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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 26 novembre 2014

Le Sommet de guitares a permis de découvrir le talent de Marc Arsenault, guitariste à la droite de la photo.


Le spectacle devant public de l’événement Manifest Jeunesse a été un grand succès et une source de surprise pour bien des membres du public, qui a découvert des talents déjà formés, dans des corps d’adolescent.  

«Le Sommet de guitares, la toute fin du spectacle valait à lui seul le prix du billet», a indiqué Michelle Blanchard, la présidente de l’organisme qui a initié le projet.  Plus sérieusement, elle a indiqué à quel point voir de jeunes talents ainsi présentés la rassurait pour l’avenir.   

«Parfois, je suis inquiète pour l’avenir des arts à l’Île, et après ce fabuleux spectacle, je suis beaucoup moins inquiète.  Je pense qu’on est sur la bonne voie», a indiqué la présidente de la Fédération culturelle.  

Alors que tous les numéros étaient parfaits, on ne peut nier que la véritable surprise de la soirée a été le talent de guitariste de Marc Arsenault, fils de Roger et Paulette Arsenault.   Avec ses notes et sa dextérité, il a ébloui la foule rassemblée ainsi que les autres guitaristes sur la scène.  

Les gens qui le connaissaient dans la salle savaient à quel point jouer en public l’intimide.  «Je pense que ça fait seulement deux fois qu’il joue en public», a dit Élise Arsenault, assise au premier rang avec sa tablette pour filmer tout ce qui se passait.  Pastelle LeBlanc, l’une des créatrices du spectacle, était, elle aussi très heureuse d’avoir déniché ce talent.  «Nous n’avions jamais entendu parler de lui.  Nous l’avons trouvé par YouTube», a dit Pastelle LeBlanc.

À la fin du premier des deux spectacles, les jeunes artistes rejoignaient leurs parents remplis de fierté.  Annette Richard était venue pour voir sa nièce, Jennie Richard.  «Moi, j’étais dans le groupe 112 accords.  On a chanté Joli Cœur.  C’était vraiment le fun de jouer ensemble», a dit la jeune femme.  

Sa collègue dans le groupe, Mélanie Arsenault, était elle aussi très contente de l’expérience.  «On est toutes des musiciennes et on se connaît toutes, mais c’est la première fois qu’on joue toutes en groupe, et je pense qu’on pourrait jouer encore parce qu’on s’accorde bien», a dit Mélanie, qui était aussi très contente d’avoir travaillé avec Vishten, qui est «son idole».  

Dans le spectacle, il y avait des jeunes de plusieurs régions, et en plus des arts de la scène, les arts visuels ont été intégrés au spectacle.  Avec l’artiste visuelle Norah Pendergast, des élèves de 9 à 13 ans de l’école Évangéline et de l’école Saint-Augustin, quelques élèves de l’école François-Buote et des élèves de l’école La-Belle-Cloche ont peint des toiles pour représenter chaque artiste sur scène.  

«En tout, les élèves ont créé 22 toiles.  J’ai obtenu une photo de chaque artiste, je l’ai manipulée un peu et je l’ai imprimée.  Puis, avec un système de carrelage, les élèves ont transféré les images sur des toiles et ont peint dans un style qui rappelle celui de Andy Warhol, et cela a été très réussi», a indiqué Norah Pendergast.  

Philippe LeBlanc est un grand supporteur des arts chez les jeunes.  «C’est une bonne initiative parce que ça donne à des jeunes l’occasion de se produire sur scène, de travailler avec des professionnels, et de se faire entendre.  Je fais l’éloge de la Fédération culturelle, dont je suis membre, pour avoir mis sur pied ce projet et je remercie les bailleurs de fonds d’avoir répondu à l’appel», a indiqué Philippe LeBlanc.


Le groupe «112 accords».


Judy Yun, violoniste et artiste visuelle, Norah Pendergast et Annie Kitson, pianiste et artiste visuelle.


Pendant le numéro de clôture, les jeunes ont interprété une chanson de Angèle Arsenault.


Chloé Arsenault dans un extrait de la pièce de théâtre «Acadiennes d'hier et d'aujourd'hui».


Les Steppeuses dans un numéro de Gumboot.


Mélissa Molyneaux dans «Je t'aime encore» de Céline Dion.


Le groupe «112 Accords» dans la chanson Joli coeur.


Joey Kitson dans «Amène le vent» de Ronald Bourgeois.


Une des scènes du numéro d'ouverture, le Slam du nez rouge inteprété par Josée Gallant.


Pendant le numéro de clôture.  Remarquez Annie Graham habillée en concierge qui a fait plusieurs numéros de comédie entre les numéros musicaux de façon à introduire les oeuvres d'art visuel réalisées par les élèves.


Pendant le Sommet de guitares.  De gauche à droite, Jonathan Arsenault, Zakk Cormier, Jesse Périard et Marc Arsenault, ainsi que Caleb Gallant au bodhran.


Chloé Arsenault dans «Je l'aime à mourir». de Francis Cabrel, accompagné de Mylène Ouellette au piano.


Les soeurs Conny et Judy Yum dans le «Concerto pour deux violons» de Jean Sébastien Bach.


Pendant le numéro de clôture.


Pendant le Sommet de violons, la jeune danseuse Shona Arsenault a ébloui la foule.


Ryan Rix du groupe Paquet de Cordes dans une chansson de Ryan Rix : La dernière fois.


La chanteuse du groupe NÉO.  Ce duo de la Nouvelle-Écosse s'est joint à l'expérience Manifest Jeunesse.

- Par Jacinthe Laforest

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