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Le 2 septembre 2015

Lors du dernier spectacle à Mont-Carmel, on pouvoit voir Paul D. Gallant Isabelle et Danielle Saunders, Cassie et Maggie MacDonald et Max Keenlyside (au centre au dernier rang) entouré du coordonnateur Christian Gallant (à gauche) et d’Edmond Gallant, président de la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel.


Christian Gallant, coordonnateur de la série de spectacles de la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel, vient de terminer sa 8e saison et il est très heureux des résultats.  

Le dimanche 30 août se tenait le tout dernier spectacle de la saison, mettant entre autres en vedette le chanteur et comédien Paul D. Gallant et le pianiste Max Keenlyside.  

«Durant cette saison, nous avons eu en moyenne environ 192 personnes chaque soir de spectacle, dans notre salle qui contient 200 places.  On peut donc dire que nous avons joué à pleine capacité chaque semaine.  C’est la 8e saison, les gens nous connaissent et nous recommandent.  Le bouche à oreille fait des merveilles».

Christian Gallant se réjouit, mais est tout de même un peu surpris de la popularité des spectacles de Mont-Carmel.  Selon le sondage réalisé par un des journaux quotidiens de l’Île, la série de Mont-Carmel a été préférée, dans une proportion de 32 %, à d’autres divertissements du comté de Prince, tels le théâtre Harbourfront (18 %) et le Festival Indian River (16 %), toujours selon ce sondage.  «Je n’étais pas au courant de ce sondage et pour nous, c’est une excellente nouvelle.  Ça veut dire que le public apprécie ce que nous faisons.  Nous vendons nos billets 10 $ et pour ce prix, les gens voient quatre spectacles d’artistes connus et moins connus, et dans tous les styles de musique.  Nous avons du jazz, du blues, du traditionnel acadien, de la chanson dans tous les styles, aussi, et j’aime aussi ajouter de nouveaux artistes, pour les faire connaître.  Cette année, sur 33 groupes et artistes que nous avons présentés, 14 étaient des nouveaux venus dans notre série», indique Christian Gallant.  

Sans surprise, les spectateurs viennent majoritairement de l’Île, mais vraiment, de partout de l’Île.  Cependant, environ 30 % du public vient d’ailleurs.  Le soir du dernier spectacle, il y avait des gens d’Hawaï, du Colorado et d’ailleurs au Canada.  Cet été, les gens sont venus des Maritimes, de l’Ontario, du Québec, de l’ouest du Canada, des États-Unis, de la Suisse, de la Corée, de l’île de Mans et de bien d’autres endroits.  

Cette année, la Coopérative de développement culturel et patrimonial de Mont-Carmel a fait des progrès financiers, en ajoutant deux bailleurs de fonds à son régime habituel : le Bureau du Québec, et Patrimoine canadien.  La province de l’Île-du-Prince-Édouard était de retour avec sa contribution très appréciée.  

«Nous avons aussi recherché des commanditaires pour chaque spectacle, en plus d’avoir deux commanditaires principaux pour la série : La Caisse populaire Évangeline Central et la station de Radio Océan 100.  Dans notre partenariat, ils faisaient sept commerciaux par semaine et parlaient un peu des artistes.  Ça très bien fonctionné», décrit Christian Gallant.  

L’industrie musicale a très peu de secrets pour Christian Gallant qui a étudié et travaillé longtemps dans ce domaine.  Il a inscrit la coopérative sur le site Web Sonic Bids, où des artistes et des diffuseurs affichent leurs besoins et disponibilités pour des spectacles.  «Nous n’avons évidemment pas les moyens de payer des déplacements de New York jusqu’à Mont-Carmel, mais si quelqu’un est de passage dans les Maritimes, nous les encourageons à nous envoyer leur dossier électronique et nous demandons 5 $ pour traiter le dossier.  Cela nous permet d’avoir ceux qui sont vraiment intéressés et cela nous fait un petit revenu aussi», dit Christian Gallant.  

Les artistes sont toujours très heureux de venir jouer à Mont-Carmel.  «Meaghan Blanchard est une de nos habituées ici et elle m’a envoyé un message récemment pour me dire à quel point elle s’était sentie bien accueillie.  Les artistes en général trouvent que le public est là pour les écouter et ils se sentent respectés», ajoute le coordonnateur Christian Gallant.  


Les soeurs Cassie et Maggie MacDonald de la Nouvelle-Écosse.(Photo : M.E.)

- Par Jacinthe Laforest

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