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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 juin 2014

Lors de l’hommage à Melvin Gallant, Mylène Ouellette et Hélène Moase ont témoigné de l’importance qu’à eu Ti-Jean dans leur vie.  Ils ont présenté un cadeau à Melvin Gallant et son épouse Archange.


Le tout premier Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard a été inauguré le jeudi 5 juin par une ouverture officielle qui a été suivie d’un hommage à l’auteur Melvin Gallant, celui qui a fait connaître les aventures de Ti-Jean dans le monde moderne et qui, plus tard, a créé son homologue féminin, Ti-Jeanne.  

Melvin Gallant est aussi connu pour ses romans d’inspiration historique, entre autres Le Métis de Beaubassin.  «Je suis en train de travailler à la suite de ce livre, alors que Michel Haché dit Gallant arrive à l’île Saint-Jean en 1720 pour fonder le Port Lajoie.  J’en suis aux deux tiers de l’écriture.  Mais pendant ce temps là, j’ai déjà en tête toute l’histoire du prochain Ti-Jean qui va finalement rencontrer Ti-Jeanne et découvrir qu’il a des origines qu’il ne soupçonnait pas», raconte Melvin Gallant qui, en parallèle avec sa carrière de professeur de littérature française à l’Université de Moncton, a beaucoup contribué au monde de l’Édition en Acadie, en fondant, nommément, les Éditions d’Acadie.  

C’est dans cette maison d’édition qu’il a publié son tout premier Ti-Jean en 1974.  Depuis ce temps, la collection entière a été reprise par Bouton d’or d’Acadie.  Cette maison d’édition a participé à l’hommage qui lui a été rendu, notamment en jouant des extraits des contes de Ti-Jean et Ti-Jeanne.    

Rencontres mémorables avec des auteurs

Toutes les personnes qui ont fréquenté le Salon du livre ont été marquées par la générosité des auteurs, manifestée autant dans les rencontres intimes avec les lecteurs, que lors d’entrevues fleuves.  À ce chapitre, mentionnons entre autres Marie Laberge qui a parlé pendant une belle heure avec Georges Arsenault, tandis que Dominique Demers a parlé longtemps avec Diane Bernier-Ouellette.  

Ces auteures, comme tous les autres présents au salon, ont été extrêmement sollicitées pour des entrevues médiatiques, des rencontres avec des parents, des aînés, des jeunes.  Ils ont même, dans le cadre d’une table ronde, été appelés à inventer une histoire de toutes pièces exclusive au premier Salon du livre.

Message de l’ambassadeur

Georges Arsenault, ambassadeur du Salon du livre, n’avait que des louanges à adresser aux organisateurs de ce premier Salon du livre, incluant les bénévoles qui étaient très présents, les employés du Centre Belle-Alliance.  «Je pense qu’ils ont réinventé la formule des Salons du livre, en donnant autant de place aux jeunes.  Je n’avais pas vu cela, du moins pas autant que cela, dans les autres salons que j’ai pu fréquenter.  Les enfants sont venus, leurs parents sont venus, et c’est l’idéal pour donner le goût de lire en français.  Je leur lève mon chapeau et je souhaite ardemment qu’il y ait un salon l’an prochain», dit Georges Arsenault.  

Évaluation

À l’évidence, une évaluation en profondeur sera faite par les organisateurs.  «Le temps de l’année est à évaluer.  La date que nous avons choisie cette année fait de nous le dernier salon de la saison du printemps, et ça nous a permis d’attirer des auteurs de très bonne qualité.  Par contre, les élèves du secondaire étaient en examen et cela nous a empêchés de les rejoindre», mentionne Lucille Fontaine.  

L’organisme qui chapeaute le Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard tiendra son assemblée annuelle cet automne et toutes les personnes qui ont acheté une carte de membre, ou qui l’achèteront d’ici là, pourront participer aux décisions.  



Lors de l’ouverture officielle du Salon du livre, de gauche à droite, Sarah-Ève Roy, Lucille Fontaine, Alan MacIsaac (ministre de l’Éducation), Nathaniel Roy et Georges Arsenault.  Sarah-Ève et son frère Nathaniel  ont parlé de leur amour de la lecture et avaient hâte de faire des achats en famille.

- Par Jacinthe Laforest -

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