FacebookTwitterRSS

 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 27 août 2014

Sur la scène au Resto-Bar «La trappe» du Village musical acadien d’Abram-Village, nous voyons Jeanette Arsenault accompagnée de son oncle Jacques au violon lors d’un souper spectacle spécial lundi dernier.  


Il suffit d’écouter quelques paroles des chansons de l’album «Acadie ODYSSEY», qui a paru l’an dernier, pour savoir que Jeanette Arsenault, une chanteuse de Belleville en Ontario, mais d’origine acadienne, est fière de son héritage et de ses racines acadiennes.  Après tout, cette chanteuse est une «Joe Bibienne», alors pendant son passage à l’Île-du-Prince-Édouard, il est donc naturel qu’elle se laisse inspirer par ses origines acadiennes. 

Cette inspiration devient évidente sur scène et lui a permis de présenter quatre merveilleux spectacles lors de son séjour à l’Île la semaine dernière.  Trois de ces spectacles ont eu lieu dans la Zone des célébrations dans le cadre de la Fête nationale de l’Acadie, à Charlottetown et le suivant était le lundi 18 août, sous la forme d’un souper spectacle acadien au Resto-Bar «La trappe» d’Abram-Village. 

Depuis le lancement de son disque acadien, qui propose des chansons, de la poésie et des reels, Jeanette Arsenault s’emploie à sensibiliser et à partager les nombreuses merveilles de la culture acadienne et sa signification importante au Canada.  «En 2013, j’ai fait une tournée de 8  600 km en 25 jours, visitant 25 lieux acadiens partout à travers les Maritimes», a-t-elle partagé lors d’un entretien. 

 «Depuis cela, j’offre régulièrement des spectacles intitulés «I’m an Acadian-Canadian, eh!» en Ontario, tous à guichet fermé.»  Nièce d’Angèle Arsenault, la défunte étoile acadienne, Jeanette arrive récemment du Congrès mondial acadien où elle a chanté l’hymne national Ave Maris Stella devant plusieurs milliers de personnes en plus d’invités distingués tels que le premier ministre du Canada. 

Pendant ces spectacles réguliers, Jeanette anime et raconte en anglais, puisque son objectif est d’offrir aux anglophones une explication et un aperçu de la culture acadienne qu’elle connaît si bien. 

Cependant, elle chante également des chansons en français, avec de la musique interprétée au piano, au violon et aux cuillères afin d’ajouter une petite touche spéciale.  Parfois, elle offrira même quelques pas de gigue pour ceux qui s’intéressent véritablement à cette culture intrigante.  

«Je me considère comme un pont entre les Acadiens et les anglophones», ajoute-t-elle.  «Je profite de cette façon pour garder ma langue et ma culture vivantes, car ça n’a pas toujours été facile.» 

Ayant passé la majorité de sa vie en Ontario, Jeanette avoue avoir presque perdu sa langue française et son dialecte acadien, mais avec beaucoup de travail, elle les a retrouvés, ce qui la rend encore plus fière et respectueuse. 

«C’est très spécial de jouer à Abram-Village.  À l’extérieur de cette pièce où je chante ce 18 août, on trouve ma grande maison familiale, la coopérative d’artisanat que mon grand-père a construite, le terrain où j’ai joué…»  

Mme Arsenault est très heureuse et a toujours hâte aux retrouvailles familiales qui l’attendent chaque fois que ses pieds foulent cette terre rouge.  

Pour son spectacle du 18 août, elle était accompagnée de son oncle Jacques, qui est bien connu pour son talent au violon.  «Je trouve que “mononcle” Jacques joue juste comme mon grand-père et ses sons reflètent ceux de mon enfance, doux et festifs. C’est toujours un grand plaisir de me retrouver sur scène avec lui.» 

Évidemment, les spectacles qu’offre Jeanette Arsenault chez elle à l’Île-du-Prince-Édouard sont un peu différents de ceux qu’elle propose normalement à ceux qui cherchent à connaitre sa culture.  

Au lieu d’agir comme un outil d’éducation et sensibilisation à l’Acadie, elle a offert plutôt un party de cuisine traditionnel comme dans le bon vieux temps, bien reçu par tous ceux qui y ont participé.

- Par Taylor Arsenault

L'Île-du-Prince-Édouard en images