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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 14 juin 2016

La jeune Caroline, interprété par Stella Pendergast, est la soeur protectrice d’André. Dans cette scène, celle-ci s’objecte aux préjugés dont fait face son frère.


Une toute première représentation de la pièce «Au cœur de nos racines» avait lieu le vendredi 10 juin au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean, à Charlottetown. 

La pièce de deux actes a été écrite pas Yolande Painchaud, et portait sur les thèmes de la saine alimentation, le racisme, les préjugés à l’école, les racines culturelles et les valorisations ancestrales. 

Au cours de la pièce, on voit naître une histoire d’amour entre André et Grace, et une histoire d’amitié entre les personnages de Guillaume et Arlette.  Aussitôt les débuts de leur relation respective, les personnages sont sujets à des moqueries ou à des préjugés dus au fait qu’ils soient d’appartenan-ces culturelles différentes.  André est acadien, tandis que Grace est anglophone.  Guillaume, lui, est québécois, tandis qu’Arlette est acadienne.

Dans la mise en scène, on a donc fait en sorte que plusieurs cultures s’entremêlent, pour démonter la diversité culturelle représentative à l’Î.-P.-É.   On y a également inclus d’importants repères coutumiers par l’entremise du personnage d’Exilda, jouée par Philippe Guidon.  D’ailleurs, l’accent belge interprété par ce dernier a fait vibrer la salle de rires tout au long de la pièce. 

Pour Chantale Hamel, coordonnatrice de la troupe, la représentation était la fin d’un long travail.  «C’était une idée de Donald Arsenault, au départ, de former une troupe de théâtre.  Depuis février, j’ai aidé à concrétiser l’idée.  Nous avons d’abord trouvé un auteur pour écrire la pièce, et avons dû trouver des metteurs en scène.  Par la suite, nous avons lancé un appel pour les rôles de comédiens, et avons distribué les rôles en fonction des candidatures.  Nous avons été surpris par le nombre de personnes intéressées à en faire partie.  On a dû créer plus de rôles que prévu».  

«Depuis mars, nous avons répété ensemble deux fois par semaine.  Je suis fière de la performance, spécialement des jeunes, étant donné que nous avons commencé assez tard les répétitions», a affirmé Chantal.

Les comédiens ont fait preuve d’initiative pour le déroulement de la pièce.  Ceux-ci ont contribué aux changements des décors, entre les changements de scènes.  Par ailleurs, aucun d’eux n’a oublié ses lignes, même la jeune Arielle Foulkes, âgée de seulement de 6 ans.

Pour Donald Arsenault, ancien directeur général du Carrefour, la pièce était une belle réussite.  «Il y a environ 15 ans, nous avions une troupe de théâtre ici au Carrefour de l’Isle-Saint-Jean qui s’appelait les Funambules.  C’est lorsque j’ai croisé un ami qui en faisait partie autrefois que l’idée m’a trotté dans l’esprit.  Les comédiens avaient adoré s’impliquer dans le théâtre», explique-t-il. 

Quoi qu’il en soit, la pièce «Au cœur de nos racines» a été un début théâtral victorieux.  


La grand-mère Exila, jouée par Philippe Guidon, Marie, joué par Vanessa Lavoie, Charley, joué par Darren Foulkes et Nathalie Coupet, la professeure de biologie, discutent des comportements des enfants, dans la pièce.


La mise en scène de la pièce Au coeur des racines présentait le personnage d’Exilda, une comique et drôle aînée acadienne à l’accent belge.


Cynthia, élève anglophone pleine de caractère, et John, son petit-ami, se lient et deviennent complices.



- Par Érica Cloutier

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