerie réputée d’Europe, grâce à une bourse de la Société nationale de l’Acadie.  

Selon son plan d’affaire, il se donne deux ans pour développer une entreprise viable et atteindre un volume de vente qui permettrait de dégager une marge de profit.  

«Fabriquer du fromage, ce n’est pas long.  Ça prend de quatre à six heures, peu importe qu’on fasse 10 kilogrammes ou une tonne.  C’est après que ça prend du temps, avec l’affinage et l’entreposage.  C’est pourquoi je veux me lancer d’abord dans le véritable fromage en grain, vendu le jour même», dit le jeune homme d’affaire.  

Les deux autres jeunes entrepreneurs étaient Mathieu Arsenault de Cornwall et Racine Diop du Sénégal.  Ce dernier veut créer une agence touristique vers l’Afrique et Mathieu Arsenault vise les énergies renouvelables.  

Les participants au concours ont tous reçu un certificat d’une valeur de 315 $ permettant de suivre un cours au Collège Acadie Î.-P.-É.  Ils ont aussi reçu une carte de membre pour la Chambre de commerce acadienne et francophone, et quelques autres prix.

La demi finale du concours des dragons s’est déroulée par une soirée très ensoleillée, qui marquait le début de la longue fin de semaine de mai.  Le public était petit mais fort intéressé.  

Jeannette Arsenault et Henri Gallant, deux entrepreneurs d’expérience, se sont dit impressionnés par les idées et par l’esprit d’entreprise des jeunes candidats.   

«Le monde des affaires, ce n’est pas facile.  On fait des grandes journées et parfois, on paie nos employés avant de se payer soi-même, mais les récompenses sont nombreuses.  C’est un monde fascinant», ont-ils indiqué, chacun à leur manière.  

Rappelons que le 27 mai prochain, les trois finalistes présenteront leurs projets respectifs à de nouveaux dragons, devant un public composé d’acteurs en immigration et en développement économique de partout au Canada et même d’Afrique, d’Europe et des Caraïbes.  


En plus de gagner son passage vers la finale du concours des dragons, Miguel Arsenault a gagné un chèque-cadeau de 150 $ pour des achats au magasin de UPEI.  Le prix, attribué par tirage, lui a été présenté par Julie Gagnon, de la faculté d’éducation.  


Tous les concurrents ont reçu un chèque-cadeau du Collège Acadie Î.-P.-É. leur permettant de prendre un cours de leur choix.  Donald DesRoches, président du collège, remet sont prix à Mathieu Arsenault (à droite).

- Par Jacinthe Laforest -

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