FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
La voie de l'emploi - oct/nov 2015

Marissa VanWiechen, de Montague estime que grâce au programme PERCÉ, elle a acquis une expérience qui l’a aidée à décrocher un poste.  

Durant l’été 2015, 25 étudiants ont pu faire un stage rémunéré dans un véritable emploi, dans un domaine relié à leurs champs d’études, grâce au programme PERCÉ de RDÉE Î.-P.-É.

Une de ces stagiaires était Marissa VanWiechen, de Montague.  Issue du programme d’immersion française, Marissa est parfaitement bilingue et elle a décroché son tout premier contrat en enseignement du primaire, à l’école élémentaire de Saint-Louis, dans la région Prince-Ouest.  

«Lorsque j’ai fini ma 12e année, j’ai poursuivi mes études en français et j’ai passé mon baccalauréat en enseignement à l’Université de Moncton.  Le programme était bon et je voulais être poussée à apprendre et à vivre en français», a expliqué Marissa VanWiechen dans un excellent français.  

Durant ses études, elle s’est spécialisée en enseignement au secondaire.  Elle a pourtant décroché un poste en 1re et 2e année.  

«Je pense que c’est mon expérience de cet été qui m’a aidée à décrocher ce poste.  Grâce à PERCÉ, j’ai travaillé tout l’été avec des jeunes élèves, comme tutrice pour la Litteracy Alliance.  J’ai adoré travailler avec les jeunes enfants et cela m’a donné confiance et lorsque j’ai ajouté cette expérience à mon CV, cela a attiré l’attention de la English School Board.»

Dans sa classe à aire ouverte, il y a 20 élèves en tout, de 1re et de 2e année.  «Jusqu’à présent, la grande différence avec le secondaire est la gestion de la classe.  Et aussi, le fait que les élèves qui arrivent en 1re année ne parlent pas beaucoup le français, surtout après les vacances d’été.  J’adore enseigner et je pense que mon stage avec PERCÉ m’a aidée à obtenir ce travail», a indiqué la jeune femme, qui habite dans la région de Summerside.  

Presque à mi-chemin entre Saint-Louis et Summerside, il y a une entreprise qui se démarque : Trout River Industries.  C’est là que Gisèle Gallant a trouvé un emploi d’adjointe bilingue au marketing.  

Même si, en raison de sa clientèle cible, PERCÉ fonctionne surtout l’été, il arrive que des exceptions soient faites et c’est ce qui est arrivé pour ce poste à Trout River Industries.  

«C’est un coup de chance d’avoir entendu parler de ce nouveau poste avant d’avoir terminé mon emploi avec l’Exposition agricole et le Festival acadien de la région Évangéline.  J’aurais sans doute attendu d’avoir fini mon travail de coordonnatrice avant de chercher un autre poste.  Et celui-ci m’aurait glissé entre les doigts», dit la jeune femme, qui est visiblement heureuse dans son nouvel emploi.  

«La compagnie n’a que 15 ans, mais déjà, elle est bien connue.  Lorsque je travaillais  dans l’Ouest, dans le transport des roches sur les gros chantiers de construction, je voyais souvent le logo de Trout River et je ressentais de la fierté de savoir que ça venait de l’Île, et maintenant, je travaille ici».

Gisèle Gallant a terminé son secondaire à l’école Évangéline en 2008 puis elle a suivi un programme de deux ans en gestion de sports et de loisirs avec des cours en marketing à Holland College.  Elle a obtenu quelques contrats dans ce domaine et c’est ce travail qui l’a d’abord amenée en Alberta.  Par la suite, elle a commencé à travailler dans le transport des roches sur les gros chantiers.  «Je n’allais jamais sur les routes alors je n’avais pas besoin de permis spéciaux.  Mais j’avais envie de revenir à l’Île, et j’attendais le bon moment».  

En décembre 2014, elle est revenue s’établir dans sa région natale.  Après quelques mois de pause, elle a décroché le poste de coordinatrice de l’Exposition agricole et le Festival acadien de la région Évangéline. Elle travaille maintenant à Trout River Industries.    

«Ici, j’utilise vraiment ma formation en marketing et mes habiletés en communication.  Chaque jour, j’ai une région du pays à contacter et même des États-Unis.  Je cherche des entreprises dans l’enlèvement de la neige, le transport de roches, de sable, des compagnies de construction routière, je les appelle, je leur parle des produits de Trout River et je leur offre de leur envoyer le dépliant de la compagnie.  Mon but, c’est d’envoyer 25 dépliants par jour, après avoir établi le contact.  Et ça marche.  Cette semaine, j’ai appris qu’un de mes contacts avait permis de vendre trois remorques.  Et je suis fière de cela», dit la jeune femme.  

Le poste que Gisèle occupe est un nouveau poste permanent à Trout River Industries.  Grâce à PERCÉ, la compagnie reçoit une partie du salaire de la stagiaire pendant 12 semaines.  

Trout River Industries compte environ 75 employés qui fabriquent des remorques à fond mobile pour le transport de matières comme la neige, le sable, et tout ce qu’il y a entre les deux.  Plusieurs Acadiens y travaillent, notamment Mathieu Gallant, gérant des ventes, et Annie Gallant, qui fait le contrôle financier.   

RDÉE Î.-P.-É. espère pouvoir continuer à agrandir le programme.  «Nous visons 30 participants l’été prochain.  Aussitôt que les détails seront approuvés, on commencera le recrutement au tout début de la nouvelle année», ont confirmé les dirigeants de l’organisme.

Selon l’agent de communication, Raymond J. Arsenault, le programme ne cesse de capter l’attention des autres RDÉE du pays.  Certains montrent qu’ils seraient intéressés à lancer un programme semblable dans leurs régions.  Le RDÉE ÎPÉ se fait un plaisir de partager ses expériences avec ceux-ci.


Gisèle Gallant a commencé récemment un emploi d’adjointe bilingue au marketing chez Trout River Industries, avec l’appui de PERCÉ.

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images