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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 13 août 2014


En tant que musicienne, Louise Arsenault a travaillé sur des centaines de projets.  Violoneuse énergétique qui a fièrement représenté la musique traditionnelle acadienne pendant une dizaine d’années avec le groupe légendaire Barachois, elle s’est fait connaître un peu partout à travers le monde.  Elle a participé, pour n’en nommer que quelques-uns, au montage d’innombrables spectacles professionnels,  dans les dernières années telles qu’avec Les Girls, Gadelle ainsi qu’en duo avec Hélène Bergeron.  

Mais, il y a un projet musical qui lui a été très spécial d’une différente manière. 

Depuis quelques années, Louise Arsenault, en compagnie de ses trois enfants, Angie, Melissa et Jonathan, travaille soigneusement à la création d’un album de musique.  Sous le titre maintenant connu le Projet Roots, ces descendants de la famille des Jos-Narcisse ont mis leurs forces musicales ensemble pour créer quelque chose de durable et de grande qualité.

«Je me trouve tellement chanceuse d’avoir eu l’opportunité de faire un album avec mes enfants», reconnaît Louise Arsenault.  «J’ai beaucoup aimé tout le processus, mais particulièrement lorsque nous avons passé une pleine semaine ensemble au Centre Goéland pour l’enregistrement.  C’était en novembre dernier.  Il y a eu des souvenirs de famille créés très spéciaux pendant cette semaine-là et c’est quelque chose que je n’oublierai jamais.»

Le Projet Roots a été subventionné par un appui financier de nombreux «fans» qui ont supporté l’idée du projet dès le début.  Presque 300 personnes ont donné gracieusement afin de permettre à la famille de réaliser ce rêve d’album.  De façon appropriée, le titre de l’album est tout simplement intitulé «Family», inspiré par une chanson que Jonathan Arsenault, le bébé de la famille, a composée.  En tout, l’album regroupe 12 numéros originaux.

«Je trouve que nous avons une liste de chansons éclectique, elles sont assez différentes les unes des autres», explique Angie Arsenault, la fille aînée de Louise qui habite à Montréal et qui a bien su mener ce projet du début jusqu’à la fin.  «Nous entendons toutes nos voix, le violon de ma mère évidemment et des chansons profondes qui parlent de nous-mêmes.»

Angie mentionne philosophiquement l’importance que la musique a eue au fil des ans pour les membres de sa famille.  Elle pensait que toutes les familles étaient aussi musicales, et lorsqu’elle a découvert que non, elle a réalisé qu’il y avait quelque chose de spécial qui faisait se rassembler sa propre famille.  

«La vie va assez vite et quand on se voyait, souvent dans des moments très occupés, nous n’avions pas beaucoup de temps pour vraiment travailler et parler ensemble», ajoute Angie.  «Ce projet nous a permis de passer de très beaux moments en famille.  En plus, la musique n’est pas un langage officiel, mais c’est un langage universel.  Je pense que pour nous, ça a été et ça continue d’être un outil de communication qui va chercher des émotions et qui nous donne une belle manière de nous exprimer.  Lorsque nous faisons de la musique ensemble, nos relations semblent aller à un autre niveau.»

Au grand plaisir d’environ 200 spectateurs, Louise, Angie, Melissa et Jonathan ont livré un spectacle éblouissant et touchant le 8 août dernier au Centre Expo-Festival à Abram-Village.  Les gens ont pu écouter pour la première fois les chansons qui sont sur l’album et bien sûr, faire la rencontre des membres de cette précieuse famille acadienne bourrée de talents.  

Pour vous familiariser avec ce projet ou contacter quelqu’un de la famille, visitez le site Web www.therootsproject.ca.  


La famille de Louise Arsenault à la fin de leur présentation du Projet Roots, debout de la gauche, l’on aperçoit ses trois enfants, Melissa, Angie et Jonathan.  Sur les genoux de Louise se trouve le fils de Jonathan, Koltain Ray Arsenault. (Photo : M.E.)


La famille était le thème principal lors du spectacle pour présenter le résultat du Projet Roots.


L’une des filles de Louise, Mélissa offre une gigue lors de la soirée.


- Par Nick Arsenault

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