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La Voie de l'emploi - avril/mai 2016


Christiane LeBlanc avoue qu’au secondaire, à l’école François-Buote à Charlottetown, les mathématiques ne lui disaient rien.

«Je n’y comprenais rien, je ne savais pas à quoi ça servait, ça me dépassait.  J’avais des notes de passage, pas plus.»

Christiane LeBlanc n’est pas la seule femme pour qui les maths sont un mystère.   

De fait, les maths sont la bête noire de la plupart des participantes à Trade Herizon, un programme mené chaque année depuis 2010 par le Women’s Network, pour aider les femmes à découvrir des métiers non traditionnellement féminins.

Parce que les maths font partie de presque tous les métiers dits masculins, l’enseignement des maths fait partie intégrante du programme, avec une enseignante spécialisée.   Cela a été très utile pour Christiane LeBlanc.  

«Après ma graduation en 2006, j’ai fait un programme de deux ans au Eastern College, pour travailler avec les jeunes.  Les seuls emplois que j’ai trouvés et qui étaient reliés à mon programme étaient dans un service de garde, et ce n’était pas vraiment pour moi.  J’ai fait d’autres emplois et rien ne me plaisait», dit Christiane LeBlanc.  

Elle avait entendu parler du programme Trade Herizon par des amies qui l’avaient complété et elle a décidé de tenter sa chance.  

«Je correspondais aux critères de sélection, j’étais motivée et je voulais faire quelque chose de différent.  Quand je suis entrée dans l’atelier du travail du bois, j’ai trouvé que ça sentait tellement bon, que j’ai eu un coup de foudre.  Je vais m’inscrire en Cabinet Making (fabrication d’armoires et de meubles) ou en Heritage Retrofitting, un programme qui enseigne les techniques ancestrales de construction.»

Ces deux programmes demandent des connaissances solides en mathématiques, pour savoir calculer les angles, assurer des ajustements parfaits et minimiser le gaspillage.  

Christiane s’est donc inscrite dans un cours de math préparatoire dans le but de poursuivre dans l’un des deux programmes.  

«Je suis très motivée.  J’avais de la difficulté à l’école, mais durant le programme Trade Herizon, j’ai découvert que je comprenais mieux que dans le passé et ça m’a donné confiance.  Je sais que ça ne sera pas facile, mais si je sais à quoi servent les formules et les méthodes de calcul, ça va m’aider», estime la jeune femme, prête à relever ce défi.

Le programme Trade Herizon était financé par Compétences Î.-P.-É., par l’entremise du ministère de la Main-d’œuvre et des Études supérieures, dans le cadre de l’Entente sur le développement du marché du travail Canada – Île‑du‑Prince‑Édouard.

- Par Jacinthe Laforest

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