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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 3 décembre 2014

Dans cette scène, les religieuses parlent des femmes qui ont choisi de se consacrer à Dieu et aux autres en prenant le voile.  Elles ont aussi démontré que des femmes pouvaient assumer des postes de leadership et faire des études très poussées.  De gauche à droite, Holly Perry, Leona Perry, Claudette LeClair et Betty Pitre.


Actions Femmes Î.-P.-É. a confié à Eileen Chiasson-Pendergast la belle tâche d’écrire une pièce de théâtre à partir du livre «Acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard: Trois siècles d’action.»  

La première représentation de la pièce a eu lieu le mardi 25 novembre à DeBlois et encore une fois, la dramaturge a livré une pièce intelligente, remplie de musique et de messages.  

L’une des plus jeunes comédiennes de la pièce, Holly Perry, en 10e année à l’école Pierre-Chiasson, avoue avoir appris beaucoup de choses sur la vie des femmes qui l’ont précédée.  «On n’a pas toujours été traitées avec égalité.  Si j’ai un souhait pour ma génération et les prochaines, c’est que les jeunes filles et les femmes aient le courage de faire ce qu’elles veulent et qu’elles gardent confiance en elles», dit la jeune femme, qui veut étudier en sciences vétérinaires.  

Karine Gallant, coordonnatrice d’Actions Femmes, est très satisfaite de la pièce et de la réponse du public à cette première représentation.  «Eileen a fait un énorme travail et la pièce est remarquable.  Nos objectifs avec ce projet, c’était de présenter l’histoire des Acadiennes de l’Île d’une manière agréable, non académique tout en étant pédagogique.  Je suis certaine que tout le monde a appris quelque chose ce soir», dit Karine Gallant.

Ce qui est certain, c’est que la pièce a suscité des émotions.  Maurice Poirier a été touché par l’ensemble de la pièce et a apprécié les progrès accomplis dans la communauté en général, mais il a surtout été touché de retrouver sa grand-mère, Maggie Chiasson, la raconteuse.   

La femme de Maurice, Kathleen, ne parle pas français et pourtant, elle a tout saisi.  «Je pouvais voir la fierté des comédiennes de livrer cette histoire.  Et à la fin, lorsqu’elles disent, comme dans la chanson d’Angèle Arsenault, que l’histoire n’est pas finie, c’est exactement cela.  Les jeunes vont continuer», a dit Kathleen Poirier, avec confiance pour les prochaines générations.  

Ivan Chiasson, le frère d’Eileen, a lui aussi vu la pièce.  «J’ai même vu la photo de ma mère, Marie, qui faisait l’école.  Je me suis reconnu sur la photo.  Je n’avais pas vu cette photo depuis des années», a-t-il dit.   

La pièce de théâtre s’inspire largement du livre publié en 2011 par Actions Femmes.  «Tout est là», a lancé Eileen Chiasson Pendergast.  «J’ai organisé l’information de la même manière que dans le livre, en commençant par les pionnières et en passant par les différents secteurs d’activité des femmes : l’éducation, la religion, la santé, la famille et tous les autres sujets.  Et à chaque chapitre, j’essaie d’introduire l’idée du progrès», a expliqué la dramaturge.  

La pièce de théâtre a aussi été présentée le 1er décembre à Abram-Village.  «Notre intention, c’est de la présenter dans toutes les régions.  Nous allons annoncer les dates prochainement», a indiqué Karine Gallant.  

La jeune femme se réjouit de la pièce de théâtre et croit que d’autres formes d’art pourraient être exploitées pour véhiculer les messages à la jeune génération.


La pièce de théâtre s’ouvre avec Freda Bénard, dans le rôle d’une grand-mère qui aide deux jeunes filles, Keelin Wedge et Hannah Williams, à comprendre comment la vie des femmes a changé au fil des années, pour un travail scolaire.


À l’usine de poisson, les femmes travaillent dur et sont moins bien payées que les hommes, même si elles font du meilleur travail.  De gauche à droite, Hélène Arsenault, Nicole Buote, Angela Pendergast et Louise Arsenault.  


- Par Jacinthe Laforest

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