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Le 7 mai 2014

Lors de la présentation du prix, Maurice Arsenault, au micro, est entouré des comédiens Marc-André Charron et Mathieu Chouinard de Bouffe ainsi que de Philippe Beaulieu, le président de l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick.

Lors du Gala des prix Éloizes, le samedi 3 mai à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, l’Éloize du spectacle de l’année a été remise à la pièce de théâtre Bouffe, une coproduction du Théâtre populaire d’Acadie, de Satellite Théâtre et de Houppz! Théâtre.  

Le directeur général et artistique du Théâtre populaire d’Acadie, Maurice Arsenault, natif de la région Évangéline, est heureux de la longue vie relative de ce spectacle qui seraprésenté dans 20 villes canadiennes à l’automne 2014, lors d’une tournée pancanadienne qui l’amènera à Calgary, Saskatoon, Sudbury, Montréal, Québec et La Pocatière. 

«C’est rare qu’un spectacle dure si longtemps et Bouffe a du potentiel à cet effet.  Nous avons même déjà considéré la possibilité d’en faire une adaptation en anglais, pour le présenter à un public encore plus grand.  Bouffe, c’est une comédie très physique, qui interpelle les spectateurs sur tout ce qui concerne la nourriture, les OGM, la faim dans le monde, la bonne bouffe, la malbouffe.  Le fait que les personnages soient cannibales est à la fois drôle et surprenant», soutient Maurice Arsenault.  

Durant le spectacle des Éloizes, les comédiens de Bouffe, Marc-André Charron et Mathieu Chouinard, qui sont également les cocréateurs du spectacle, sont revenus plusieurs fois sur la scène pour «engraisser» René Cormier, l’un des animateurs du Gala, et pour le «déguster» vers la fin du spectacle, dans une scène qui suggérait un meurtre et un dépeçage en morceau digne d’un film d’épouvante.  

Heureusement, René Cormier a pu quitter la scène avec tous ses membres, n’ayant perdu que son veston et un peu de sa dignité.  

Maurice Arsenault est directeur général et artistique du Théâtre populaire d’Acadie depuis neuf ans et il fait partie de la troupe professionnelle depuis environ 12 ans.  «Le théâtre, ça coûte cher à produire.  Alors, quand un spectacle connaît une bonne vie, c’est stimulant.  Bouffe est un spectacle pour adultes mais il pourrait facilement être présenté à des publics d’adolescents.  Nous n’avons pas encore exploité ce marché.  Au Théâtre populaire d’Acadie, nous sommes toujours en développement de nouveaux spectacles.  Malheureusement, c’est de plus en plus difficile de partir en tournée et de faire sortir les gens de chez eux.  De plus en plus, ils consomment la culture par l’entremise de leurs écrans et oublient l’aspect social de l’affaire.  Nous aimerions, chaque fois, partir en tournée pour présenter tous nos spectacles à l’Île-du-Prince-Édouard et ailleurs en Acadie, mais pour cela, les diffuseurs doivent prendre un risque et eux aussi, ils ont de plus en plus de misère à faire sortir les gens de chez-eux», affirme Maurice Arsenault.  

Au cours de toutes ses années en théâtre, Maurice Arsenault a eu l’occasion de travailler avec des comédiens bien établis et des jeunes comédiens qui viennent de sortir des programmes de formation.  

«Il y a une bonne relève en Acadie, et nous avons aussi un bon nombre de comédiens expérimentés.  Par contre, nous avons relativement peu de comédiens entre les deux âges, vers la quarantaine.  Soit qu’ils ont réorienté leur carrière, qu’ils ont déménagé ou autre.  C’est une contrainte de plus à considérer lorsque nous choisissons nos pièces de théâtre.»

Maurice Arsenault en a profité pour reconnaître Marcel-Romain Thériault, l’auteur de La persistance du sable, et à l’équipe de cette coproduction du TPA et du Théâtre du Tandem qui était également en nomination dans la même catégorie. 

À propos de Bouffe

BOUFFE met en scène les chefs Bazil et Mortadel, interprétés par Marc-André Charron et Mathieu Chouinard qui ont cocréé la pièce avec le metteur en scène Daniel Collados.  

Sylvain Ward a conçu les décors et Marie-Êve Cormier a créé les costumes, les accessoires et les maquillages.  Marc Paulin signe les éclairages, alors que la musique originale est de Gertrude Battue.  

- Par Jacinthe Laforest -

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