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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 23 août 2016

Le Café Chez Cartier et le B&B La Petite France situé à Alberton sont deux commerces inspirés de la France, pays d’origine des propriétaires Hubert et Michele Lihrmann.


Le tourisme à l’Île-du-Prince-Édouard connaît une bonne saison selon les entrepreneurs touristiques insulaires. 

À Alberton, le café chez Cartier et le gîte La petite France, qui se trouvent sur la même propriété, sont des endroits touristiques forts appréciés du coin. 

Hubert et Michèle Lihrmann, propriétaires de l’établissement, connaissent un été fracassant. 

«Nous connaissons une saison exceptionnelle.  Nous avons des visiteurs de partout, qui restent de plus en plus longtemps.  Cette année, moins d’Américains que de Canadiens sont en visite en raison du taux du dollar américain.  Beaucoup de Québécois viennent visiter, parce que l’endroit est français.  En termes de chiffres, nous battons notre record», se réjouit M. Lihrmann.

Les Maisons de bouteilles, constructions faites de plus de 25 000 bouteilles de verre avec jardins de fleurs, sculptures d’art et boutique souvenir, sont des attraits touristiques situés à Cap-Egmont, dans la région Évangéline.  Réjeanne Arsenault, fille de feu Édouard Arsenault, le constructeur créatif des maisons de bouteilles, est propriétaire depuis 1988. 

Selon Réjeanne, la saison estivale de cette année se passe relativement bien. 

«Pour nous, c’est toujours la mi-juillet à la mi-août, qui est la période la plus achalandée.  Nous avons eu énormément de gens de partout à travers le monde, et avons reçu des commentaires positifs sur les constructions, sur les jardins, à la fois dans le carnet de visite et en ligne, sur TripAdvisor.  Le niveau de visites est en progression constante depuis quelques années», a expliqué Réjeanne Arsenault.

Toujours dans la région Évangéline, la Coopérative d’artisanat d’Abram-Village, fondée en 1967 sous le nom «La Guilde acadienne», est un attrait touristique de la place.  L’édifice comprend un magasin de produits de l’Île, une galerie de courtepointes et un musée de textiles. 

Lorraine Gallant, présidente de la Coopérative, a expliqué que cette année, le niveau de tourisme est passable, mais pas aussi impressionnant qu’ailleurs à l’Île.  «Nous sommes surpris qu’il n’y ait pas plus d’Américains en visite.  Nous aurions pensé le contraire.  Ce sont surtout des Canadiens qui nous visitent», a affirmé la présidente de la Coopérative.

Au Musée acadien de l’Î.-P.-É. à Miscouche, le taux de visites est encourageant. 

Selon Cécile Gallant, directrice du Musée, il y a une nette augmentation en termes de chiffres. 

«Au mois de juin, nous avons nettement surpassé nos chiffres de l’an dernier.  Le mois de juillet a été plutôt semblable, mais ce mois-ci, jusqu’à présent, nous avons une augmentation de 15 % de visites par rapport à l’an passé», a affirmé la directrice.  «Pour nous, ce sont surtout des gens du Québec, de l’Ontario et des États de la Nouvelle-Angleterre, aux É.-U.», a expliqué Cécile sur la démographie des visiteurs du Musée.

Dans la région de Borden-Carleton, les affaires vont très bien.  Jeannette Arsenault, copropriétaire de «Shop and Play» et «Cavendish Figurine» avec son associé Don Maxfield, se réjouissent du haut taux de visites des touristes cet été. 

«Cette année, nous sommes très occupés.  Il y a définitivement plus de touristes que l’an passé.  D’abord, il n’y a qu’un seul traversier qui se rend en Nouvelle-Écosse.  Les gens utilisent davantage le pont de la Confédération, ce qui a un impact sur nous, qui sommes tout près du pont.   Le dollar américain est plus haut également, donc les Canadiens demeurent au Canada pour leurs vacances, plutôt que d’aller aux États-Unis.  La période d’élections présidentielles a aussi une répercussion sur le tourisme, les Canadiens ont plus la tendance à rester chez eux», explique Jeannette Arsenault, qui pense voir un record cette année en termes d’achalandage touristique.

Le Centre des arts de la Confédération, édifice national et culturel, est un endroit de choix pour les touristes qui souhaitent se divertir. 

Monique Lafontaine, agente de liaison francophone au Centre des arts de la Confédération, assure que l’établissement «connaît un très bel été pour l’instant».  Toujours selon Monique, «le mix des pièces de cet été est apprécié des touristes et des visiteurs».  Les données qui permettent d’affirmer, en chiffres, le taux de visites seront compilées à l’automne. 

À l’est de la province, le site historique national Roma à Trois Rivières offre une programmation et du divertissement bilingue aux visiteurs.  Le site reconstitue le poste de traite et de pêche fondé par Jean-Pierre Roma, un pionnier français ayant contribué au développement de l’Île, au 20e siècle.

Selon Dale Dewar, membre du conseil d’administration de l’organisation, «les chiffres sont définitivement plus hauts», cet été.  Le site est ouvert sept jours sur sept et des visiteurs sont de passage tous les jours. 

«Nous n’avons pas encore compilé nos statistiques de l’été comme la saison n’est pas terminée, mais en se basant sur les impressions du personnel et du conseil, il y a plus de tourisme que l’an dernier, en effet», a expliqué Dale Dewar. 

Sans doute, le plus gros promoteur de tourisme, le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard a vu ses chiffres augmenter comparativement à l’an passé. 

«L’été 2016 a été excellent comparé à 2015.   Nous avons observé une augmentation du nombre de visiteurs dans le parc cette année.  D’ailleurs, le taux d’occupation des terrains de camping de Stanhope et de Cavendish a également augmenté depuis l’année passée», a affirmé l’organisation, qui est couramment en train de finaliser ses chiffres en ce qui concerne le nombre exact de visiteurs dans le parc.

Les aperçus des entrepreneurs et de Parcs Canada laissent croire que l’Île-du-Prince-Édouard, cette année, brise des records.  Les différentes destinations seraient surtout prisées des Canadiens, mais des visiteurs d’ailleurs, également.


Les Maisons de bouteilles à Cap-Egmont ont été construites à l’aide de bouteilles de verre recyclées. il s’agit d’une fierté acadienne de la région Évangéline. 


Le Musée acadien offre une vue d’ensemble sur l’histoire des Acadiens et leur culture.

- Par Érica Cloutier

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