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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 26 mars 2014

Les artistes, cuisiniers, bénévoles et organisateurs de la soirée SOUP’ART sont très satisfaits de la réponse du public.

L’événement  SOUP’ART, pour la première fois au programme des Rendez-vous de la Francophonie, a dépassé les attentes des organisateurs.  

«Nous pensons qu’il y a eu de 150 à 200 personnes durant les deux heures de l’événement», ont confirmé Fatiha Enniri, coordonnatrice des RVF et Monique Lafontaine du Centre des arts de la Confédération.  

«Nous avions espéré 50 ou 75 personnes, et nous avions prévu du personnel pour ce nombre, mais j’ai dû faire rentrer du personnel supplémentaire aux cuisines entre autres, pour laver les tasses au fur et à mesure.  Nous en avions sorti 150, mais on en a eu besoin de bien plus», a dit Mme Lafontaine, en prenant une première pause bien méritée, à la fin de l’événement.  

Les tasses étaient les récipients dans lesquels on servait les soupes préparées par des volontaires ayant répondu à l’appel des organisateurs.  

«Nous avons eu 10 soupes différentes provenant de l’Europe, de la Louisiane, du Mexique, du Maroc et d’autres parties du monde et de l’Île.  L’idée de créer un événement qui marierait les arts et une forme de nourriture m’a été inspirée d’un voyage précédant au cours duquel j’avais assisté à un événement semblable.  Je suis sensible aux arts et je suis une passionnée de cuisine.  Et j’ai choisi la soupe, car c’est convivial.  C’est une nourriture de riche et de pauvre.  Personne ne refuse un bol de soupe», dit Fatiha Enniri, très heureuse que les gens aient répondu en aussi grand nombre à son invitation.  

Parmi les cuisiniers ayant contribué aux soupes, il y avait Angie Cormier, Yoan Rousseau  et Kende Tarichia qui a réalisé une soupe du Kenya.  «C’était une soupe aux légumes avec un mélange d’épices typique, des pois chiches, des haricots cannellini, du gingembre, etc.  Les gens ont bien aimé.  Et puis, l’événement était sympathique.  Les gens ont apprécié, je pense», dit Kende Tarichia qui a servi de la soupe à des dizaines de personnes.  

Les soupes chaudes étaient réparties par stations sur le pourtour de la salle, ce qui obligeait les curieux à circuler, tout en admirant les œuvres des artistes en vedette.  Norah Pendergast, enseignante en français de base, peint pour passer le temps.  «Je suis autodidacte en peinture.  J’aime le style folk et naïf, les couleurs et les émotions.  Je m’inspire des choses que je connais, et je tente de les représenter le mieux possible, mais je ne suis pas une maître de la peinture.  Je ne montre pas mes œuvres très souvent», dit la jeune femme.  

Alma MacDougall est une artiste multidisciplinaire Mi’kmaq.   Elle a un emploi à temps plein avec la Confédération Mi’kmaq de l’Île et son travail est passionnant, mais sa passion pour l’art la nourrit particulièrement.  «Je fais de tout : je travaille le cuir, je peins, j’écris, je travaille les perles et je fais de la photographie.  Je voyage beaucoup et partout où je vais, j’apporte mon œil, ma sensibilité et mon appareil photo», dit Mme MacDougall, qui présentait des photographies de danseurs Mik’maq au public.  On peut voir son travail sur Facebook.  

L’événement Soup’Art a attiré un public multilingue et multiethnique, et quelques nouveaux arrivants.  Parmi ceux-ci, il y avait Marie André de Belgique.  «Je suis ici depuis le 3 mars 2014 grâce au concept Vacances-Travail.  Je suis venue en vacances et en même temps, je cherche du travail pour pouvoir subvenir à mes besoins pendant que je suis ici.  Je suis éducatrice spécialisée.  Je peux travailler avec les gens de 0 à 100 qui ont des besoins spéciaux», dit la jeune femme qui était aussi très habile avec lalouche à soupe. 

En plus de la soupe et de l’art, la soirée offrait également au public la chance d’exprimer un souhait pour la francophonie, en l’inscrivant sur des panneaux au mur.  «Nous allons photographier les souhaits et les afficher sur le site Web de la Société Saint-Thomas-d’Aquin», dit Fatiha Enniri.

Durant les deux heures de l’événement, les gens ont circulé, échangé des commentaires sur l’art et la soupe, parlé de connaissances, et rencontré de nouvelles personnes.  

L’évaluation informelle qui émanait des discussions entre les responsables laissait présager que l’événement serait de retour l’an prochain.  


Fatiha Enniri des RVF et Philippine Granger de Boissel, lors de SOUP’ART.


Le public a eu du plaisir à déguster les soupes, tout en admirant les œuvres d’art.  


Kende Tarichia (à droite) fait goûter sa soupe du Kenya.


On peut voir que la salle était bien remplie.


Gisèle Dubois, en visite à l’Île, reçoit un bol de soupe des mains de Marie André (à gauche).  

- Par Jacinthe Laforest -

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