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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 24 septembre 2015

Erma Caissie-Richard, Kathy Massoud, Sangita Patel et Elina Mida, toutes d’Ottawa, ont eu bien du plaisir à découvrir les secrets de la palourde de basse, le samedi 19 septembre, à la plage de Mont-Carmel, dans le cadre du festival Clammin N’ Jammin.  


L’événement annuel Clammin N’ Jammin, intégré dans le grand festival provincial des Saveurs d’automne, a été augmenté cette année de deux activités de musique et d’interprétation de la palourde de basse.  

Le vendredi 18 septembre, les convives ont été accueillis à la Salle paroissiale de Mont-Carmel au son de la musique locale.  Ils ont aussi pu se familiariser avec le fin goût de la palourde.  

Puis, le samedi 19 septembre en après-midi, à la plage de Mont-Carmel, des personnes d’ailleurs et de la communauté ont mis les pieds à l’eau pour aller pêcher des palourdes.  Comme nous n’étions pas en période de grande marée, les braves pêcheurs se sont rendus loin dans l’eau pour trouver un banc de sable propice à la récolte.  

À la grande surprise des connaisseurs locaux, les palourdes ont été très faciles à récolter.  Elles étaient simplement posées sur le sable.  Il suffisait de la cueillir, sans même utiliser les râteaux.  

En un peu plus d’une heure, les pêcheurs ont cueilli une centaine de grosses palourdes de basse, sans trop d’effort.  Lorsque le signal du retour à la grève a été donné, car la marée montait, certains avaient envie de rester plus longtemps.  Il faut dire que l’eau était agréablement rafraîchissante par cette très belle journée d’automne.  

De retour à la grève, après de nombreuses photographies avec les trophées de pêche, une dégustation de mets aux palourdes était organisée.  Les mets avaient tous été préparés par Célina Arsenault.  «J’ai fait des pâtés aux palourdes, des croquettes aux palourdes, de la trempette et différents autres mets», a indiqué la spécialiste.  

Mais le clou de l’activité a été lorsque Angie Cormier, principale organisatrice de l’activité et spécialiste de la palourde, a entrepris d’expliquer la vie de la palourde.  

«C’est un animal très complexe malgré son apparence simple.  Il peut vivre très longtemps.  Des chercheurs ont découvert une palourde qui a vécu jusqu’à 500 ans».

La palourde de basse a des prédateurs naturels, comme les oiseaux et les renards, mais aussi, les humains, qui les récoltent et les mangent.  

Pour ce qui est d’apprêter et de manger les palourdes, chaque famille a ses méthodes préférées.   La plupart, cependant, attendent 24 heures avant de faire quoi que ce soit.  En effet, lorsqu’on cueille l’animal, il est en général plein de sable, dont il se vide progressivement en faisant entendre des sortes de crachement.  

Puis, on peut les faire cuire à la vapeur et les mettre en bocaux ou encore, les manger immédiatement.  D’autres les ouvrent crues pour les mettre directement en conserve, pour être dégustées plus tard.  

Elles se mangent aussi crues.  D’ailleurs, durant la dégustation, des bénévoles ont ouvert une palourde vivante et ont distribué des morceaux à ceux qui voulaient y goûter.  Les murmures d’appréciation se sont fait entendre.  

Mais une surprise attendait les participants.  Les palourdes ont un pied ou une langue, selon l’appellation qu’on préfère, qui leur sert à se déplacer et à creuser dans le sable.  Lorsqu’on met un peu de sel sur le rebord de la coquille, on assiste à un curieux ballet organique, qui ne donne pas du tout envie de manger l’animal.  


Les participants n’ont pas hésité à se mouiller pour aller cueillir les palourdes.


De retour sur la grève avec leurs trophées, les participants ont tenu à immortaliser leur pêche.


Kathy Massoud et Elina Mida ont goûté avec beaucoup de plaisir les mets préparés par Célina Arsenault.

- Par acinthe Laforest

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