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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La Voie de l'emploi - février/mars 2016

Germain Arsenault est le coordonnateur des Rendez-Vous de la Francophonie et du programme GénieArts.  Il travaille à la Fédération culturelle de l’Î.-P.-É. depuis trois ans.  Grâce à un programme de Compétence Î.-P.-É., il a découvert un domaine de travail auquel il n’aurait pas pensé.

Si le marché du travail était un terrain de golf, les «trous d’un coup» seraient fort rares.  Imaginez, trouver sa niche dès la fin du secondaire et y rester jusqu’à la retraite, sans dévier, c’est de moins en moins possible ni même souhaité, de nos jours.   

Germain Arsenault est le témoin de son époque pour ce qui est de sa façon de naviguer dans le monde de l’emploi.  Il a commencé par un baccalauréat qu’il décrit comme «général».

«J’ai fini l’école secondaire à l‘école Évangéline puis je me suis inscrit en administration à Moncton.  J’ai fait un bac en administration avec une concentration en marketing, mais j’ai toujours considéré que c’était plus une formation générale qu’une vraie spécialité.  Dans ce temps-là, je me voyais avec ma propre entreprise.  Je n’ai pas abandonné cette idée, mais pour l’instant, j’ai été entraîné ailleurs».

Fort de son baccalauréat en administration, Germain est revenu à l’Île et pendant quelques années, il a fait de la suppléance dans les écoles de la Commission scolaire de langue française.   

«J’aimais ça, j’ai même pensé retourner aux études pour faire mon bac en éducation, mais j’ai changé de direction quand on a attiré mon attention sur deux postes qui s’ouvraient à la Fédération culturelle.  C’étaient des contrats de six mois, avec Compétence Î.-P.-É.  J’ai envoyé mon CV pour les deux postes et j’ai pris celui de coordonnateur de ManifestJeunesse, un projet de 2014.  J’ai commencé en juin 2013 et pour différentes raisons, le projet s’est poursuivi au-delà des six mois.  Trois ans plus tard, je suis encore à la Fédération culturelle».

Germain avoue que le monde de la culture a été pour lui une découverte.  Comme tout le monde, il écoutait de la musique, regardait des films et des peintures comme des produits finis.  

«Je comprends mieux maintenant le travail des artistes, les efforts qu’ils doivent faire pour se faire connaître, pour obtenir des fonds, pour se perfectionner, les obstacles qu’ils rencontrent, et quand on peut les aider dans leur cheminement, c’est très valorisant», soutient Germain Arsenault.  

Il donne pour exemple le projet ManifestJeunesse, qui a été présenté en novembre 2014 à Charlottetown et ailleurs dans la province, en collaboration avec Jeunesse Acadienne et Î.-P.-É. 2014.  

«Ce projet a eu un grand impact.  Les jeunes auraient voulu qu’on fasse ça chaque année, parce que ça leur a permis de mieux se connaître d’une région à l’autre,  d’explorer des techniques et d’être encadrés de façon professionnelle.  On n’a pas pu recommencer, mais on trouve toujours quelque chose pour stimuler nos jeunes».

Les prochains Rendez-vous de la Francophonie, que Germain Arsenault coordonne, seront une belle occasion pour les jeunes de tous les âges de montrer leur engagement à la communauté.  

Germain aime bien son travail à la Fédération culturelle.  Il apprend de nouvelles choses et applique ses connaissances.

«Je garde tout de même un œil sur les offres d’emploi, car ici, je vis de contrat à contrat.  J’aimerais plus de stabilité.  Je garde l’esprit ouvert et je n’abandonne pas l’idée d’avoir une entreprise un jour».

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