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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 10 juin 2015

Lors du lancement des mémoires d’Aubin-Edmond Arsenault, en ouverture du Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard, on voit, de gauche à droite, Jacques Ouellet de la maison d’édition La Grande Marée, Yolande Painchaud, initiatrice du projet et petite-nièce d’Aubin-Edmond Arsenault et Georges Arsenault, qui a complété la traduction et qui a assuré la publication du livre.


Le lancement du nouvel ouvrage de Georges Arsenault, Mémoires de l’honorable Aubin-Edmond Arsenault, a eu lieu le jeudi 4 juin en ouverture du Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown.  

Cet ouvrage fait découvrir un Acadien, un petit gars d’Abram-Village, qui a fait son chemin dans les hautes sphères de la société, à Londres, en Afrique du Sud et à Charlottetown, et qui a en plus, laissé des écrits pour la postérité.  

Ce livre a donc pris naissance il y a longtemps, lorsqu’Aubin Edmond Arsenault a entrepris de publier ses mémoires sous forme de chronique, dans les pages de The Guardian.  La popularité de cette série était telle que le journal a alors décidé de la publier dans un recueil.  Et c’est justement ce recueil qui s’est un jour, retrouvé dans les mains de Yolande Painchaud des Îles-de-la-Madeleine.  

«J’ai toujours été fière de mes origines acadiennes et de mon lien de parenté avec Aubin-Edmond Arsenault, qui était mon grand-oncle.  Je l’appelais mon oncle Aubin, comme le faisait ma mère.  J’ai pris soin de ma mère les cinq dernières années de sa vie et c’est pendant cette période que j’ai découvert le recueil.  Et j’ai aussi appris que ma mère avait traduit les deux premières pages en français.  En lisant les mémoires de mon oncle Aubin, j’ai réalisé qu’il fallait faire quelque chose avec cela», a raconté Yolande Painchaud, lors du lancement.  

Avec l’aide de sa sœur Madeleine, qui habite à Montréal, Yolande a entrepris de traduire le texte en français, de leur mieux.  Puis, Yolande a communiqué avec Georges Arsenault pour discuter du projet et en savoir le potentiel.  

«J’ai accepté tout de suite», a lancé Georges Arsenault.  «J’ai été impressionné par la vie et la carrière de ce jeune homme, né en 1870 dans une famille privilégiée, il faut le préciser, mais tout de même, il a fréquenté la haute société de son époque.  Il a même entendu Caruso en concert.  Pendant qu’il faisait un stage en droit à Londres, son patron lui a confié, à 28 ans, une mission en Afrique du Sud.  Son livre raconte des anecdotes là-dessus et sur une foule d’autres événements de sa vie.  Il était même aux funérailles de Georges-Étienne Cartier, il a été président de l’Association nationale de l’Assomption, il a été le président fondateur de l’Association touristique du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard.  Nous sommes chanceux d’avoir ces mémoires, car très peu de premiers ministres en ont laissé», a précisé Georges Arsenault.  Rappelons qu’Aubin-Edmond Arsenault a été le premier premier ministre acadien au Canada, ayant terminé le mandat de son prédécesseur.  

Le directeur de la maison d’édition La Grande Marée, Jacques Ouellet, a accepté tout de suite de s’associer au projet proposé par Georges Arsenault et ses collaboratrices.   

Mentionnons que grâce à un soutien financier de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, le prix de vente du livre a été réduit de quelques dollars, afin de permettre au plus grand nombre d’acheter le livre et surtout, de découvrir la vie de cet honorable Acadien.  

- Par Jacinthe Laforest

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