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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 30 mai 2016

Emmanuelle LeBlanc, de Vishtèn (au centre), a reçu le prix des mains de la présidente de la Fédération culturelle de l’Î.-P.-É., Michelle Blanchard (à droite) et de la directrice de ce même organisme, Ghislaine Cormier.

Vishtèn a reçu le prix de l’Artiste francophone de l’année de Musique Î.-P.-É. le jeudi 19 mai lors de la soirée musicale éclectique Music Mosaic, au Théâtre WaterMark à Rustico-Nord.  

Autrefois nommée «Enregistrement francophone de l’année», la catégorie ne se limite plus maintenant à la sortie d’un disque.  Elle récompense les artistes francophones qui se démarquent, qu’ils aient sorti un disque durant la période prescrite, ou non.  

Dans cette catégorie, Vishtèn affrontait des amis et collègues musiciens : DOC (DesRoches, Ouellette et Chaisson), la Famille Ross, Julien Kitson, et Ten Strings and a Goat Skin qui avaient presque tous sorti des albums au cours de la dernière année.  

Emmanuelle LeBlanc, de Vishtèn, a reçu le prix des mains de la présidente de la Fédération culturelle de l’Île, Michelle Blanchard et de la directrice de ce même organisme, Ghislaine Cormier.  

En entrevue, plus tard dans la soirée, Emmanuelle s’est dite honorée d’avoir reçu ce prix.  «Terre Rouge est sorti il y a environ huit mois, et il continue de bien tourner, et nous aussi.  Nous venons de passer cinq semaines en Australie, deux semaines en Louisiane, et nous partons pour l’Écosse et le Royaume-Uni, lundi (le 23 mai pour les lecteurs).  Nous serons là trois semaines», informe Emmanuelle.  

La porte-parole du trio, autrement composé de sa jumelle Pastelle LeBlanc, et de Pascal Miousse, affirme que la vie sur la route des festivals de musique traditionnelle est bien plaisante.  «Ce sont des gens très gentils et très terre à terre.  La musique traditionnelle vient directement des gens, de leur vie simple et naturelle.  C’est un genre de musique qu’on apprend quand on est jeune, de nos parents et de nos grands-parents.  Ça parle de transmission, de liens familiaux… c’est très organique et très sain comme milieu», assure la jeune femme.  

Vishtèn parcourt le monde, prend l’avion, le train, ce qu’il faut pour arriver à temps aux concerts.  Les récents incidents terroristes en Europe ne leur font cependant pas peur.  «Nous ne sommes pas imprudents, mais nous ne laissons pas ce genre de choses nous déranger.  Nous ne voulons pas leur donner ce qu’ils veulent», dit Emmanuelle, qui faisait déjà des tournées internationales à l’époque où les tours jumelles de New York ont explosé.  

Après le Royaume-Uni, Vishtèn reviendra à l’Île pour le Festival des petites salles, en juin et ce sera le début de la saison d’été.  «Depuis quatre ans, nous participons, à titre de formateurs, à l’école de musique trad Acadia (Acadia School of Traditional Music and Arts), à Bar Harbour au Maine.  C’est une très belle initiative.  Les gens viennent pour des cours de violon, de gigue, de guitare, et d’une foule d’autres instruments et formes d’art.  Ce sera du 26 juin au 1er juillet», rappelle Emmanuelle LeBlanc.  

- Par Jacinthe Laforest

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