Le 1er février 2017

Moira McGuire, membre du Conseil consultatif des partenaires en apprentissage, et sa famille en vacances aux îles de la Madeleine.  (Photo : Communications PEI)


Bien qu’elle ait grandi dans une famille anglophone, Moira McGuire vit en français durant une bonne partie de ses journées.

Moira a été choisie comme représentante de la Fédération des parents (FPÎPÉ) au Conseil consultatif des partenaires en apprentissage (CCPA). Son regroupement représente les parents de l’Île-du-Prince-Édouard qui font la promotion de l’enseignement en français comme langue première.

Lorsque le conseil d’administration de la FPÎPÉ a eu connaissance de la formation du CCPA, ses membres ont voulu que la Fédération y soit représentée et ont demandé à Moira de se porter candidate. Ce qu’elle a fait, par l’entremise de Contribuons à l’Î.‑P.‑É.; elle a été choisie l’an dernier. 

Elle se réjouit à la perspective de défendre les intérêts des élèves francophones à la grandeur de l’Île.

« Lorsqu’il est question du système provincial d’éducation, les Insulaires ont tendance à penser surtout aux écoles de la Direction des écoles publiques de langue anglaise, dit-elle. Il importe que les intérêts de la population francophone soient représentés lorsque sont traités des enjeux comme la nécessité de soutenir nos centres de la petite enfance, afin d’assurer une place à nos enfants dès leur jeune âge dans une école où le français est enseigné comme langue première. C’est une question très pertinente dans le contexte actuel », conclut-elle.

Pendant son enfance, Moira a appris le français en suivant un programme d’immersion offert par la famille d’écoles de Westisle. Son mari, Jesse Francis, qui travaille à Parcs Canada et à la Mi’kmaq Confederacy of Prince Edward Island, s’exprime aussi en français et en anglais couramment.

Lorsqu’ils se sont mariés, ils ont acheté une maison à Wellington et décidé que leurs trois enfants seraient scolarisés en français. Ils ont demandé qu’ils soient admis à l’École Évangéline, qui a accédé à leur demande en partie parce qu’elle savait que les parents seraient en mesure d’aider leurs enfants en français.  

« Nous habitons dans la région Évangéline depuis 15 ans maintenant, explique Moira. C’est un endroit où le français est une langue vivante; il n’est pas parlé seulement à l’école, mais aussi dans l’ensemble de la collectivité, que ce soit à la coopérative, au bureau de poste, à l’aréna. Mes enfants comprennent l’importance d’apprendre une deuxième langue grâce à cet environnement. »

Moira et Jesse consacrent beaucoup de temps à leurs trois enfants – Rory, Lucy et Mary-Etta –, qui jouent au hockey, font du patinage artistique et suivent des cours de musique. Leurs vacances en famille leur ont donné la possibilité de visiter d’autres régions de la Francophonie comme les îles de la Madeleine, la Belgique et la France.

Lorsqu’elle ne travaille pas au ministère de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture à titre de spécialiste bilingue du rendement, Moira aime faire du vélo, jouer au golf, s’occuper des fleurs de son jardin ou lire un bon livre de fiction.  

Moira est titulaire d’un baccalauréat en éducation de l’Université St. Francis Xavier et obtiendra cette année sa maîtrise en éducation avec spécialisation en évaluation, langues et diversité de l’Université de Calgary.

« Des choses positives se produisent dans nos écoles de langue française et anglaise; nous pouvons apprendre beaucoup l’un de l’autre et accroître les chances de succès de nos apprenants à l’Île-du-Prince-Édouard », commente-t-elle.
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