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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 30 juin 2015

Raymond J. Arsenault, Philippe Guidon, Robert Bullen, Donna Lavoie, membres du conseil d’administration, posent en compagnie de la directrice générale de La Voix acadienne, Marcia Enman (à droite).  Les autres membres du conseil sont Christine-Marie Gladu et Liliane Gaudet.  Il reste deux sièges vacants à pourvoir.


Ça ne fait plus de doute, le monde du journalisme écrit est secoué par l’époque de l’instantanéité que nous apporte Internet.  En effet, les faits sont de plus en plus rapportés dans l’immédiat, notamment par les réseaux sociaux, ce qui ramène les hebdomadaires écrits au rang de second en termes de source d’information. 

Ce sont les façons par lesquelles La Voix acadienne pourrait s’adapter à ces changements qui ont été discutés par les membres du journal lors de la 39e assemblée générale annuelle de La Voix acadienne le mercredi 24 juin.  

Le conseil d’administration, conscient des changements qui s’opèrent actuellement dans le monde de l’information, a évalué les options qui s’offraient à lui pour assurer la continuité du journal et les a présentés à l’assemblée. 

«L’option retenue, sous la forme d’un plan de redressement, base son fonctionnement sur la modernisation de l’hebdomadaire en plateforme plus interactive.  En effet, dans le futur, on prioriserait une plateforme afin que la diffusion de l’information se fasse plus rapidement, mais on continuerait d’imprimer le journal papier pour les habitués de ce format», explique la présidente Donna Lavoie. 

La diffusion Web permettra de rejoindre un plus grand nombre de lecteurs pour La Voix acadienne.  Des informations immédiates seront accessibles avec la nouvelle plateforme.  «Le conseil d’administration s’entendait sur la nécessité de moderniser le journal et considérait cette option comme la plus valable», souligne la présidente.  On espère que ce modèle augmentera le volume publicitaire.

«Le nouveau modèle inclura l’offre de divers services qui pourraient aider les organismes communautaires qui n’ont souvent pas les ressources humaines nécessaires pour s’occuper de leur communication», souligne la directrice du journal Marcia Enman.  «Pour La Voix acadienne, ceci peut représenter d’autres sources de financement».

L’assemblée a aussi discuté du repositionnement de La Voix acadienne face au gouvernement.  Il a été proposé qu’étant donné la formation récente d’un nouveau gouvernement qui s’est engagé envers la Loi sur les services en français, le conseil d’administration voudrait que le Comité consultatif de la communauté acadienne et francophone reconnaisse et promeuve, auprès du gouvernement, La Voix acadienne comme le partenaire privilégié dans la diffusion d’information gouvernementale à la population acadienne, francophone et insulaire. 

Les participants considèrent que le gouvernement devrait automatiquement considérer La Voix acadienne pour transmettre les messages gouvernementaux aux francophones de l’Île, ce qui amènerait en plus des bénéfices financiers pour le journal. 

Un autre membre a proposé de demander à la Société Saint-Thomas-d’Aquin d’inviter le conseil d’administration de La Voix acadienne à être présent lors de la prochaine rencontre entre la SSTA et le gouvernement, dans le but de discuter de ce sujet. 

Après avoir validé le travail du conseil d’administration, l’assemblée a accepté de procéder à l’élaboration d’un plan d’affaires et procédé aux prochaines étapes.

Enfin, mentionnons que La Voix acadienne a fait un déficit de 18 035 $, et qu’une mise en œuvre des nouveautés devra avancer assez vite.  

- Par Sandrine Jouis

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