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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 juin 2014


Les organisateurs du premier Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard sont satisfaits de l’événement.  «Dans notre salon, nous avons mis l’accent sur la clientèle scolaire, et nous savions qu’avec nos animations dans les écoles et les visites des élèves au salon, nous aurions des clients et des visites.  Le grand inconnu pour nous était la réponse du public», a indiqué la présidente, samedi matin, au début de la première et seule journée entière ouverte au grand public.  

Clientèle scolaire

Lucille Fontaine a été témoin de petits échanges qui lui ont réjoui le cœur.  Les élèves arrivaient au salon avec quelques dollars, parfois leurs propres économies, pour acheter un livre durant leur visite.  «À quelques reprises, j’ai vu des enseignants sortir des pièces de leur propre portefeuille pour permettre à un enfant d’acheter un livre qu’il voulait vraiment et qui coûtait un peu plus cher que prévu.  D’autres enfants avaient un téléphone cellulaire et ils prenaient des photos des livres qu’ils voulaient», raconte Mme Fontaine.  

À plusieurs reprises, Lucille Fontaine a surpris des groupes d’enfants assis par terre, feuilletant des livres pour savoir s’ils pourraient leur plaire.  

Les enseignants aussi étaient de la fête.  Le président de La Belle-Alliance, Terry Couture, qui enseigne en 6e année en immersion, a découvert un auteur qui plaît à «ses» garçons.  «Jocelyn Boisvert des Iles-de-la-Madeleine a été une découverte pour moi.  J’avais acheté un de ses livres sur Internet il y a quelques semaines, et j’en avais fait lire quelques passages à mes élèves, pour voir s’ils accrocheraient aux histoires et aux personnages.  Le succès a été immédiat.  J’avais au moins une dizaine d’élèves qui voulaient lire le livre, mais je n’avais qu’un exemplaire.  Alors, je l’ai séparé en plusieurs parties et j’ai donné le livre sous cette forme aux élèves.  Ils négociaient entre eux pour lire la partie suivante, ou précédente.  Et c’est lui qui est venu dans notre classe.  Il a transformé mes garçons en lecteurs», a raconté Terry Couture, très heureux que l’organisme qu’il préside accueille ce tout premier Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard.  

Maisons d’édition satisfaites

Pour les maisons d’édition, le succès a été de très bon à bon, selon la clientèle visée.  Simon de Jocas, des éditions Les 400 coups, était ravi.  «J’ai vendu plus ici que dans certains salons québécois, que je ne veux pas nommer.  J’ai trouvé ce salon exceptionnel, et je vais certainement en parler à l’Association nationale des éditeurs de livres», a lancé M. de Jocas.  

Spécialisé dans les albums, il aimerait éventuellement publier des albums racontant la déportation, du point de vue d’enfants.  C’est une idée qui lui est venue pendant le Salon, entre autres en discutant avec l’historien Georges Arsenault, qui se réjouissait de l’idée.  

Isabelle Bonnin, de la Librairie Pélagie, était, elle aussi satisfaite.  «Ça se passe bien.  Jusqu’à présent ça a surtout été un salon jeunesse.  Mais il y a certainement des livres qui font le bonheur des petits et des grands», a indiqué Mme Bonnin.  

Pour les maisons d’édition, la troisième journée du salon, la journée grand public, était un véritable test.  Les ventes de cette troisième journée devaient justifier la location du kiosque, la chambre d’hôtel, les frais de nourriture, etc.  Et dans la plupart des cas, les attentes semblent avoir été comblées.  

De tout pour tous

Josée Renaud est enseignante, mais elle est aussi une lectrice avide.  Lors de sa visite, le samedi dans l’avant-midi, elle a été sollicitée par une jeune fille qui faisait circuler un sondage, pour le compte des organisateurs.  Cela lui a permis de dire que dans un prochain salon du livre, elle aimerait pouvoir rencontrer l’auteure Amélie Nothomb.  Sans surprise, son mari, le chef et pédagogue Marc Brunet, aimerait rencontrer François Chartier, un sommelier québécois dont la réputation est internationale.  

Parlant de sommelier, la soirée d’appréciation des vins animée le vendredi 6 juin par Jean-Sébastien Morin, sommelier de l’Île-du-Prince-Édouard, a attiré un groupe de connaisseurs débutants et aguerris.  


L’auteure Marie Laberge en discussion avec, de droite à gauche,  Josée Renaud, Marc Brunet et Jacinthe Basque, trois lecteurs assidus.



Enseignants et parents ont profité du tout premier Salon du livre de l’Î.-P.-É. pour faire le plein de nouveaux livres.


Dans le cadre du Salon du livre de l’Île-du-Prince-Édouard, 25 enfants ont passé une nuit à la bibliothèque J.-Henri-Blanchard.  Durant la soirée, ils ont pu poser des questions très importantes à l’auteure Dominique Demers.  Elle leur a même raconté l’histoire de son prochain livre sur les dragons.

- Par Jacinthe Laforest -

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