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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 12 mars 2014

Lors de l’ouverture protocolaire des Rendez-vous de la Francophonie, on voit Gabriel Arsenault, président de la SSTA; Alan McIsaac, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance; le lieutenant-gouverneur H. Frank Lewis, et Aubrey Cormier, directeur général de la SSTA.  

Le lancement protocolaire des Rendez-vous de la Francophonie 2014 a eu lieu à la Maison du gouvernement, la résidence officielle de Leurs Honneurs H. Frank Lewis et son épouse Dorothy, le 7 mars au matin.  

À cette occasion, plusieurs personnes ont partagé leur plaisir d’être là et plusieurs aussi ont souligné l’absence d’Angèle Arsenault, dont le décès le 25 février a déclenché une onde de choc encore ressentie.  

Le lieutenant-gouverneur, H. Frank Lewis, a profité de l’occasion pour rappeler à quel point il faut célébrer les choses et les personnes lorsqu’elles sont là et dans le cas des personnes, même après leur départ.   

C’est le cas d’Angèle Arsenault et c’est aussi le cas des pères de la Confédération, en particulier Georges-Étienne Cartier.  «Comme vous, francophones et francophiles, Georges-Étienne Cartier était fier de ses origines et aussi, de son pays, et nous célébrons cela en 2014», a lancé le lieutenant-gouverneur, qui s’est dit heureux de voir à nouveau le drapeau acadien diffuser ses couleurs dans le ciel provincial.  

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Alan McIsaac, a plus particulièrement souhaité la bienvenue aux élèves de l’école François-Buote qui étaient présents à la cérémonie, même s’il n’y avait pas d’école ce jour là.  

«J’encourage les élèves à prendre part aux Rendez-vous de la Francophonie et à profiter des nombreuses opportunités de parler le français à l’école, dans les bibliothèques et les activités comme celles-ci».

Le ministre a aussi rappelé la richesse du curriculum scolaire en français langue première et langue seconde, et l’excellent travail des enseignants qui partagent chaque jour à environ 4 500 élèves leur amour du français.  

Le président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA), Gabriel Arsenault, a lui aussi été invité à prendre la parole.  «Le thème de cette année est très bien choisi.  Il incite à explorer le français dans ses expressions variées, sans tenir compte, ni des frontières d’origine, ni des frontières de temps», a indiqué M. Arsenaut, avant de mentionner le départ de l’amie, la voisine, la tante, la sœur et l’idole qu’était Angèle Arsenault pour la grande majorité des personnes présentes.  

Lors de la réception qui a suivi les discours officiels, plusieurs personnes ont généreusement offert des souhaits pour les RVF.  «Je pense que c’est une belle façon de sensibiliser la population au fait français», dit Lucille Fontaine.  Lori MacAdam, du service français de bibliothèque, a dit souhaiter que partout au Canada, les gens soient fiers de leur culture et qu’ils la partagent.   

Diane Arsenault, directrice du Secrétariat des affaires acadiennes et francophones, souhaite que les RVF feront rayonner la francophonie de l’Île, alors que Colleen Solterman a renchérit en souhaitant un meilleur contact entre francophones et francophiles.  Ces derniers sont environ trois fois plus nombreux que les Insulaires de langue maternelle française.  

Des jeunes bien engagés

Quatre élèves de l’école François-Buote et leur enseignant Maxime Duguay, étaient présents à la cérémonie.  «Il n’y avait pas d’école aujourd’hui.  C’était difficile de recruter des élèves pour venir et moi-même, j’ai réussi à me libérer, mais, de justesse», a mentionné l’enseignant.  

«Chaque fois que, dans la communauté, il y a un événement qui pourrait enrichir la matière scolaire, surtout en sciences humaines, j’en profite», dit Maxime Duguay, convaincu que ses élèves apprennent, de cette façon, des leçons qui leur échapperaient en salle de classe et que lui-même ne pourrait pas enseigner.  

Alison Gagnon, Alyssa Cahill, Emma Sealy et Cassandra Lane ont écouté avec attention le déroulement de la cérémonie.  

Le président de la Coopérative d’intégration francophone, Edmond Richard, observe des changements dans la francophonie de l’Île.  Autrefois purement acadienne, elle s’est d’abord teintée des accents des Québécois venus travailler au gouvernement fédéral au début des années 1980.  «Maintenant, il y a des Syriens, des Libanais, des Français, des Africains.  Cela nous mène à réfléchir sur l’intégration, sur l’inclusion et sur nos défis démographiques». 

Les Rendez-Vous de la Francophonie vont se poursuivre jusqu’au dimanche 23 mars.


Alison Gagnon, Alyssa Cahill, Emma Sealy et Cassandra Lane ont écouté avec attention le déroulement de la cérémonie, avec leur enseignant Maxime Duguay.  


De gauche à droite : le chef de l’Opposition à Province House, Steven Myers, Chef Matilda Ramjattan de la première nation de Lennox Island, le député fédéral de Charlottetown, Sean Casey, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance Alan McIsaac et Gabriel Arsenault, président de la SSTA.


Le lieutenant-gouverneur H. Frank Lewis lors de son allocution.  


Aubrey Cormier, maître de cérémonie, a invité Jeannita Bernard à interpréter l’hymne national de l’Acadie.

- Par Jacinthe Laforest -

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